Appartements de la Grande-Duchesse.

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Appartements de la Grande-Duchesse.

Message par Marialyn von Manheim le Dim 18 Mar 2012 - 23:57

- Non Louis, je ne te ferais pas ça, c'est contre nature. A moins que tu ne m'offres le palais des Zorcades dont nous avons parlé !

- Et tu accepteras ? Et tu lèveras ta greve du zexe ? demanda le pauvre homme au bord du désespoir.

- Il y a de fortes chances, oui !

- Ha, ma petite crêpe fourrée, tu épuiseras ton mari !

La Comtesse eut un sourire. Tant que Louis Ier se laisserait dominer par ses pulsions, elle obtiendrait tout ce qu'elle voudrait.

Louis Ier quitta la pièce en ronchonnant. Son métier de souverain l'appelait.


La comtesse s'assit à sa coiffeuse. Une armada d'habilleuses s'activa rapidement autour d'elle. Peu après, un majordome l'avertit d'une visite de courtoisie. Elle n'y fit pas attention jusqu'à ce qu'elle reconnaisse une haute stature dans son miroir.

- Merci, laissez moi avec Monsieur le Chancelier dit-elle d'une voix qu'elle s'efforça de garder neutre.

Sitôt le personnel sorti, le Prince prit la parole.

- Madame la Grande-Duchesse. Qu'il me soit permis de me présenter à vous pour votre service dans ma nouvelle charge.

- Heureux de vous revoir, Monsieur le Chancelier fit-elle tout sourire en appuyant sur le dernier mot.

- Je viens de croiser le Grand-Duc, l'air contrarié dans les couloirs de vos appartements. J'espère ne pas mal tomber. En parlant de vos appartements, Marialyn, aviez-vous réellement besoin de prendre tout le premier étage du Palais ?

- Ach ! Il suffit, August.

La conversation entre les ex-amants continua ainsi. Chacun félicita le retour de la fortune de l'autre. On jura de maintenir l'alliance et on s'effleura les mains, signe que rien n'avait changé.

Plus rapidement que ne l'avait souhaité la Grande-Duchesse, il dut prendre congé. Lorsqu'il sortit, la servante dénommée Carice, revient s'occuper de la coiffure de sa souveraine.


- Ha, Carice, vous ne savez pas ce que c'est d'être Grande-Duchesse. ah, ce que je suis heureuse !
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Re: Appartements de la Grande-Duchesse.

Message par Feu Prince Zabrücksi le Mer 21 Mar 2012 - 16:51

La Prince, furieux, pensait se retirer dans son palais de Pratz. La vieille demeure familiale avait toujours cet effet relaxant sur lui. L'ambiance était surchauffé à Whilelstaufen du fait de l'agitation nationalizte.
À cet égard, le Prince devait leur reconnaître des mérites. Schlesien savait parler au peuple, c'était un tribun hors pair et il assurerait sans doute la victoire des conservateurs aux élections parlementaires, ce qui était loin d’être gagné il y a encore quelques jours.
Plus que politique, la victoire était aussi culturelle. Souvent, les conservateurs avait souffert lors des débats avec les libéraux d'un manque d'idéologie. On reprochait au PCZ de toujours s'appuyer sur la tempérance, sur ce qui avait été éprouvé par le temps. Ce temps était-il révolu ? C'était aujourd'hui les libéraux qui semblaient dépassés et engloutis par les idées nouvelles.

Le Prince tout à ses réflexions fit les cents pas.

Quelque chose montait dans le Grand-Duché. On sentait un enthousiasme autour de la chose nationale. On haïssait Edoran, la CSH et le Cauzland et on priait dans les rues pour le salut du Père de la Nation, Louis Ier.

Les nationaliztes faisaient main basse sur l’État. Marialyn avait mener un coup de force et semblait tenir désormais les rênes, au moins autant que Louis Ier.
Brusquement, le Prince fit un nouveau calcul. Certes, le panzollernisme inquiétait certains pays du fait de ses revendications, mais il était en passe de tenir tout le Grand-Duché. Subitement, le Prince se rendit compte que l'homme qui serait à sa tête tiendrait le Zollernberg.

Le Prince ferma les yeux.

Le Zollernreich. Le rêve de son enfance. Le Zollernberg debout face à ses voisins agenouillés et qui voulait l'humilier. Un gigantesque empire où il serait le second maître à bord. Une puissance compacte qui inclurait Ludwigstadt, Azpen, ou Svalbord.


- Jonas, Jonas, refaites mes bagages. Je repars à Whilelstafen.

- Mais, Monsieur, vous venez d'arriver.

- Oui, mais voyez-vous, je me sens subitement nazionaliste. Et j'ai très envie de voir jusqu’où cela me mènera.
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Re: Appartements de la Grande-Duchesse.

Message par Marialyn von Manheim le Lun 2 Avr 2012 - 21:42

C'est avec effarement que Marialyn constatait que sa physionomie changeait. Elle passait plusieurs heures à jour à regarder son corps dans le miroir. Les coûteuses robes qu'elle essayait ne cachait pas la forme arrondie que prenait son ventre.
Assurément, la maternité ne disait pas grand chose à Marialyn. Elle l'épuisait. Elle se sentait cétacé et regrettait la finesse de ses hanches qui l'avaient en partie conduite jusqu'au titre de Grand-Duché. Pourtant, donner un héritier au Zollernberg faisait partie du « job » et prolongerait sa propre gloire jusqu'à sa descendance.
Marialyn était reine en son royaume. Littéralement. La vieille alliance qu'elle avait passée avec le Prince avait porté ses fruits. La révolution de palais avait magnifiquement écarté Louis, qui n'avait ni les capacités, ni le panache pour assurer la gloire de sa Couronne. Marialyn était la première personne du Zollernberg. Le Prince Zabrücksi tenait fermement les commandes et lui offrirait bientôt le titre d'Impératrice.
Un instant, elle songea à lui. Cette homme si fin et si élégant était bloqué dans les montagnes de Ludwigstein. Elle aurait pu vouloir lui écrire avec le télégraphe pour lui faire part de son plus tendre soutien. Elle aurait voulu lui avouer que son vœu le plus cher était d'envoyer un million de soldats pour le délivrer.
Marialyn eut un sourire. Le Prince devait malgré tout adorer cette situation. Aventureux et fier, il devait tirer un grand plaisir à se battre avec sa troupe en première ligne dans ces montagnes du bout du monde. Edoran fulminait et il devait savourer chaque coup que le Zollernberg assénait à ses ennemis dépassés et impuissants.


Vivement qu'il revienne, mais faites que cette grossesse ne soit pas si longue. Je vais finir par ressembler à Louis ...
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Re: Appartements de la Grande-Duchesse.

Message par Marialyn von Manheim le Dim 8 Avr 2012 - 2:03

La Grande-Duchesse suivait anxieusement l'avancée des troupes zollernoises sur le Continent. Le Golfe du Locquetas, la Nordenmark, les iles des Zorcades, le Ludwigstein. Tout ces territoires étaient passés sous le contrôle du Zollernberg. Le projet prenait forme.
Marialyn était inconsciente. Jamais on n'avait encore vu une nation courir ainsi d'annexions en annexions. Jamais aucune Couronne n'avait pris le risque de se mettre ainsi à dos le micromonde entier et de menacer ceux qui osaient protester.
Toutes les chancelleries du micromonde s'indignaient et murmuraient " Les Zozos sont devenus fous ... "
De cela Marialyn n'en avait cure. Les armées zollernoises battaient leurs adversaires et il n'y avait aucune raison que la tendance s'inverse.

Ainsi malgré sa grossesse avancée, elle consultait quotidiennement une carte des théâtres d'opérations. Le général Von Erfurt qu'elle avait débauché lui fournissait les explications. Elle l'écoutait avec attention, partagé entre l'euphorie des victoires et le secret désir de revoir au plus vite le Prince.
Alors que le général lui expliquait les manœuvres en Edredonie, sa tête lui tourna subitement. Puis vint une contraction, une seconde et une troisième.

- Sitôt ces opérations terminés, nos flottes se replieront à Zorkney-Harbour. Elles ont été très sollicités et demandent réparations, voyez-vous.

- Mes Dieux ....

- Ne soyez pas inquiet Madame, cela n'influera en rien sur le destin final de cette guerre.

- Il ne s'agit pas de ça ... Je crois que je viens de perdre les eaux.

L'expert militaire fut un temps désarçonné devant ce miracle de la nature. Se dandinant d'une jambe sur l'autre, il sembla finalement se décider à aider sa souveraine à s'allonger.

- Ne restez pas planté là. Allez me chercher Damienz ! Viiite !
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Re: Appartements de la Grande-Duchesse.

Message par Feu Carzinal Smith le Dim 8 Avr 2012 - 22:45

Le docteur Damienz arriva à toute vitesse, laissant non sans râlé, ses délicieux M. Pringlez, nouvelle gourmandise à la mode dans la capitale : "oh jamais vu ça ! C'est pas Dieux possibles". Pénétrant dans la Chambre de la Grand-duchesse, il vit la Grand-duchesse prêt à accoucher. Les témoins invités à se rendre au chevet de la princesse affluait au compte goûte. La délivrance devait se dérouler en public. On ne dérogeait point aux traditions. L'on comptât dans l'assistance, les membres du gouvernements et les autorités civiles du pays, le Prince Zabrücksi, Premier Ministre et Chancelier, le Duc de Silverstein, Président de la Cour Suprême et Ministre du Trézor, le Comte de Ztrazhbury, Président du Parlement par interim - en attendant son installation officielle -, l'Honorable Erwin Schlesein, Ministre des Affaires Extérieures, le Comte Felgenheim, Ministre des Affaires Intérieures, interrompu dans la dégustation d'un sandwich de son invention et qui attendait désabuser de veiller à la rédaction du procès verbal de la naissance princière. Des membres la Maison civile, militaire et ecclésiastique du Grand-duc étaient là, le Carzinal Smith, prince de l'Eglise, archevêque métropolitain de Wilhelstadt et grand aumônier de la Cour qui ondoierait à sa naissance l'enfant appelé à hériter du trône, Monseigneur Stolz, premier aumônier de la Cour, le Baron de Lezingham, Chambellan du Grand-duc, le Duc de Wasserland, son Grand-Ecuyer. Était également présent le doyen de la famille Grand-ducale, Son Altesse Sérénissime le Prince Anton, Prince du Sang et Edorel Gatline, chargé de la sécurité de la Princesse. Un absent de taille, le Grand-duc lui même que la goutte faisait souffrir et qui était contraint à l'allitement

La pièce n'avait pas été le théâtre d'une naissance princière depuis le glorieux règne de Frédéric-Guillaume, qui y avait vu naître son fils le futur François Joseph III, il y a plus d'un siècle. La Grand-duchesse se tordait de douleur, criait.
"Je vous avez dit qu'elle avait des hanches trop étroites" fit Felgenheim au Prince qui le réprimanda du regard.

Damienz se démenait : "La tête n'est pas encore là, je dirais patience Messeigneurs, il ne faut pas demander à une diligence d'aller plus vite qu'un fiacre si je peux me permettre. Tous va bien, tout est bien engagé." Damienz essayait de détendre la Souveraine. " ah je vois qu'il vient, si je peux demander à Votre Altesse de pousser INININININH" le rire sonnore du médecin gênait toute la salle, "bien sûr je ne lui demande pas de faire ses besoins INININININH... Allez Madame vous y êtes presque, je vois la tête, allez allez vous y êtes presque, on ne lâche rien, on tiens jusqu'au bout, on reprend son souffle... et on y va à nouveau..."

"OUIN ! OUIN ! OUIN ! "

"C'est un beau bébé !" fit le Dr Damienz avait son sourire si particulier "On sent que vous avez mit de l'amour et de l'ardeur à la tâche"

L'assemblée ne pouvait distinguer le sexe de l'enfant. Zabrücksi héla d'impatience : Allons Docteur ne nous faites pas attendre, quel est le sexe de l'enfant ?
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Re: Appartements de la Grande-Duchesse.

