Un jeune cadet désoeuvré

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Un jeune cadet désoeuvré

Message  Ozcar M. von Zabrücksi le Sam 14 Mai 2016 - 11:15

Le Prince Zabrücksi avait eu deux garçons. L’aîné, Philipp, était destiné à suivre une voie toute tracée, celle de son père et de son grand-père. Il en allait autrement pour Ozcar, fils cadet du Prince. Il n'hériterait de rien, si ce n'est de son nom. Parfois, l'ancienne gouvernante des deux frères, se laissait aller à quelques confidences avec la liberté de ton qui caractérise la vieillesse, et remarquait que le Providence avait mal fait les choses en promettant les rênes de la maison Zabrücksi à Philipp.

Non pas que le jeune homme soit un incapable. Après son adolescence tourmentée, il devenait un jeune homme accompli. Toutefois, Ozcar avait bien plus d'envergure. On connaissait sa force morale, son énergie, et son sa soif inextinguible d'aventures et de périls. Les deux jeunes hommes ne s'étaient guère entendus dans leur enfance. Philipp étant un rat de bibliothèque, tandis qu'Ozcar avait fait des jardins de Pratz un domaine où il était le chef. Enfant, il y faisait manoeuvrer comme un régiment les gamins du voisinage sous le regard admiratif de son père.

Et pourtant, Ozcar ne savait que faire de sa vie. Cadet, il n'hériterai jamais de la maisonnée Zabrücksi... A la fin de son adolescence, un élan mystique l'avait poussé à réfléchir un temps à la vocation. Il s'était vite ravisé.

L'armée lui avait tendu les bras. Enthousiasmé un temps, il avait vite déchanté. Zandhurst ne promettait pas la grande aventure mais une vie de caserne morose. Le Zollernberg était en paix, les Zindes calme, le micromonde tranquille.

Son père avait alors pris la main. Il lui avait suggéré de devenir capitaine d'industrie. Ozcar avait soupiré, peu enthousiasmé par la perspective de rester sa vie derrière un bureau à compter pertes et profits du mois.

En l'état, le Zollernberg n'offrait rien à son tempérament fougueux. Aussi, il s'était décidé à tenter sa chance à l'étranger. La Russlavie, toute proche, l'appelait. La modernité n'était pas encore entré de plein pied dans le pays. On pouvait encore y vivre comme un chevalier. Il y avait tant de choses à bâtir, tant de fiefs à conquérir.

Ozcar avait demandé à son père d'user de son réseau pour l'aider à trouver une situation en Russlavie. Le Prince avait écrit au Ministre des Affaires Étrangères Russlaves, Alexandre de Klausburg, dont il avait bien connu le père. Ce dernier était prêt à la recevoir. La mère d'Ozcar s'en était mêlé, et lui avait intimé de ne jamais oublier qu'il était né prince zorthodoxe et zollernois. Ozcar avait acquiescé, arguant que c'était bien cet état qui lui donnerait le droit de régenter les moujiks.

Le 14 mai, Ozcar s'était embarqué pour Gornograd, déterminé à saisir le monde.
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Ozcar M. von Zabrücksi

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