Hôtel du Schazthof

Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Hôtel du Schazthof

Message  Feu Duc de Silverstein le Jeu 22 Mar 2012 - 3:22

L'on avait réveillé le vieux duc dès que le nomination fut officielle. Personne ne s'y attendait, tous l'espérait. Le nationalisme se portait au pouvoir favorisé par le coup de force du Prince Zabrücksi en Edredonie, soutenu par la Grand-duchesse, plébiscité par la populaton. Silverstein en ancien soldat acceuilla tout cela avec joie, enfilant son uniforme de commodore de la Marine zollernoise paré de décoration, comme s'il était parti à la guerre. Il n'avait pas attendu le lendemain, était sorti de son lit, avait enfilé ses pantoufles et sa robe de chambre, bu son chocolat chaud, mangé ces machemallowz qu'il affectionnaient tant et s'était dirigé à trois heures du matin - pensant qu'il était certainement sept heures, vers l'hôtel du Schazthof, siège du Trézor. Il s'égarra d'abord venant frappé aux portes d'un hôtel particulier dont le majordome fut étonné de voir un militaire si âgé qui comprenait si indistinctement ce qu'on lui disait. Puis enfin, vers quatre-cinq heure, l'on arriva au Schazthof. Le personnel fut réveillé en catastrophe. La bâtisse se réveillait ainsi aux aurores.

Le vieillard gromelait déçu qu'il était qu'on l'ait cantonné à des tâches d'intendance. Comme Ministre du Trézor en effet, il aurait la charge de l'économie, de la Finance et de l'industrie. La guerre couterait chère, en or, en vivre et en munition. Le peuple zollernois tout entier serait mobiliser dans un conflit total. Il était six heures, fixé à son bureau il donnait des instructions. Etrangement, il datait tout ses messages du règne de François-Joseph III, le dernier Grand-duc qu'il avait connu encore entièrement sein d'esprit.

Sa feuille de route était désormais lisible et pour le moins directive, il pouvait en rendre compte. Reconversion, planification, production, innovation, financement étaient les grandes lignes d'un programme pensé par un militaire pour les militaires ; les civils devraient suivre de gré, ou de force... :

- Réunion avec les grands capitaines d'industries, afin d'ordonner la conversion des industries vers la guerre, et d'imposer l'augmentation des cadences sous peine d'être fusiller de nationalisation. Armement, vêtement, nourriture, rien n'était oublié.
- Réunion avec les experts économiques et militaires pour prévoir la planification économique, tant en matière de production que de recherche technologiques. Messieurs Zaporrogue et Gatline seraient invités.
- Financement de la guerre par l'émission d'un emprunt national, la spoliation des hébraïtes et des colvinistes, le don forcé gratuit de l'Eglise et le concours interessé amical des banques zollernoises. Enfin l'emprunt à l'étranger auprès du Trésor de la Baronnie de Scanthénoisie était sérieusement étudié.

Las de tant de travail, le Duc-Ministre fit mandé une domestique. La voix de l'homme était chevrotante :
Apportez moi une verveine je vous pris
avatar
Feu Duc de Silverstein

Messages : 20
Date d'inscription : 16/03/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Hôtel du Schazthof

Message  Feu Duc de Silverstein le Mar 27 Mar 2012 - 15:48

Les murs de l'hôtel du Schazthof tremblaient ce matin là. Les canons Edoranais ne bombardaient pas la capitale la capitale, bien pire, le duc de Silverstein poussait une de ces colères si typiques des hommes du troisième âge, convoquant à son discours des invectives d'un autre âge et menaçant à tout bras de faire fusiller.

- Diantre ! Palsembleu ! Non ! Non ! Monsieur le secrétaire qu'est-ce donc cela, n'y a t-il donc aucun ordre dans ces documents ? Comment cela le registre des entreprises n'a pas été mise à jour depuis près de dix ans ?! Ne désertez pas, je veux pour demain la liste complète des entreprises zollernoises ! Prenez la nuit s'il faut, vous en répondrez de votre tête.


Le duc souffla s'adossant lourdement sur son bureau, de vives douleurs se faisaient sentir dans sa poitrine. Son coeur avait supporté un assaut terrible :
Qu'on apporte mes cachets ! Qu'on apporte mes cachets ! L'on conduisit le Ministre dans ses appartements privés, lui administrant son calmant

Quelques minutes plus tard, l'orage était passé, le secrétaire de premier classe Schwarz au travail.
avatar
Feu Duc de Silverstein

Messages : 20
Date d'inscription : 16/03/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Hôtel du Schazthof

