Ouverture de la XXIXe législature

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Ouverture de la XXIXe législature

Message  Zollernberg le Mar 11 Avr 2017 - 20:38

De tous les évènements de la vie politique zollernois, le plus important sinon le plus fastueux, est sans nul doute l'ouverture de la nouvelle légal

La cérémonie était codifiée depuis l'avènement du parlementarisme zollernois. Certains observateur étrangers la disait surannée, mais c'était sans comprendre les fondements de la politique zollernoise. La démocratie zollernoise entretenait la fiction d'une monarchie forte rendu ainsi capable d'exercer le rôle arbitrale nécessaire à l'équilibre des institutions. C'était là le pacte qui liait la famille régnante à la nation.

Tout y était minutieusement réglé et hautement symbolique signifiant tout à la fois l'indépendance du Parlement, représentant la Nation, à l'égard du pouvoir royal et la prééminence du Souverain, et parfois même les querelles qui avait exister entre le Souverain et les Parlementaires. C'est ainsi qu'un député était traditionnellement retenu en otage au Palais Cobourg.

Le carrosse de la Souveraine avait quitté le Palais Cobourg sous l'escorte des Gardes du Corps et des Gardes Pruzziennes, les premiers encadrant directement le carrosse. Le détachement était placé sous les ordres du Colonel-Général de la Garde Pruzzienne, chef de la Maison Militaire de Son Altesse Royale. Comme à leur habitude les badauds étaient venus nombreux saluer leur souveraine. Ils étaient parfois venus tôt le matin se placer sur le passage du cortège royale qui empruntait le boulevard de la Couronne pour rejoindre le Palais de Westernhalen, siège du Parlement. Puis le cortège traversa les grilles de l'enceinte. La Souveraine, habillée d'une robe et couronnée d'un diadème fut accueillit sur les marches du Parlement par la Chambellan, L'Honorable Alexander Lemberg, pendant que l'étendard royal, aux armes de la Maison de Zollernberg, était hissé au sommet du parlement, remplaçant le drapeau national. A l'intérieur de l'édifice, le Chambellan lui remit la Couronne impériale escortée quelques heures plus tôt, depuis la Citadelle de Wilhelstaufen jusqu'au Palais de Westernhalen. Le son des trompettes résonna sous les voussures gothiques de l'édifice séculaire, Son Altesse Royale, manteau d'hermine sur l'épaule, porté par quatre jeunes pages, ceignant la couronne impériale, pénétra dans la Chambre des Pairs avança jusqu'au trône dont la tapisserie reproduisait les armes de la Maison de Zollernberg. Tous s'assirent à la demande de la Souveraine. Chacun portant son manteau écarlate à épitoge d'hermine dont le nombre des rangs était variable selon la place dans la pairie, 4 pour un baron, 5 pour un vicomte, 6 pour un comte, 7 pour un marquis, huit pour un duc ou un prince. On trouvait aux premiers rangs, selon l'ordre de création de la pairie, le duc de Wilhelstein, le duc des Zorcades, la duchesse de Silverstein et le duc de Wasserland, puis le comte de Zunderland et le vicomte de Siegbaden, enfin au rang des barons, l'on pouvait apercevoir, le baron de Forzinger et le baron de Lezingham, ancien premier ministre retiré des affaires. La Souveraine s'assit, invitant les nobles pairs à s'assoir à leur tour :
"Asseyez, vous Messeigneurs". L'atmosphère était celle des anciens conseils où le Souverain médiéval entouré de ses pairs gouvernait le royaume. Son Altesse Royale manda l'huissier à la robe noir afin qu'il invite les députés à rejoindre la noble assemblée. C'est ainsi que l'ont pu assister à une de ces traditions signifiantes de l'indépendance du Parlement à l'égard de la Couronne.

Lorsque l'huissier à la robe noir frappera à la porte de la Chambre basse, restant close afin, cela à deux reprise, avant d'être admis à pénétrer dans la Chambre à la troisième, prononçant la formule consacrer par les âges :
"Monsieur le Président, Son Altesse Royale la Grande-Duchesse commande aux honorables députés réunis en Parlement de l'assister immédiatement à la Chambre des Pairs". Tous s'exécutèrent menés par le Premier Ministre Adelzcott. Dès lors le discours du Trône, prononcé par Son Altesse Royale fixant, devant le Parlement, l'action de "Son" gouvernement durant la législature pouvait débuter. Les apparences étaient conservée. Le discours était en réalité l'œuvre du Premier Ministre. Le cœur du pouvoir zollernois, de la décision publique, était désormais le Palais de l'Adlersberg.

Zollernberg
Admin

Messages : 489
Date d'inscription : 07/08/2011

Voir le profil de l'utilisateur http://zollernberg.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum