Camp militaire de Kattowitz - Wasserland Occidental

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Camp militaire de Kattowitz - Wasserland Occidental

Message par Radülf Friedlander le Ven 27 Oct 2017 - 2:38

Le moteur de la voiture toussa et Radülf Friedlander posa le pied à terre. Il remercia nonchalamment l'ordonnance qui l'avait amené jusqu'ici et leva les yeux. Devant lui s'étalait l'entrée du camp de Kattowitz, le camp où l'on formait les meilleurs soldats du monde !

Friedlander eut un sourire de contentement. De sa position, il apercevait l'esplanade centrale du camp où des dizaines de jeunes zollernois enchaînaient les pompes sous les vociférations d'un adjudant particulièrement zélé. Notre homme eut un sourire, et cette vision le renvoya à ses propres classes. Assurément, Friedlander était un brave, l'un des derniers officiers encore en activité depuis la Guerre de Réunion. Il y avait fait ses premières classes sous la main bienveillante de Feu le Prince Zabrücksi. Tout était allé ensuite très rapidement, la gloire avec la nomination au prestigieux poste de Lieutenant-Gouverneur des Zindes, puis la déchéance quand il avait été condamné et ostracisé après une sombre affaire de mœurs avec une princesse zindienne. La traversée du désert avait duré six ans. Et puis le PCZ s'était souvenu de lui, et fort de l'appui de ce parti, il avait été élu député, puis ministre. L'une de ses grandes réussites avait été la refondation des ZZZ, mis à mal par l'incompétence sotte de Gatline. Depuis, le réseau d'espionnage zollernois était l'un des premiers au monde !
Redevenu ministre, Friedlander avait voulu laisser une deuxième empreinte. Le micromonde restait instable et propice aux conflits. Le Zollernberg était loin des conflits, il restait pur et virginal, et jamais Friedlander ne supporterait qu'il fut un jour envahi, défait et démenbré. Ainsi, afin de conserver la paix, il avait du préparer la guerre. Patiemment et minutieusement, il avait mené sa réforme de l'armée zollernoise. Celle-ci devait être aussi réglée et minutée qu'une horloge. Et puis, il fallait penser à la guerre moderne. En ce lieu même de Kattowitz, modeste bourg à trente kilomètres au sud de Zollenhafen, sur cette terre-même que les ennemis du Zollernberg rêvaient de lui arracher, Friedlander forgeait patiemment son arme.

La guerre changeait. Depuis plusieurs décennies déjà, les belles lignes de fantassins braillards se faisaient rares. Les armées se dotaient de forces spéciales pour créer la rupture chez leur adversaire. Friedlander voulait plus que cela. Il voulait créer une nouvelle unité. Un nouveau corps de combat, formés des éléments humains les plus doués et les plus entraînés. Il voulait rassembler l'élite de l'élite, les plus durs à cuire auxquels on auraient donnés  les meilleurs commandants et l'équipement le plus à la pointe.

Le vieil officier rêvait de créer des unités en mesure de mener, de façon autonome, des opérations d’une durée pouvant aller de quelques heures à plusieurs semaines, dans un contexte hautement hostile. Elle agirait avec un effectif réduit contre des adversaires nettement plus nombreux en faisant appel à toutes sortes de techniques et tactiques particulières dans le but d’exploiter les points faibles de l’ennemi et d’en tirer un avantage décisif.

En un mot, Friedlander voulait que ces soldats soient les meilleurs du monde, qu'ils soient craints par tous les militaires du monde, qu'ils soient la première balle implacable de la pax zollernae.

Et devant trois mille jeunes zollernois musculeux, rangés en un carré parfait, le regard droit sous leur casque d'acier, il leur tenu un bref discours, transmettant son enthousiasme, et pour finir, il leur avait hurlé :


- VOUS SEREZ L'OURAGAN QUI S'ABAT SUR LES DÉMONS ! VOUS SEREZ LA MORT DE NOS ENNEMIS ! VOUS ÊTES NOS ZTURMTRUPPEN !!!
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Message par Lt Col von Braunsberg le Ven 27 Oct 2017 - 14:25


Le lieutenant-colonel von Braunsberg était l'un des officiers les plus brillants de ce génération. Il avait été personnellement félicité par von Wölfenbuttel lorsqu'il était sorti major de sa promotion vingt années auparavant. Le jeune lieutenant avait ensuite brillamment mené sa troupe lors de la campagne de Parranie et tous ses supérieurs avaient relevé son courage, son intelligence tactique et l'autorité rayonnante qu'il exerçait sur ses hommes. Chaudement recommandé par les têtes de l'armée zollernoise, c'est tout naturellement qu'il avait été choisi pour former les soldats du douzième régiment de Zturmtruppen.

Instructeur chevronné, le lieutenant-colonel était connu dans toute l'armée zollernoise pour ses redoutables méthodes d’entraînement. A six heures du matin, au premier jour, il décida de prendre en main la première compagnie.

Un lieutenant était entré dans le dortoir et avait hurlé :


- Vous avez quarante-cinq secondes pour vous retrouver en tenue de combat sur l'esplanade ! Rauz !

Et quarante-cinq secondes plus tard, trois cent casques, avec en dessous trois cent garçons dont le pouls battait à rompre étaient alignés face au drapeau.

von Brausberg s'avança. Il faisait près d'un mètre quatre-vingt dix pour au moins autant de kilos de muscles. Il se savait impressionnant et il en jouait.

- Garde-à-vous ! hurla le lieutenant !

Les jeunes gens s'exécutèrent au centième de seconde.

Très bien, fit-il doucereux, en s'avançant vers le premier rang. Messieurs, j'ai l'impression que vous avez choisi sans bien discerner d'entrer chez les Zturmtruppen. Vous avez été habitués à ce qu'on loue vos aptitudes et vos états de service. Il n'y a aucun rapport avec ce que vous avez connu dans vos régiments que vous avez volontairement quittés. Aucun d'entre vous ne semble apparemment constitué pour cette tâche. J'espère que je me trompe et que vous allez me prouver le contraire. J'espère que je n'aurais pas à vous expédier dans une unité de discipline pour vous apprendre à ne pas vous tromper dans votre jugement.

- Position allongée ! A terre !

Sans réfléchir un instant, tous les soldats étaient allongés sur le sol.

Alors le lieutenant-colonel s'avança comme un promeneur sur la plage et marcha sur le sol humain. Ses bottes chargés d'au moins cent kilos, foulaient les corps paralysés de terreur et s'appliquaient posément sur un dos, un casque, une main et personne ne bronchait. Se faisant, il continuait son petit discours.


- Pour être ici, il vous faudra donner beaucoup plus que vous ne l'avez certainement supposé. Il ne s'agit pas de savoir simplement manier une arme et d'avoir bon moral : il faut beaucoup, beaucoup de courage, du cran et de la persévérance, de la résistance à n'importe quelle situation. Nous sommes le premier corps de la première armée du micromonde. Pour y faire honneur, il nous faut des hommes et pas des lavettes comme vous. Je vous préviens, ici, tout est difficile, rien n'est pardonné, et chacun doit avoir des réflexes en conséquence.

La matière humaine ne disait mot, impressionnés, la tête vide.

- Garde-à-vous !

D'un seul bond, les jeunes soldats furent debout.

- Mais pour commencer, nous partons à la plage. Si ces messieurs veulent bien se donner la peine de me suivre ...
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Re: Camp militaire de Kattowitz - Wasserland Occidental

Message par Andreaz Janzen le Dim 29 Oct 2017 - 0:38

Andreaz Janzen était l'une des jeunes recrues du terrible lieutenant-colonel von Braunsberg. Issu d'une famille de bonne réputation, excellent élève,  le jeune homme avait très tôt de rêver de servir le drapeau. Il avait choisi la voie royale : l'armée. Rapidement, ses supérieurs remarquèrent ses bonnes aptitudes et son état d'esprit irréprochable et le poussèrent à aller plus loin : il intégra les Zturmtruppen.