Message  Feu Duc de Silverstein le Jeu 29 Mar 2012 - 23:44

Ce jour là, le Duc de Silverstein était rayonnant. La nouvelle des victoires des armées navales zollernoises, mais surtout, le rattachement des pays du Nordenmark (littéralement la marche du Nord, aussi appelé Nordurryk), à la Sainte-Patrie n'avait pas manqué d'émouvoir le vieux militaires pourtant repus de gloires militaires et de hauts faits d'armes. On lui avait vu couler une larme. Il était de ceux qui liait monarchisme et panzollernisme. Un peuple, une religion, une couronne. Il n'était d'ailleurs pas rare de l'entendre vouer les hérétiques aux flammes, de leur promettre la déchéance civile et l'indignité nationale. Bien sûr en aristocrate de bon goût, et bien qu'agnostique dans le privé, il cultivait un Zorthodoxisme d'ordre, ferment d'unité, âme de la Patrie Zollernoise. "Tout ce qui est national est nôtre !" disait-il fièrement à qui voulait l'entendre justifier sa politique économique. Aussi, les hébraïtes, les posiédonistes, les colvinistes, etheristes, bref tous ce qui n'avait de certificat de Zorthodoxie en bon et dû forme se verrait imposer de payer un impôt dit des trois-quarts, régime de capitation qui spoliait au pauvre infidèle soixante quinze pour cent de ses revenus ; "pour réparer l'injustice des siècles d'usure" justifiait le vieux croulant. Les fiches de police n'avaient jamais été aussi utile à l'administration fiscale qu'aujourd'hui. Celui qui ne payait pas, voyait ses biens saisis au profit de la Couronne.

Un autre sujet inquiétait le Duc de Silverstein, l'exil politique et fiscal. Aussi fut-il décidé d'interdire tous transfert de capitaux à l'étranger sous peine de confiscation des sommes engagées. Enfin l'on décida de confisquer les biens des émigrés, scanthélois en particulier. Les arrêtés et décrets ministériels,lLes ordonnances grand-ducales étaient prêtes, afin de contourner les débats des parlementaires, encore fallait-il que les pleins pouvoirs soient voter au Grand-duc, que peu de personnes avait vu ces derniers temps...

Qu'importe, tout allait pour le mieux dans le meilleurs des mondes pour Sa Grâce. De plus le secrétaire de Première classe Schwarz avait remis son papier. Le pauvre Brian - c'était son prénom - n'en avait pas dormi de la nuit, il sentait horriblement le café et la transpiration mais avait pu remettre son document à tend. Le fonctionnaire civil s'était contenter d'un simple "rompez soldat" d'un ministre encore très martial. La liste des entreprises zollernoises émanait du tout nouveau bureau de la planfication économique. C'est dire les arrières pensées du ministre... Il fallait impérativement organiser la production de guerre. Le document trônait sur le bureau aux formes rectiligne, austère, sans fioriture, bref militaire. A la lecture du document, tout s'envisageait dans la tête du briscard comme sur un plan de bataille. Le Ministre-Duc déciderait, les entrepreneurs exécuteraient. Ils étaient "convoqués" au ministère pour le lendemain matin 7 h 30.





avatar
Feu Duc de Silverstein

Messages : 20
Date d'inscription : 16/03/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Hôtel du Schazthof

Message  Feu Duc de Silverstein le Sam 14 Avr 2012 - 1:48

Le Duc de Silverstein terminait sa journée. La pendule de son bureau du Schazthof indiquait minuit seize. Comme toute personne d'un âge certain il dormait peu, en bon chef militaire, il dormait bien. Il avait fait installer dans la pièce attenante à son bureau un lit de camps ; ainsi le vétéran de la marine qu'il était pouvait "être sur le pont en cas de grain". Les dossiers n'avançaient jamais assez vites bien sûr. Il fallait rudoyé le personnel pour qu'il s'exécutât dans les meilleurs délais, mais à y regarder de plus près tout n'allait pas si mal.

L'ordonnance relative aux contributions et exemptions fiscales en temps de guerre venait d'être publiée. L'on retrouvait la patte de Silverstein, mais avec la marque du Palais. Aucun n'observateur politique ne s'y était attendu, le Grand-duc entendait assumer les pleins pouvoirs qui lui était confié. Aussi avait-il prit en main l'exécutif au grand dam de Zabrücksi, qui s'était contenté d'apposer sa signature en qualité de Chancelier. Le texte avait été retravailler par le Grand-duc lui même, qui avait cru bon de mettre fin aux ardeurs discriminatoire de son ministre supprimant le cens des membres des "religions non reconnus" ; Louis considéra que leur mise au ban de la vie civile et leur exclusion des charges publique suffisait bien. Le duc s'il croyait qu'il s'agissait là d'une faiblesse d'âme, de commisération coupable à l'égard hérétiques ne s'en était pas moins en militaire obéissant se tu. Il fit instaurer une contribution des propriétaires, dont Silverstein était l'un des premiers touchés. Louis Ier avait également tenu à ce que les derniers privilèges fiscaux en matière d'impôt soit étendus aux privilégiés. Silverstein s'en était outré auprès du souverain, comme d'un affront fait à la noblesse et au clergé - zorthodoxe cela s'entend - de Zollernberg, "un manquement aux antiques traditions du Grand-duché", mais la décision du chef prise, il s'en était remis à elle. Le Duc-Ministre était resté très respectueux des hiérarchies et restait somme toute fidèle à sa devise : "l'autorité en haut, les libertés en bas !".

L'ordonnance comportait d'autres mesures, de protection fiscales bien entendu, mais aussi des contributions exceptionnelles, celle sur du clergé zorthodoxe avait suscité une grande réunion au Schazthof. Le clergé avait consenti à participer à hauteur de 15 000 £Z, une fortune ! qui était compensé par la menace de voir ses terres et ses biens imposés par le nouvel impôt sur le patrimoine et la contribution fiscale des propritaires, "mesures de merxistes" voulues par le souverain et à dessein. Taxer les plus riches thésauriseurs, qui le devenait presque davantage que la couronne, et faire payer les grands qui avaient voulus la guerre, Zabrücksi en tête qui devrait s'acquiter de pas moins de 2 875 £Z ! La valeur, ou presque de ses palais et domaine de Pratz dans le Zabrück ! Trop pour ne pas laisser indifférent, pas assez semble-t-il pour susciter une révolte des grands ; tout était dans l'art des équilibres. La population accepterait d'autant plus les sacrifices si tous les consentait. Il y avait aussi des confiscations de biens, Tous cela rapporterait près de 90 000 £Z, une somme qui dépassait l'entendement chez le simple zollernois, l'on pouvait se payer là une flotte entière !

Il fallait encore trouver quelque argent, la guerre sur tout les continents coûtait cher, très cher. Le Duc bougon après sa sortie du Palais s'était exaspérer de voir ces hordes de ligueur parcourir les rues : où était l'ordre ! se disait-il. Il pensa qu'il devrait en toucher un mot à ce Felgenheim. Cet énergumène selon Sa Grâce qui n'aimait visiblement guère les nouveautés pas plus que les nobles industrieux, "salissait la noblesse en trempant son nom de l'huile de friture". Afin de profiter de cette ardeur patriotique même turbulente, il conçu le projet d'un timbre patriotique et celui de l'émission de bons du Trézor.

Les industriels avaient eux bien négociés leur affaires, la production était augmenté avec les salaires, en échanges de l'absence de fiscalité sur les entreprises pendant la durée des hostilités. Les banquiers avait fait de même et avait consenti à prêter à 2% seulement, près de 40 000 £Z au Trésor. 130 000 £Z, 1,5 fois le trésor de l'Etat, les comptes n'étaient pas si mal. Cela ne suffirait peut être pas. Qu'importe on lancerait des opérations de prédation. Le Skotinos, plein de diamant et de pierreries était un objectif en vu. Demain, l'on travaillerait à l'organisation de la production, il fallait se coucher. Morphée s'emparait de tous, même lorsque l'on était Duc et Pair.
avatar
Feu Duc de Silverstein

Messages : 20
Date d'inscription : 16/03/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Hôtel du Schazthof

Message  Feu Duc de Silverstein le Dim 6 Mai 2012 - 0:16

Ce soir là l'on faisait des cartons au Schazthof. Refusant la capitulation et le diktat de Pepperstadt, la rupture était consommée entre le Duc des Zorcades, chef du gouvernement et le Duc de Silverstein, ministre du Trésor. L'honneur d'un Duc de Silverstein ne pouvait subir telle humiliation. Edoran avait fait supporté au Grand-duché le poids des avanies, de l'humiliation devant la communauté internationale. S'en était trop. L'armée pouvait encore tenir, l'argent ne manquait pas, et l'on devait supporter de scandaleuses indemnités de guerre. Le Duc de Silverstein s'il était parfois gâteux, n'en avait pas moins fait sa propre analyse du conflit : les forces internationalistes s'étaient ligués contre le nationalizme Zollernois, assez puissant pour soutenir tous les autres nationalistes et rentré en conflit avec les intérêts des capitalistes comme des socialistes. Le Zollernberg venait d'être immolé sur l'autel du mondialisme. Le Duc de Silverstein en était convaincu. Les causes la défaite en étaient le désordre qui avait perturbé l'effort de la Nation, le multiculturalisme et le cosmopolitisme qui en avait anéanti l'unité, la négation des libertés fondamentales et de la société d'ordre qui en avait bouleversé l'équilibre. Sa lettre de démission était motivée et fut actée par le Grand-duc qui souhaitait la paix et dénonçait son ministre.

La démission n'était pas synonyme d'abandon. Il n'était pas question, à soixante-quinze ans d'abdiquer. Le vieux soldats sonnerait pas la retraite lui. Sa démission, acte posée en conscience, et en toute loyauté à l'égard de sa pensée, aurait une conséquence : la création du PNZ, le Parti Nationalizte de Zollernberg qui avait pour vocation de rassembler tout les patriotes autour de l'idée nationale. Ce serait sa machine de guerre, et l'on reconquerrait l'état. Il se mit en rapport avec ce Felgenheim qu'il jugeait un peu trop rustre et industrieux pour sa condition de noble.

Le Nationalizme ne mourrait pas, demain comme aujourd'hui il serait l'âme du Zollernberg. Des hommes d'honneur le relèveraient pour le servir et brandir toujours haut le drapeau de la Sainte-Patrie, étendart des Nations opprimés et asservis, véritable guidon du Zollernberg
avatar
Feu Duc de Silverstein

Messages : 20
Date d'inscription : 16/03/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Hôtel du Schazthof

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
 
Permission de ce forum:
Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum