Présentation du Kronprinz

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Présentation du Kronprinz

Message  Feu Louis Ier le Ven 13 Avr 2012 - 19:49

Le petit Kronprinz Victor August était présenté à la Cour. Le jeune enfant était depuis quelques semaines le centre de toute les attentions. Espoir d'une, dynastie, une naissance emportait toujours l'adhésion des peuples. Ce prince de l'aveu de Zabrücksi règnerait sur un empire immense. Des puissances étrangères, en premier rang desquels figuraient Edoran la honteuse avait mis publiquement en cause sa légitimité, ce qui n'avait pas manqué d'agacer le Palais Cobourg. Louis se souvenait bien qu'il avait il y a neuf mois de cela et à plusieurs reprises ensuite rendue hommage à son épouse. Il avait arrêté de fréquenter la couche nuptiale trois mois après le début de la grossesse princière. Cela n'était plus guère envisageable du fait de son poids, ni recommandable pour la santé de la souveraine. Il était ridicule que l'on pensât le Prince auteur de ce fait d'arme, quand bien même Marialyn avait été volage, le Kronprinz était bien de Louis.

L'on pouvait d'ailleurs s'en assurait facilement le bambin comme le monarque avait une tâche de naissance à la fesse droite, marque héréditaire des Klausbourg. On la surnommait griffure de dragon, elle se transmettait de génération en génération. Elle était la marque de la vivacité dynastique, une vieille légende angmarienne racontait qu'un dragon terrifiait la ville de Klausbourg, le seigneur et comte du lieu Klausdène, lui porta l'estocade, non sans être blessé au fessard. Le reptile lui aurait transmis son pouvoir. Le sang chariant des forces surnaturelles, aurait consacré les Klausbourg dans leur rôle de lignée royale. La dynastie fit du dragon son emblème. C'était une légende à peine croyable pour un zollernois, voir même risible, mais qu'importe, la tâche de naissance valait légitimité. Le Kronprinz était bien le fils du Grand-duc.

Louis Ier offusqué aurait voulu montrer son postérieur et celui de son enfant à la Cour afin de prouver qu'il en fût bien le père. Fort heureusement pour l'image de la Monarchie zollernoise, le Chambellan Smith l'en avait dissuadé. L'on aida le Grand-duc à s'installer sur son trône. Il ne se déplaçait plus qu'à l'aide de béquille à cause de sa goutte, et on lui remis le couffin qu'il présenta à tous, l'enfant emmailloté était couvert d'un mantelet d'hermine : il dormait du sommeil du juste. La famille Grand-ducale, les pairs, le corps diplomatiques, le gouvernement, des représentants du Parlement, de l'armée et des corps constitués, des prélats ; tous étaient là.

La salle s'était tue à l'entente des trompettes qui annonçaient le souverain. La gêne s'était emparée de l'assemblée lorsque l'on avait vu le Grand-duc podagre presque grabataire, intellectuellement apte mais physiquement impotent. La Grand-duchesse sembla mortifier par la honte de se poser au côté d'un tel mari. Le monarque parla :


"Excellences, Nobles Pairs, estimés sujets, il m'est un plaisir de présenter à votre hommage, notre fils le Kronprinz Victor-August. Il est une joie pour un père de regarder son fils comme l'on regarde l'avenir, avec plein d'espoir et enthousiasme, nous souhaitons que les aspirations de nos peuples se réalise en lui comme elles se sont réalisées en nous. Nous formulons pour cette naissance le voeu de la palais et de la Concorde dans les nations et entre les peuples. Messieurs, Longue vie au Kronprinz, longue vie au Zollernberg."

La salle emportée par les maréchaux et généraux présents s'enthousiasma : "Longue vie au Kronprinz ! Longue vie au Zollernberg !". L'on remis l'enfant à la Grande-duchesse, sa mère, afin de soulever le pesant souverain. Le gentilhomme chargé de la tâche devint rouge, le souverain avec lui. Le Grand-duc dont le fessier avait considérablement grossi était coincé sur son trône. Cela lui était arrivé une fois dans sa baignoire, il n'avait fallu pas moins de dix personnes pour l'en soulever, 175 kilos n'étaient pas une mince affaire ! Des gardes accoururent, le Chambellan Smith se garda de ne pas paniquer, les courtisans gardèrent leur rire, les ambassadeurs étrangères firent mines de ne rien voir. Une demi heure plus tard l'affaire était résolue. Louis fut libéré de son siège. L'on avança son fauteuil que poussait son valet de pied et garde du corps, un colosse zindien, dénommé Rouztan, qui intrigait toujours la Cour par son costume de zipayes dont il avait été, en même temps qu'il en imposait par son allure de mastodonte. On ne l'entendait jamais, on s'en effrayait, ce qui n'était pas sans amuser le Grand-duc. Le Chambellan Smith s'agitait dans tous les sens pour présenter le Prince de Battenberg-Asthénias au Grand-duc.

Zabrücksi dans un coin était ombrageux. La naissance d'un fils semblait rendre ses forces au Grand-duc. Ainsi, il renaissait à la vie politique.

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Feu Louis Ier

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