Aujourd'huit, toutefois, Andreaz se sentait tout petit. Comme les autres, il avait suivi le zpeech pour le moins évocateur de son redoutable instructeur.

- Aujourd'hui, messieurs, nous partons pour la plage ...

Puis, le lieutenant-colonel avait désigné une centaine de soldats.

- Aujourd'hui, vous serez, chers amis, des favorisés. Position allongée, à terre !

Les deux hommes restants avaient du empoigner à deux un soldat. Andreaz s'était mis avec Hallz un vieux copain. Il avait empoigné un camarade et le tenant tous deux à bout de bras, ils avaient suivi leur chef comme des moutons suivent leur berger. Ils avaient commencé par gravir une colline. Une fois, là-haut, ils la dégringolèrent pour traverser un village. Pour leur donner du cœur à l'ouvrage, Braunsberg leur fit accélérer le rythme et déjà certains  lachaient leur colis. Tel un rapace, l'officier bondissait sur eux et chargeaient le dos des récalcitrants d'un homme.

Cette escapade dura.

Au bout de vingt minutes, Andreaz ne sentait plus ses mains, au bout de trente, la douleur le faisait grincer des dents, au bout de quarante, les larmes lui vinrent aux yeux.


- Hallz, je n'en puis plus. Je vais lâcher je n'en peux plus, je m'effondre.
- Andreaz non ! Tiens camarade répondit-il en lui saisissant une main d'une puissante poigne. Il faut tenir ! Tu ne veux pas en porter un tout seul, non ?
- Je vous demande pardon les gars, j'aimerais mieux marcher moi-même ...

Andreaz lâcha finalement son homme. Au bord de l'effondrement physique, il geignit en secouant ses mains blanches vidées de leur sang. Aussitôt, Braunsbger lui donna un coup de cravache, le traita de bon-à-rien et lui adjoignit un nouveau camarade. La tête bourdonnante, chargé d'un soldat d'au moins quatre-vingt kilos, Andreaz reprit sa pénible marche.

Cette exercice dura plusieurs heures. L'officier voulant pousser ses hommes à l'extrême limite de leur résistance, qu'il soupçonnait toujours un peu plus loin.


Enfin, on arriva à la plage.

- Messieurs. Heureux de vous voir enfin à bon port. Je vous sens rouge de fatigue. Je vous propose de vous délasser avec une petite baignade.

Le lieutenant hurla.

- Soldats ! Assis ! Face à la mer, en tailleur, empoignez-vous les uns les autres !

La baignade en question était l'un des innombrables exercices dont regorgeait l'imagination de Braunsberg. Andreaz et ses camarades eurent un court répit, et les vagues glacées de la Crazee d'octobre les balayèrent, les laissant toujours plus trempés et transis de froid.

Braunsberg et les lieutenants passaient parmi eux, leurs épaisses bottes les protégeant du froid coupant de l'eau. Ils les apostrophèrent et malgré leurs coeurs qui semblaient défaillir à chaque reflux de l'eau, Andreaz et Hallz puisèrent en eux la force de répondre au lieutenant qui leur disait, moqueur, qu'ils allaient craquer :

- Non chef ! Jamais chef !

L'exercice dura une heure. Quand Braunsberg les estima assez lessivés, il les fit lever, et Andreaz, malgré sa robuste constitution ne sentait plus ses jambes ..
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Re: Camp militaire de Kattowitz - Wasserland Occidental

Message par Andreaz Janzen le Dim 29 Oct 2017 - 11:41

- Garde-à-vous !