Message par Feu Carzinal Smith le Dim 8 Avr 2012 - 23:20

Brusqué par le prince, sans même pensé à regarder l'anatomie de l'enfant Damienz répondit : "écoutez Monsieur le Prince au vu des cris il me semble évident que c'est une fille"

L'on entendit des bruits réprobateurs dans la salle

L'on donna l'enfant à sa mère qui fut interloqué : "oh mais elle a un péni !"

Damienz s'interrogea : "comment cela la Kronprinzezzin a un péni !... Ah effectivement il me semble que c'est un appareil génital masculin" puis il se ravisa : "Messieurs ! Nous avons un petit Prince !"

L'assistance s'enflamma entraîné par le Prince Zabrücksi, for le Carzinal Smith trop occupé à préparer ses huiles pour l'onction du jeune Prince ; il ne les eût pas admis. Les vivats étaient lourds de sens : "Vive le Zollernberg ! Vive la Grand-duchesse ! Vive le Kronprinz !" Le Grand-duc avait-il à ce point quitté le coeur de ses sujets. Il fallait s'en inquiéter.

Le jeune prince fut oint, on se battrait désormais pour lui donner ses prénoms ; ils ne manqueraient pas assurait-on d'avoir un sens politique. Sur l'heure se fut cent vingt et un coups de canon qui annoncèrent la naissance de l'héritier du trône et mirent en liesse la population. L'enfant chéri de la victoire c'était lui !

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Re: Appartements de la Grande-Duchesse.

Message par Edorel Gatline le Lun 9 Avr 2012 - 0:19

Edorel Gatline fut expressément invité (voir forcé) de venir assister à l'accouchement. Bien qu'à l'écart et à voir sa mine, il ne semblait guère ravi. Il attendit que tout soit fini pour prendre la parole.

-Excusez-moi, mais, très franchement. Vous m'avez fait venir jusqu'ici, alors que je planifie une opération de riposte envers Edoran, juste pour ça ?

Les invités regardaient le directeur des ZZZ comme si celui-ci venait de dire une bêtise.

-Vous avez quand même de sacrée traditions dans ce pays ! bon c'est pas tout, mais ces cochons d'édoranais vont avoir une belle surprise. Je vous laisse à vos réjouissances.

Il tourna les talons et s'en alla.

-Un petit qui née et un gros qui va mourir, je donne pas deux mois au deuxième...
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Re: Appartements de la Grande-Duchesse.

Message par Feu Carzinal Smith le Lun 9 Avr 2012 - 1:14

Gatline fit une sortie pour le moins remarqué.

- Laissez Monsieur de Gatline à ses armes. Monsieur le Prince approché, je souhaite vous savoir le parrain de cet enfant. Qu'il soit connu à tous ici présent que nous vous tenons en haute estime et pleine grâce. Nous souhaitons que vous présidiez à son éducation et veillez à sa renommée. Comme bonne considération de la grande oeuvre que vous menez, nous souhaitons qu'il porte votre nom auréolé des insignes marques de la victoire que vous avez donné au peuple zollernois. Messieurs, chers amis, je présente à votre hommage lige le Kronprinz Victor-August.

Le Carzinal était témoin d'une situation inédite, impensable naguère, le Grand-duc, trop faible, n'avait mot dans le choix des prénoms de l'aîné de ses fils. Tous s'agenouillèrent devant le poupin qui serait Souverain, plus tôt que tard selon les dire du Gatline. La Grand-duchesse Marialyn était décidement une fine politique. La proclamation ferait la une des journaux. Elle légitimait l'action du Prince, coupait court aux mauvais libelles portés contre lui, lui offrait un argument de poids - parrain du Grand-duc - pour devenir régent lorsque le gros Louis viendrait à mourir. Ernst du nom de son grand-père maternel et Ludwig, la forme zollernisée des prénoms de son père et de son grand-père, Friedrich et Wilhelm, également zollernisé le rattachèrent à la lignée grand-ducale et au plus prestigieux des Grand-ducs de l'époque contemporaine, Frédéric-Guillaume Ier, restaurateur du Zollernberg, libérateur du Wasserland et du Zabrück-Crassauerstein. L'enfant était l'incarnation du nationalizme triomphant.

Felgenheim qui était sorti pour se sustenté arriva à temps pour veiller à la rédaction de l'acte. Il remarqua tout bas, ce que le Carzinal ne manqua pas d'entendre :
"Allons August, vous semblez ému ; ce n'est pas votre fils tout de même ! Ah ah ah !"

Le Carzinal fut rempli d'effroi, son esprit était en ébulition pendant que l'on dictait l'acte de naissance, puis il se rassurait et se disait à lui même : "Allons rassure toi Smithy, le vieux Felgenheim plaisante grassement comme à son habitude. Une aventure avec le Prince aurait été su de tous. Penser à la bâtardise, que tu es sot mon pauvre vieux, la nuit de noce a été consommée en public. "






PROCES-VERBAL DE LA DELIVRANCE DE
SON ALTESSE ROYALE LA GRANDE-DUCHESSE MARIALYN


L'an deux mille douze, le 9 avril,

Nous, Karl von Felgenheim, Ministre des Affaires Intérieures,

Sur l'avis à nous donné par Son Altesse le Prince Zabrücksi, Chancelier, de l'heureuse délivrance de Son Altesse Royale la Princesse Marialyn, Grande-duchesse de Zollernberg, épouse de Son Altesse Royale le Prince Louis de Klausbourg, Grand-duc de Zollernberg.

Nous sommes transporté, au Palais Cobourg à l'effet de constater la naissance de l'enfant auquel la Princesse venait de donner le jour, et d'en dresser le procès-verbal.

Au palais sont arrivées les personnes ci-après dénommées, qui ont été invitées par Son Altesse Royale le Grand-duc en qualité de témoins :

Son Altesse Sérénissime le Prince Anton, Prince du Sang,

Son Altesse le Prince Zabrücksi, Premier ministre de Son Altesse Royale, Chancelier,

Le Très Honorable Comte de Ztrazhbury, Président du Parlement,

L'Honorable Erwin Schlesien, Ministre des Affaires Extérieures,

S.E.R. le Carzinal Smith, Légat de Sa Béatitude, Grand Aumônier de la Cour

Sa Grâce Le Très Noble duc de Silverstein, Président de la Cour Suprême

L'Honorable Baron de Lezingham, Chambellan de Son Altesse Royale

Son Excellence Monseigneur Ernzt von Stolz, évêque titulaire de Crassdörf, Premier aumônier de la Cour

Sa Grâce Le Très Noble duc de Wasserland, Ecuyer du Grand-duc, ancien ministre

et le Sieur Edorel Gatline, haut-fonctionnaire



En présence de Son Altesse le Prince Zabrücksi, Chancelier, le docteur en médecine Franz Damienz et deux pages nous ont présenté à vingt trois heures et vingt minutes un enfant auquel Son Altesse Royale la Grande-duchesse Marialyn venait de donner le jour et que nous avons reconnu être un enfant nouveau-né de sexe masculin, vivant et bien constitué.

Le docteur Franz Damienz nous a déclaré que l'enfant est né le huit avril deux mil douze à 22 heures 45 minutes.

L'enfant recevra les prénoms suivants:

Victor-August, Ernst, Ludwig, Friedrich, Wilhelm


De tout quoi nous avons dressé procès-verbal en deux exemplaires dont l'un restera déposé dans les archives de la Famille Grand-Ducal et l'autre dans celles du Ministère des Affaires Intérieures. Après quoi les témoins ont signé avec nous le présent procès-verbal clos à Wilhelstaufen, les jours, mois et an mentionnés ci-dessus à minuit et quarante minutes.


Dont acte,


Le Ministre des Affaires Intérieures

Karl von Felgenheim



Le Chancelier

August Zabrücksi

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Re: Appartements de la Grande-Duchesse.

Message par Marialyn von Manheim le Sam 14 Avr 2012 - 0:38

-Madame, le Prince désire s'entretenir avec vous.
- Qu'il entre répondit Marialyn d'une voix neutre.

Il entra. Pour la première fois depuis son retour du Ludwigstein, ils étaient ensemble, seuls.
Un instant, elle voulut courir vers lui et se jeter dans ses bras. Cependant, elle se retint. Les murs avaient des oreilles et ce n'était pas le moment de nourrir les ragots qui courraient déjà. Et puis, le Prince n'aimait pas ce genre de marque d'affection.


- Monsieur le Prince, je suis heureuse de pouvoir m'entretenir avec vous dit-elle en lui effleurant les doigts.
- Et moi donc Marialyn, répondit-il en lui baisant la main.

Le couple se laissa tomber sur un divan. Un instant l'étiquette tomba. Il n'était plus question de la Grande-Oeuvre, du Zollernberg ou de leur taché sacrée auprès du peuple. Il n'y avait plus que deux amants qui passant d'un sujet à l'autre essayant de formuler dans des phrases hâtives et excités toutes les attentes, les angoisses et les solitudes des semaines écoulés.
Marialyn le contemplait. C'était un homme parfait. Il n'était pas du genre à se reposer sur ses lauriers. Second noble du Royaume, richissime, et extrêmement populaire, il aurait pu choisir de mener une confortable vie de rentier. Pourtant, il s'était donné au Zollernberg et était parti au combat. Ses extraordinaires capacités étaient de toute évidence un don des Dieux pour son peuple chéri. Brave et impétueux, il courait comme elle en permanence vers les places les plus hautes. Ce que d'autres auraient pris pour du carriérisme était pourtant sa plus belle qualité. Il s'invitait constamment à se dépasser, à s'éprouver, il usait pleinement de sa personne et de ses capacités. Tout comme elle, il était ambitieux, visait les places les plus hautes pour l'amour de la gloire. Il disait cela si joliment : « Vivre sans gloire, c'est mourir un peu chaque jour » Que le contraste était saisissant avec Louis Ier qui ne voulait jamais se violenter, qui cherchait en toute chose la conservation, la pérennité. Il ne comprenait rien à sa Couronne, il ne comprenait pas que son détenteur avait l'immense devoir de ne pas vivre comme un homme moyen mais qu'il devait sublimer son pays. Il tenait la guerre comme une plaie par faiblesse, paresse et conformisme d'esprit sans comprendre que celle-ci libérait l'énergie de l'Homme.
Elle reporta son regarde vers le Prince. Ayant encore en tête l'image du podagre Louis Ier, le contraste fut saisissant. Elle se sentait si peu lié à son époux, mais tellement à cet homme. Sa puissance et son autorité la fascinait littéralement. Il commandait à des millions d'hommes, ses soldats le suivaient plus du fait de son autorité naturelle que du fait de son grade. De sa mémoire, il n'y avait que son père qui avait eu ce pouvoir là.
Mariée à des hommes médiocres, esclaves de leurs pulsions et de leurs paresses d'esprit, la Grande-Duchesse remercia les Dieux de lui avoir donné August Molenkopf von Zabrücksi.


- Marialyn ? Tu ne m'écoutes point ?
- Si ...murmura t-elle en regardant ses lèvres.

Fascinée par le beau soldat qui lui offrait des territoires pris à la pointe de son épée, la Grande-Duchesse s'oublia. Il y eut un rapprochement des corps et l'on échangea plus que le commande habituellement les rapports amicaux.

Le Prince fut le premier à se reprendre.


- Allons, cela vient après la guerre. Nous avons à discuter, et l'on va nous surprendre.
- Non, attends, Carice ne dira rien …
- Après, après Marialyn fit-il en la soulevant de ces genoux pour la rasseoir à coté d'elle. La voyant visiblement déçu, il ajouta.
Crois bien que c'est à regret.
Mi-frustrée, mi-amusé, elle rétorqua.
- Hé bien, Monsieur le Prince, trois mois d'absence et je n'ai pas le droit qu'à cela. Je suis bien à plaindre.

Le Prince eut un sourire indulgent et Marialyn en voyant une servante se faufiler discrètement dans la pièce changea brusquement de sujet et rétorqua.

- Monsieur le Prince, pourquoi faut-il que vous vous exposiez toujours ainsi aux combats ? C'est le travail du soldat et non du général. Votre perte serait une immense déconvenue pour la Couronne et le peuple pleurerait votre perte.

Guettant du coin de l’œil, la servante, le Prince répondit.

- Votre Grâce, ne croyez point tout ce que dit la presse. Je m'expose, il est vrai, mais si peu. Cela fait partie de mes devoirs de militaire. Je me dois d’être le meilleur de mes hommes.
L'intruse sortie, le Prince finissa sa phrase.
A vrai dire, j'adore cela.
- Il ne faut point, c'est réellement dangereux. Si vous ne le faites pas pour moi, faites le au moins pour la Couronne et les peuples dont nous avons la charge.

Le Prince grommela une vague réponse et changea de sujet.

- Il semble que Louis Ier revienne dans le jeu politique ces temps-ci.
- C'est épisodique. Cela va et vient, il retournera bien vite à sa léthargie. J'ai fait surveiller les visites du Carzinal comme vous tu me l'as suggéré.
- Cela est parfait, Marialyn, tu es né pour régner !

La conversation durait depuis plus d'une heure. On décida donc de se séparer. On se promit de prompt retrouvailles, et au baiser d'au revoir, le Prince très cruellement la laissa encore une fois sur sa faim.
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Re: Appartements de la Grande-Duchesse.

Message par Marialyn von Manheim le Dim 22 Avr 2012 - 1:31

- Marialyn, tu dois te méfier.
- Ce n'est qu'une gouvernante affublé d'un titre, je peux la briser, la soumettre ou même la renvoyer.
- Non, je la connais vaguement. Tu n'auras jamais de prise sur elle. Cette femme est la bonté et la gentillesse même. Tes attaques ne feraient que glisser sur elle. Elle s'est occupé un temps de mon fils Franz, il parle encore d'elle avec une faiblesse dans la voix.
- Il faut pourtant bien faire quelque chose. Elle est clairement à l'origine du retour de Louis Ier.
- Fais en toi une amie. Elle s'occupe de ton fils, tu peux réellement passer du temps avec elle. D'ailleurs, Louis ne t'a t'il pas demandé de te consacrer à ton fils ?
- Il l'a fait, oui ...

Marialyn n'osa exprimer le fond de sa pensée. S'occuper de son fils ne l'interréssait guère. Il en allait ainsi chez elle. Son ego surdimensionné avait complètement étouffé son instinct maternel. Combien de fois avait-elle vu son enfant depuis son accouchement ? Bien peu, elle avait sans doute plus reçu le Prince.

- Veille à ne point t'isoler. J'ai cru un instant que Son Altesse ne me portait pas vraiment ma politique en grande estime. Il s'est semble t-il définitivement rallié à la Grande-Oeuvre. Si il est décidé à me soutenir, tant mieux.

Le Prince se retourna un instant et ,pensif, songea à voix haute.

- C'est peut être toujours cela la politique, l'art de conduire les hommes. Il faut chercher à englober l'adversaire. Que d'adversaire, il devienne allié.

Marialyn soupira. Le Prince l'avait complètement zappé. Ces derniers temps, il ne venait la voir que pour lui donner des instructions sur la manière dont elle devait tenir son ménage. Ce n'était que des réprimandes, il lui reprochait d'être trop cassante, de s'isoler de son époux.
Elle détestait cela. Lorsqu'il la prenait ainsi de haut, elle rougissait de malaise. Elle ne s'estimait pas digne de lui, lui si appliqué et elle si frivole. Un frisson lui traversa l'échine. Se pouvait-il qu'elle soir devenu elle aussi un rouage de la machine Zabrücksi ? Est ce que n'était elle pas juste devenu la taupe du Prince au Palais ?

Le Prince continuait ses rêveries.


- Le plus sure moyen de neutraliser un adversaire est de le vampiriser. De se prétendre de son camp ...

Marialyn soupira un peu plus fort, en pure perte. Subitement, elle prit conscience de l'écrasante solitude des souveraines du Zollernberg. Elle se racla la gorge.

- Oui, mon petit, je rêvais tout haut. Ma théorie n'a pas marché avec Gatline. Je lui ai offert une belle position. Il l'acceptais, et je le liais à mon clan. Mais il a refusé, par étroitesse d'esprit ou par prudence ?

Il n'avait rien vu et rien compris
.

- August, je crois que vous devriez partir. Cela fait plus d'une heure.

Sans se douter de rien, le Prince se prépara à prendre congé. En sortant, Marialyn ne lui rendit qu'à peine son baiser. Au moment où la porte de sa chambre se ferma, elle croisa regard interrogateur du Prince. Il semblait avoir enfin compris que quelque chose n'allait pas.
Tant mieux pensa la Grande-Duchesse en s'asseyant à sa coiffeuse. Qu'il cogite !

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Re: Appartements de la Grande-Duchesse.

Message par Feu Prince Zabrücksi le Dim 22 Avr 2012 - 1:52

Vous ai-je déplu Marialyn ? Vous étiez triste samedi au soir. Il y a des moments où la gloire me pèse mais elle est aussi la votre, elles sont indissociables et je me dois de m'y consacrer. Je dois et veux vous voir pour vous dire tout ce que vous m'inspirez et toute la contrariété que j'ai éprouvé.
A.
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Re: Appartements de la Grande-Duchesse.

Message par Feu Prince Zabrücksi le Dim 22 Avr 2012 - 22:06

Votre empressement s'est ralenti tandis que le mien augmente. Ai-je mérité pareille désillusion ? Il n'y a que vous qui puisse lever les obstacles qui nous séparent. Une réponse de vous est-elle si difficile à obtenir ? Vous m'en devez deux.
A.
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Re: Appartements de la Grande-Duchesse.

Message par Marialyn von Manheim le Lun 23 Avr 2012 - 0:19

Ne doutez jamais, Auguste, de mes sentiments, vous seriez injuste. Je vous attends, j'ai plaisir à vous voir et je veux vous donner de nouvelles preuves de la tendresse que j'ai pour vous.
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Re: Appartements de la Grande-Duchesse.

Message par Feu Prince Zabrücksi le Lun 23 Avr 2012 - 16:16

C'est avec grand plaisir que le Prince se rendit chez Marialyn. Malgré lui, cet jeune femme l'émouvait. Voilà qu'elle avait décidé de bouder !
Le Prince fut introduit chez la Grande-Duchesse. Elle était en compagnie de son enfant le Konprinz. Assurément, Marialyn du Zollernberg suivait ses consignes à la lettre. Le Prince ne manqua pas de saluer en premier lieu la mère.
Assis sur le divan, les deux zabrückois discutaient. Ils étaient question de leur insolente fortune, de la guerre et de la Grande-Oeuvre et des luttes politiques. Marialyn cherchait visiblement à réorienter la conversation sur la particularité de leur relation. Le Prince accéda à ses vœux de bonne grâce.
Alors qu'il contemplait l'enfant, le Prince murmura :


- Ce que je l'envie, j'ai du courir après la gloire toute ma vie, et il n'aura qu'à tendre les bras pour la recueillir.

La conversation se poursuivit sur l'enfant. Le sens maternel de Marialyn semblait toujours aussi atrophié. Elle parlait de son fils comme « l'enfant.»
La conversation dérapa quelque peu, on s'isola dans une chambre reculée des appartements de la Grande-Duchesse. Marialyn s'abandonna à ses pulsions et le Prince eut droit au repos du guerrier. On ne s'absenta guère longtemps, le loufoque Franz Damienz tenait absolument à prendre part à l'éducation du Kronzprinz.
Après deux heures, le Prince s'absenta. La Grande-Duchesse lui fit promettre de revenir au plus vite. Dans les couloirs, Franz Damienz intercepta le Prince.


- Zabrücksi ! Zabrücksi ! Si je t'attrapes encore une fois sans que tu m'ai averti de ta venue, je peux te dire que tu vas sortir du Palais plus vite que tu n'en es rentré. C'est mon boulot hein, je vérifie les entrées, tac, je contrôle, tac je patrouille hein.
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Re: Appartements de la Grande-Duchesse.

Message par Marialyn von Manheim le Ven 27 Avr 2012 - 23:14

La Grande-Duchesse faisait les cent pas. Quelque chose n'allait pas, elle le sentait, elle le savait. Les officiers présents au Palais semblaient extrêmement nerveux, dès qu'ils la croisait, ils affichaient un sourire trop grand pour être authentique.
Elle avait questionné Louis et lui avait fait part de sa sensation d'une lourdeur sur le Palais. Lui aussi avait été évasif et avait grommelé que la guerre pesait sur le moral de tous.
Deux agents des ZZZ lui furent subitement affectés. Ces colosses ne la lâchaient pas d'une semelle. Alors qu'elle voulut les questionner, un troisième agent des ZZZ entra dans son salon et lui tint ce discours.


- Madame la Grande-Duchesse, le ZZZ s'est résolu à vous avertir au plus vite. Il s'agit d'un secret défense, le gouvernement ne tient pas à ébruiter la nouvelle pour le moment. Nous craignons des mouvements de paniques et des réactions incontrôlables chez la population.

Tachant d'ignorer la panique qui montait en elle, la Grande-Duchesse demanda d'une voix ferme.

- Soit, hé bien parlez.
- Monsieur le Prince Zabrücksi est mort au combat hier soir au large de Zozolulu. Son Altesse Royale Louis Ier a convoqué un conseil des Affaires Intérieures pour remédier à l'état de crise.

Un frisson parcourut l'échine de Marialyn. Une peine immense la traversa et il lui sembla que son univers s'écroulait. Désemparé, elle fixait sans pouvoir parler l'agent du ZZZ. Elle semblait incapable d'assimiler l'information. Elle rêvait, cela ne pouvait être possible.
Marialyn demanda à l'agent de répéter. Elle entendit sa propre voix sans la reconnaître.


- Monsieur le Prince Zabrücksi a été tué au combat. Le Conseil des affaires Intérieures a été réuni et va nommer un nouveau premier ministre.

Une immense vague de désespoir submergea Marialyn. Elle sentit les larmes monter vers ses yeux à toute vitesse.

- Laissez moi seul, je vous prie. Vous pouvez rester en faction derrière ma porte.

Sitôt les hommes sortis, elle se jeta dans son lit et enfouit son visage dans un oreiller. Elle y hurla de toute ses forces sa douleur. Tremblant comme une enfant, elle fondit en larmes et mordit son oreiller le plus fort qu'elle le put.
Les heures s’écoulèrent. Marialyn ne pouvait encore accepter cette idée de la disparition du Prince. Plusieurs fois, on toqua à sa porte. Il y eut les agents du ZZZ, des servantes, le chambellan, monseigneur Soltz. Elle les renvoya tous.
En parvenant un peu à se calmer, la Grande-Duchesse contempla sa luxueuse chambre. Soudainement, le poids de sa propre solitude l'écrasa. Malgré l'armée de domestiques à son service, elle s'avisa de son isolement. Elle n'avait pas d'amis, elle n'en avait jamais eu, elle n'avait plus de famille. Son père lui manquait encore. Et le Prince n'était plus là.
En pensant au Prince, une nouvelle crise de larmes survint. Un instant, une idée fugitive lui passa par l'esprit. Il n'était plus là, il ne reviendrait plus jamais la voir.
Marialyn se laissa tomber au sol en gémissant et s'y tint immobile. Elle resta seule recroquevillée dans le noir et dans un état proche de la prostration pendant plusieurs heures.
Subitement, elle se releva. Elle était désormais animé d'une haine froide et meurtrière envers Störtebeker, l'Impératrice de Palogne et tout ce qui touchait de près ou de loin à Edoran. La rage au ventre, Marialyn se sentit soudainement remise sur pieds. Son subconscient la protégeait, sa haine passait au premier plan, reléguant son immense chagrin à plus tard. Marialyn en avait vaguement conscience. Tôt ou tard, elle devrait refaire tout le chemin inverse, elle n'aurait aucun repos et devrait se remémorer chaque minuscule instant passé auprès de lui.
Elle ouvrit la porte à ses servantes. Malgré leur regards catastrophés et ébahis, elle ne se sentit pas défaillir et put les contempler durement. Marialyn, cet âme invincible comme disait le Prince, était groggy mais tenait encore debout. C'était un bon début.
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Re: Appartements de la Grande-Duchesse.

