Supplique à S.A.R contre les lois scélérates

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Supplique à S.A.R contre les lois scélérates

Message  Alexander Lemberg le Lun 17 Aoû 2015 - 19:39

Depuis un siècle sous l'impulsion des idées nouvelles, la Zorthodoxie était attaquée. Les coups provenaient d'une minorité bourgeoise libre penseuse et athée. Le premier des peuples zorthodoxes avait lutté contre cet esprit révolutionnaire, l'Église, bien souvent, avait réussi à la refouler sans toutefois l'éradiquer.

La donne avait changée. A la faveur d'élections remportées par les libéraux, le Premier Ministre, le Baron de Finkelstein, avait franchement annoncé la couleur. L'accusée était la Zorthodoxie et son Église, ses crimes; ses privilèges et ses monopoles, ses avocats: les Zollernois.

L'initiative était venu d'un laïc. Robert Zieg était colporteur de son état. Peu cultivé, il ressentait confusément que son pays était en voie de sécularisation, et il ne voyait pas en quoi cela pouvait être bon pour son âme et celle de ses compatriotes. Et puis, un dimanche, le prêtre avait eu cette apostrophe qui l'avait marqué :

" Il est vieux comme le Diable, le monde qu'ils disent nouveau, et qu'ils veulent fonder dans l'absence des Dieux. On nous dit que nous sommes les suppôts des vieilles superstitions ; faut-il en rire ! Mais en face de ces démons qui renaissent de siècle en siècle, nous sommes une jeunesse mes frères et sœurs ! Nous sommes la jeunesse des Dieux. La jeunesse de la fidélité ! "

Le lendemain, sur les conseils du prêtre, Robert Zieg avait maladroitement écrit une lettre au Défenseur de la Foi. Dans un style déplorable, et un vocabulaire limité, il avait tenté de mettre des mots sur ses angoisses et ses peurs, mais aussi sur son espoir et la confiance qu'il nourrissait envers son souverain.

Ce fut la première supplique adressée à Victor-August Ier.

Des dizaines d'autres avaient suivi. Des zollernois de toutes conditions protestaient contre l'esprit du gouvernement. L'Eglise et les laïcs militants avaient pris le train en marche.

Lemberg, figure appréciée des pratiquants, avait voulu ordonner tout cela. Tout les cahiers de doléances échouaient dorénavant sur son bureau. Combien en avait-il ? Vingt mille ? Cinquante mille ? Cent mille ? Les lettres provenaient aussi de grands seigneurs et de grands bourgeois. Ils n'avaient vu nul opprobre à se joindre à un mouvement issu de si basse extraction. C'est que tous ces Zollernois se savaient être frères et membres d'un même corps, et ce bien avant que les libéraux prétendent instaurer l'égalité.

Alexander en était ému jusqu'aux larmes. Après la cent millième lettre, il accéda à la demande de tous les écrivant, et fit expédier le volumineux paquet au Palais Cobourg. Il avait rédigé une lettre introductive à l'attention de son souverain.

à suivre


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Alexander Lemberg

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