Bal chez les Ducs des Zorcades

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Bal chez les Ducs des Zorcades

Message  Zollernberg le Mer 23 Nov 2011 - 0:25

Zozolulu bravait de son impétueuse beauté le volcan Zozocatepelt qui la dominait. Capitale de l'Archipel des Zorcades, elle jouissait en cette période de l'année d'un climat doux et ensoleillé, du meilleur effet sur les organismes wilhelstaufenois éprouvés par les premiers mois d'automne. Zozolulu était un lieu de fêtes. La richesse de la ville, naguère petit port de pêcheurs, s'était faite sur le commerce avec les Zindes, puis le tourisme. D'agrément d'abord, il était de bon ton d'y posséder une villa. De loisir ensuite, les casinos et autres salles de jeux - ouvert à la bonne société seulement - avaient prospérer, l'aristocratie s'amusait dans le luxe insolent des palais aux accents venyssiens. De santé enfin, l'on aimait y venir en cure, la station balnéaire offrait un air que l'on disait sein, du meilleur effet pour le tein et de la meilleure qualité pour les poumons. Et dire que l'on mourrait de la tuberculose dans les bas fond de Zhite Chapel...

L'île, Eden de l'eztablishment, n'avait rien perdu de son charme yssois. Zamburg avait des airs de Venys. L'on y parlait l'yssois, l'on y pratiquait la religion yssoise. Tout cela s'était acculturé à la zollernité et avait accepté la suzeraineté du Grand-duc, puis la souveraineté zollernoise. A l'image de l'union d'Ottokar de Babenberg, Duc de Silverstein et d'Alexya d'Ambictètes, Princesse des Yzlands et Duchesse des Zorcades, l'aristocratie autoctone, titré dans l'Empire d'Ys s'était allié à l'aristocratie zollernoise.

En ce soir là, la mer exhalait son parfum d'embrun. Les allés du palais ducal étaient éclairée à la torche. Les convives arrivaient costumés et masqués, à la mode yssoise, au bras d'une dame. L'excitation était palpable, l'on cachait son identité, son sexe parfois. Mgr von Zieger, évêque aux armées, avait troqué sa soutane pour des habits de femme. Ce n'est pas sa crosse qui le supportait, mais bien le bras d'un bel éphèbe. La marquise de Zainte Wiwine, dont l'âge avancé n'altérait en rien la beauté, pas plus que la sulfureuse réputation, retrouvait sa province, au bras d'un jeune homme, d'un demi siècle son cadet. Puis il y avait ceux qui ne transgressait pas les lois de la physique ou de la biologie. Le Duc de Silverstein était de la partie, accompagnée de son épouse la Princesse Jozéphine (von Zabrücksi), le Duc de Wasserland également, accompagnée de la Duchesse Béatrix qui aimait à sortir de sa campagne wasserlandaise, trop conservatrice pour la femme libre qu'elle se revendiquait. Il fallait également compter le Libéral - et Libertin - Baron de Lezingham qui lui en revanche avait abandonné son épouse dans l'austère château de Greunzug Schloss au Silverstein, pour apparaître au bras d'une dame qui n'était de toute évidence ni sa femme, ni une parente. Parmi les invités encore, les fameux Georg-August de Silverstein et Perzeval von Richthofen, aristocrates déchues au rang de pronocrates, que le hasard de la naissance avait jeté dans l'ombre de leurs aînés devenus duc. Pour eux point de salut en dehors de la licence et du scandale ; noceurs éternels, leurs vies étaient consacrés aux plaisirs et aux femmes.

Les invités atteignaient désormais la centaine. Le vin de champagne abreuvait la joyeuse compagnie, l'heure était à la fête. Le Prince Zabrücksi et le Grand-duc étaient-ils dans l'assemblée ?

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Re: Bal chez les Ducs des Zorcades

Message  Feu Prince Zabrücksi le Mer 21 Déc 2011 - 2:26

Habitué aux réceptions mondaines, le prince avait attendu avec impatience ce bal. Le vieux soldat bouillait d'impatience et d'une frénésie qui lui rappelait la tension qu'il ressentait avant le combat lorsqu'il n'était encore que capitaine tout juste diplômé.
Il avait depuis, si bien honoré le vieux nom des Zabrücksi ! Favori du Grand-Duc, il brulait d'envie de se montrer à ses rivaux, et à leurs jeunes épouses et maitresses qui riait sottement et secrètement de sa rigidité de meurs et d'esprit.
Parcourant la foule, le prince, en vieil homme de cour, prenait le temps de saluer tous les convives, de remercier les hommes pour leurs compliments plus ou moins sincère et de complimenter leurs femmes pour leur toilettes. Patiemment, il écoutait les anecdotes, félicitait les jeunes nobliaux de leurs promotions, bref, il poussait ses pions.


- "August ! Vieux soudard ! Cher ami " tonna une voix.
Le Prince se retourna, reconnut son interlocuteur et eut un sourire. Un homme petit, gros et chauve, mais avec une moustache à faire pâlir d'envie le Grand-Duc s'avançait vers lui. C'était le baron de Felgenheim. L'homme était en soi une attraction. Petit nobliau, il se faisait remarquer par sa familiarité et son inconvenance. Il ne semblait pas se soucier de son image. Lors de leur première rencontre, le Prince, lui, avait fait subtilement la remarque. Felgenheim n'avait pas réagi, ou peut être n'avait il pas compris le second degré...
Les deux hommes, natifs de la même province, s'étaient rencontré sur les bancs de l'académie militaire de Zandhurst. Malgré leur divergence de caractère, ils avaient liés une amitié que Zabrücksi ne réduisait pas à une simple clientèle.


- " August, l'homme que je voulais voir ! Je ne suis venu que pour vous féliciter! Je me demande d'ailleurs pourquoi ces charmants ouvreurs ont laissé rentrer un vieux provincial comme moi ! Mais peu importe, Félicitations mon ami ou devrais-je dire Monsieur le Ministre. Votre service de l'État aurait rendu votre grand père très fier. Zabrücksi le bien nommé !"
- " Merci Karl, Son Altesse, satisfaite, de mes services, m'a mis en charge de plusieurs fonctions pour le bien de la Couronne et du peuple. "
- " Oui, oui. Je t'ai vu assailli par ces prétendants, qui veulent absolument être au mieux avec le favori du Duc, le premier prince du Zollernberg! Cependant, une étonnante rumeur court, Lezingham aurait réussi à faire rentrer un républicain à tes cotés. Sottises ! au fait, comment est le vieux Louis dans l'intimité ?"
- " Karl, nous parlons du Grand-Duc, c'est inconvenant."
-" Oh, comme disait Hellstatdt, Mes mots feront fortune, moi pas! "
A cette instant, vint se joindre à la conversation, la comtesse Marialyn von Manheim, fraichement veuve. A sa venue, Felgenheim retrouva un peu de formalisme. Il faut dire que le deuil n'avait pas alourdi les traits fins de la jeune et séduisante comtesse. Après qu'elle lui ait demandé avec beaucoup de tact et d'intelligence pour son sexe, son avis de secrétaire général du Parti Conservateur quant à l'agitation républicaine, Zabrücksi songea que ce soir, il la ferait danser.
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