Message par Marialyn von Manheim le Sam 14 Juil 2012 - 23:39

Le Kronzprinz fêtait ses cinq ans et Marialyn approchait de la trentaine.
Lassé des assauts de Louis, la Grande-Duchesse lui avait déclaré qu'elle ne souhaitait pas faire plus son devoir conjugal. Assurément, elle considérerait qu'avec un enfant, elle avait assuré son devoir envers la dynastie régnante du Zollernberg.
Ces temps-ci, Marialyn s'avouait fatiguée et vaguement patraque. Son mari expliquait sa baisse de régime par son appétit de moineau.
La jeune femme devant son miroir contemplait ses traits fatigués. Avec angoisse, elle scrutait son visage et se rappelait de la dernière fois où elle avait vu une telle lassitude dans son visage.
C'était il y a cinq ans lors de sa grossesse ...
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Re: Appartements de la Grande-Duchesse.

Message par Marialyn von Manheim le Mer 29 Aoû 2012 - 20:56

- Bel enfant, cela m'embête de vous formuler des reproches, mais ne pensez-vous pas que vous abusez quelque peu de Von Felgenheim ces temps-ci ?

Marialyn soupira longuement.


- Je n'aime point cela Louis, vous le savez bien ... Je suis enceinte enfin ... et pour la dernière fois, j'estime avoir assez donné à la dynastie comme cela !
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Re: Appartements de la Grande-Duchesse.

Message par Feu Louis Ier le Jeu 30 Aoû 2012 - 13:29

Le Souverain se fit rassurant

- Mais enfin ma petite puce, c'est votre rôle que de donner des enfants. Votre ventre est d'une importance capitale pour la dynastie et votre pays. Nous avons un bel héritier, nous devons assurer notre race sur le trône. Certes cela vous demande de la peine, mais votre tâche est capitale en ce bas monde.

- Louis cela suffit donc, je ne suis pas une génisse que l'on mène à la saillie.

- Pupuce, ma petite Lilyne. Allons ces grosseurs vous vont à ravir

- Quoi ?! Le cri s'était fait strident, il était annonciateur de l'orage. Elle me cause des nausée, et défigure mon anatomie... Je vous ai donnez gros lard, grasse majesté, mes plus belles années, leurs plus belles années - elle désigna ses fesses - les voilà ravager. J'ai du s'emporter la lourdeur de vos assauts, l'indélicatesse de vos moeurs et voilà que vous exigez encore de moi. Point, mes parties vous sont fermé à tout jamais.

Louis se demanda qui était ce gros lard dont elle parlait. Il retint l'abstinence que voulait lui imposer la Grande-duchesse

- Il n'en ai point question ! Vous me devez soumission et obéissance ! Je continuerai à vous besogner tant qu'il me plaira !

La Grand-duchesse poussa un grand cri. Le Grand-duc cru d'abord qu'elle défaillait, ce montra penaud croyant être la cause de ce malheur ; tous les mots les vinrent : ma petite cannelle, mon sucre d'orge, ma crêpe sucrée, ma perdrix... que se passe-t-il ?

- Ah! Je crois qu'il vient ?

Le souverain héla : - Der Klein vite, je crois que madame à besoin d'aller à la selle ? La Grande-duchesse soupira

- L'enfant vient

- Ah... euh... der Klein faites appeler Damienz !
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Re: Appartements de la Grande-Duchesse.

Message par Feu Carzinal Smith le Jeu 30 Aoû 2012 - 14:11

La nouvelle avait fait le tour de la Cour et commençait à s'ébruiter dans Wilhelstaufen. La Grande-duchesse était sur le point d'enfanter. Damienz était à l’œuvre depuis une heure déjà. L'enfant arrivait péniblement mais sûrement. Les témoins invité à assister à la naissance princière était tous là. L'on comptait le Prince Anton, doyen des princes de la famille grand-ducale et lointain cousin du Grand-duc, le Chancelier carzinal Smith bien sûr, des membres du gouvernement, le Comte Felgenheim, Premier Ministre, un beignet à la bouche que semblait envier le Grand-duc, car l'attente était longue, le Duc de Silverstein, ministre des affaires extérieures qui toisait du regard son homologue de l'intérieur Karl Mauzer. Il y avait aussi des officiers de la Cour, le Duc de Wasserland, écuyer du Grand-duc, Monseigneur Stolz, premier aumônier, le baron de Lezingham, chambellan, il y avait aussi le Président du Parlement, le sieur Schlesien, et enfin des personnalités bien cour, qui avait reçu l'insigne honneur d'être présent : le Feld-Maréchal Gatline, habile négociateur du traité de Gornograd qui semblait s'ennuyer ferme, et le Baron de Brétellier, Ambassadeur d'Aldarnor.

Une demi heure plus tard, Felgnheim venait de dévorer son dixième beignet, le Grand-duc anxieux en était à son vingtième. Des cris se firent entendre.


- Ah !!! mais tu vas te taire ! fit Damienz
- Alors qu'est-ce ? s'enquerrit le Grand-duc
- C'est un enfant, ce n'est pas un chiot Sire... inhinhin... C'est une fille
- Et Madame la Grand-duchesse ?
- C'est une fille aussi.[/i]

Une petite princesse venait de naître.
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Re: Appartements de la Grande-Duchesse.

