De retour au pays

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De retour au pays

Message  Edorel Gatline le Mar 16 Juin 2015 - 19:51

Edorel se réveilla dans un lit de l'hôpital de la Pitié-Zalpétrière de Zozolulu. La vision trouble et la gorge irrité, à peine émit-il un son qu'une dizaine de médecins se penchèrent sur lui. On s'amusa à l'éblouir pour regarder ses yeux, on lui força la bouche pour voir à l'intérieur, on lui martela les articulations pour vérifier les réflexes. Des trucs de médecins en somme. Puis vint le moment on sa chambre se vida et ou il se retrouva seul. Sa vue s'améliorant, il se fit lui même son check-up. Il remarqua son bras gauche et son épaule bloqués dans un plâtre, on ne lui avait pas remis une prothèse à sa jambe, il ne pourrai se déplacer seul. Il souleva sa couverture et remarqua qu'on lui avait placé une sonde urinaire. Ce qui expliquait la sensation désagréable qu'on lui avait enfoncé quelque chose là ou il ne fallait pas. Il remarqua pas loin du matériel d'intubation, sans doute pour alimenter ses poumons en air pur après le choc due au gaz.

C'est là que les derniers instants avant la pétarade lui revint. Sur le toit de son bâtiment il avait pesté contre les éridanais avant de redescendre en trombe chercher la radio et donner l'alerte. A peine dix minutes plus tard, il perçut le scintillement des canons crachant leurs flammes et leurs bombes sur l'ONA. La dernière chose qu'il se souvint, c'est d'avoir été plaqué au sol par un gorille des ZZZ. Puis après, un coup de tonnerre, puis plus rien, hormis le noir.

On entra sans frapper, le chef du service des soins intensifs et le directeur de l'hôpital.


"Monsieur le Comte ?

-Lui-même. Gatline se rendit compte qu'il avait la voix éraillé.

-Ne vous forcez pas à répondre. Sachez que vous êtes hors de danger. Les édoranais ont fait la moitié du boulot, mais la bonne moitié.

-Ce sont ces lascars qui m'ont retrouvé ?

-Vous gisiez à quelques pas de la salle du conseil permanent quand ils vous ont trouver.

-A ce propos... des survivants ?

-Vous seul."

Edorel ne répondit pas tout de suite. Il s'en était douté, les souvenirs d'après le bombardement lui revenant, il se souvint s'être réveillé gisant dans une mare de sang et de chair humaine, dans un petit réduit dans les décombres.

"Très bien."

Edorel remarqua sur la table de nuit une boite noire. La tabatière que lui avait laissé Müller quand celui-ci le retrouva. Il ne résista pas longtemps à en tiré la canne à bys, à la fourrer allègrement et en tira une belle latte.

"Monsieur, je doute qu'au vu de votre état ce soit une chose raisonnable.

-Si les hommes se contentait des choses raisonnables, ils se feraient bien chier, moi le premier."

Edorel produisit quelques ronds avec la fumée.

"Mine de rien, Müller a beau être un salopard de libéral de la pire espèce, on peu au moins lui reconnaitre que c'est un homme de gout. Raison pour laquelle je l'ai fait lieutenant-général.

-Certes mais...

-Y a pas de mais. Et sinon, au lieu de me raconter des bêtises, comment ça se passe au pays ?

-Les gens réclament la guerre.

-Que je les comprends. Vous serez bien aimable de prévenir ma Dame que je suis sain et sauf, ainsi que mes hommes. D'ailleurs faites savoir aux États-Majors que je les attend, ici.

-Un conseil de guerre ? Ici ? Mais vous n'y pensez pas monsieur le Compte cette chambre est trop petite.

-Eh bien, faites de la place, enlevez tout ce qui est inutile, tiens enlevez-vous vous-même, ça libèrera de la place."
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Re: De retour au pays

Message  Edorel Gatline le Mer 17 Juin 2015 - 16:37

Un à un, les membres des états-majors des armées zollernoise se retrouvèrent dans la chambre d'hôpital du Feld-Maréchal, ou celui-ci tint conseille. Une rangé de soldats empêchant quiconque de s'approcher de la chambre. Malgré l'absence du Lieutenant-Général Müller, Gatline exposa son plan concernant la riposte contre les éridanais. La discussion se déroula jusque très tard dans la nuit. Puis tous s'en allèrent peu avant l'aube. Le lendemain, l'après-midi plus précisément, le comte de Caztelmore sortit de l'hôpital, le bras en écharpe, une canne à la main droite. On ne lui avait pas trouvé de prothèse à sa taille, la comtesse son épouse qui l'avait rejoint le matin-même la soutenant. Des journaleux l'attendait de pied ferme, l'assaillant de questions.

"Messieurs, la seul déclaration que j'ai à faire est a destination du parlement, pas à vous." Voila sa seul réponse. Ses gardes du corps lui ouvrir un passage vers une voiture ou il s'engouffra avec quelques difficultés malgré l'aide de sa tendre moitié.
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