Message par Feu Carzinal Smith le Jeu 30 Aoû 2012 - 14:52




PROCES-VERBAL DE LA DELIVRANCE DE
SON ALTESSE ROYALE LA GRANDE-DUCHESSE MARIALYN


L'an deux mille douze, le 30 août,

Nous, Karl von Felgenheim, Ministre des Affaires Intérieures,

Sur l'avis à nous donné par Son Eminence Révérendissime le Carzinal-archevêque de Wilhelstadt, Chancelier, de l'heureuse délivrance de Son Altesse Royale la Princesse Marialyn, Grande-duchesse de Zollernberg, épouse de Son Altesse Royale le Prince Louis de Klausbourg, Grand-duc de Zollernberg.

Nous sommes transporté, au Palais Cobourg à l'effet de constater la naissance de l'enfant auquel la Princesse venait de donner le jour, et d'en dresser le procès-verbal.

Au palais sont arrivées les personnes ci-après dénommées, qui ont été invitées par Son Altesse Royale le Grand-duc en qualité de témoins :

Son Altesse Sérénissime le Prince Anton, Prince du Sang,

Le Très Honorable Karl von Felgenheim, Premier ministre de Son Altesse Royale,

Son Éminence Révérendissime le Carzinal Smith, Archevêque de Wilhelstadt, Chancelier,

L'Honorable Erwin Schlesien, Président du Parlement,

Sa Grâce le Duc de Silverstein, Ministre des Affaires Extérieures,

Son Excellence le Baron de Brétellier, Ambassadeur de Sa Majesté Très Zorthodoxe près Son Altesse Royale

L'Honorable Baron de Lezingham, Chambellan de Son Altesse Royale

Son Excellence Monseigneur Ernzt von Stolz, évêque titulaire de Crassdörf, Premier aumônier de la Cour

Sa Grâce Le Très Noble duc de Wasserland, Ecuyer du Grand-duc, ancien ministre

L'Honorable Major-général Julius Muller, Chef de l'opposition loyale

et le Sieur Edorel Gatline, Feld-Maréchal des Armées de la Couronne



En présence de Son Éminence le Carzinal Smith, Chancelier, le docteur en médecine Franz Damienz et deux pages nous ont présenté à quatorze heure et quarante-cinq minutes un enfant auquel Son Altesse Royale la Grande-duchesse Marialyn venait de donner le jour et que nous avons reconnu être un enfant nouveau-né de sexe féminin vivant et bien constitué.

Le docteur Franz Damienz nous a déclaré que l'enfant est né le trente août deux mil douze à 14 heures 11 minutes.

L'enfant recevra les prénoms suivants:

Sophie-Charlotte, Marie, Adélaïde, Wilhelmine


De tout quoi nous avons dressé procès-verbal en deux exemplaires dont l'un restera déposé dans les archives de la Famille Grand-Ducal et l'autre dans celles du Ministère des Affaires Intérieures. Après quoi les témoins ont signé avec nous le présent procès-verbal clos à Wilhelstaufen, les jours, mois et an mentionnés ci-dessus à minuit et quarante minutes.


Dont acte,


Le Ministre des Affaires Intérieures

Karl Mauzer



Le Chancelier

Georg, carzinalem

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Re: Appartements de la Grande-Duchesse.

Message par Edorel Gatline le Ven 31 Aoû 2012 - 0:11

Comme à son habitude, on tira Gatline de ses vacances aux Zorcades pour assister à une nouvelle naissance. Et comme à son habitude, il fit clairement savoir qu'il n'était pas particulièrement pour ce genre de voyeurisme. Il le fit savoir au carzinal.

-Non mais franchement ! Ça commence à bien faire cette histoire ! Si on continue sur cette lancée, je vais finir par pratiquer des accouchements sans assistance ! vous savez ce que je suis ? Un militaire ! Je donne la mort, je couche avec, je me douche avec. Vous vous doutez bien qu'un truc pareil c'est pas mon genre. C'est pas que la vue du placenta me file la nausée, ou que le fait de voir une femme à moitié nue m'écœure (au contraire même !)

Il s'agenouilla devant l'homme d'Église, comme si il voulait prier.

-Alors je vous demande, aux noms de toutes les déités possibles et imaginables et surtout au nom de l'humanité, ne me faites plus venir. Même pas pour une fausse couche. J'ai du boulot moi, j'ai des crasseux à surveiller.

Cette dernière affirmation était plus que véridique.
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Re: Appartements de la Grande-Duchesse.

Message par Feu Carzinal Smith le Sam 1 Sep 2012 - 21:09

Le carzinal Smith fut quelque peu étonné de la supplique et répondit très innocemment

- C'est pourtant un honneur convoité de n'importe quel courtisan. Une marque d'estime de Son Altesse Royale, une rare faveur qui n'est donnée qu'à quelques uns. Je vois que vous avez la rudesse d'esprit des hommes d'action, vous ne vous laissé dispersé par les vanités. C'est qualités rares en notre monde. Toutefois je ne sais si Son Altesse Royale accédera à votre demande. Vous voilà prisonnier des us de notre cour. J'intercéderai en votre faveur, croyez moi.

Pardonnez moi, il me faut ondoyer la jeune princesse.

[...]

Monsieur de Gatline approchez donc... Monsieur de Gatline où êtes-vous ?

Le Feld-Maréchal s'était éclipsé en un éclair.

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Re: Appartements de la Grande-Duchesse.

Message par Marialyn von Manheim le Jeu 18 Avr 2013 - 22:23

En nuizette tout à fait seyante, la Grande-Duchesse parcourait les couloirs en courant, l'air excédé. Ce faisant, elle rentra brutalement dans le bureau de Louis Ier.

- Louis, Louis, c'est scandaleux. Qu'est que c'est que ces bêtises ! Vous donnez mon nom à quelques arpents de glace .. !

Le Grand-Duc de Zollernberg soupira.

- Vous faites tout pour m'excéder ! La Terre-Marialyn, non mais vraiment !
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