Les trois cent bonshommes s'exécutèrent en un instant.

Bien reprit le lieutenant-colonel. Je pense, Messieurs, que vous vous êtes assez délassés. Je vous propose un autre exercice pour vous dénouer les muscles.

Se faisant, il pointa du doigt un petit monticule distant d'environ quatre cent mètres.


- Imaginons, Messieurs, dit-il d'un ton enjoué, que les Krasslandais, surmontant leurs angoisses, se soient enfin décidés à nous attaquer .. Imaginons, que ceux-ci, aient pris cette position que vous apercevez au lion et qu'ils l'aient truffée de mitrailleuses. Imaginez, reprit-il d'un ton encore plus enjoué, que nous ayons de bonnes raisons de raser ce nid de mitrailleuses ! Hé bien, je vais me rendre là-bas, et vous allez me rejoindre en rampant, gare à vous si je voie une tête qui dépasse !

Andreaz et ses camarades fixèrent, éberlués, leur officier, se demandant s'il allait vraiment tirer sur eux à balles réelles. Toujours est-il que les quelques minutes que prit le colosse pour rejoindre la position fut l'une des rares occasions qu'eut Andreaz de se reposer pendant ses classes au Zturmtruppen.


- Position allongée ! A terre !

Trois cent gaillards foncèrent vers le sol sans réfléchir. Ils commencèrent leur long périple vers leur chien de garde. Au bout de trois cent mètres, les balles de son revolver commencèrent à siffler parmi eux. Andreaz rentra machinalement la tête dans ses épaules tandis que Hallz grommelait contre ce damné instructeur.

Il y eut d'autres exercices cette journée-là. Tous devaient endurcir ces gars et entraîner leur volonté. Au soir, après ce qui sembla être un éternité aux recrues, Braunsberg les fit rentrer au camp. En rang de cinq, les soldats prirent un pas en chantant à tue-tête des airs militaires. Arrivés au camp, ils durent encore saluer le drapeau.
Les souvenirs d'Andreas pour cette journée furent ensuite assez confus. Au "repos ! " du lieutenant, il y eut une cohue de gars aux yeux creusés et affamés vers la cantine. Andreaz et ses compagnons engloutirent en quelques minutes une portion de nourriture d'un demi-kilo. Puis, il rentrèrent au dortoir, et la tête bourdonnante, Andreaz se jeta sur son lit. La fatigue lui faisait voir des papillons, et il ne put déchiffrer une lettre envoyée par sa fiancée. Au bout de quelques minutes, il s'enfonça dans un sommeil comateux et réparateur.

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Re: Camp militaire de Kattowitz - Wasserland Occidental

Message par Andreaz Janzen le Mer 1 Nov 2017 - 2:22

Six mois s'écoulèrent au camp de Kattowitz pour Janzen, Halls et les autres. Au cours de cette durée, Andreaz connut tous les exercices et les épreuves qui devaient faire de lui et de ses camarades les meilleurs soldats du monde.

Il y eut les exercices pour endurcir le caractère et fortifier la capacité de résistance. De nombreuses fois, les recrues durent traverser des courants d'eau glacés du Wasserland, plusieurs autres connurent les affres de la claustrophobie quand il durent ramper des heures durant dans des conduite de gaz. L'exercice qui avait terrorisé le plus Andreaz fut sans conteste celui de la défense anti-chars. Les soldats devaient rester immobiles dans les tranchées alors que les chenilles des blindés passaient le long des parapets à quelques dizaines de centimètres de leur tête. Andreaz, qui était un garçon plutôt solide, avait à chaque fois hurlé d'effroi.

Il y avait les exercices de musculation interminables où les jeunes gens enchainaient les exercices physiques les plus éprouvants. Les exercices de tir, plusieurs heures par semaine, où Andreaz en dépit de ses efforts, ne parvenaient à égaler les scores absolument fabuleux de son copain Hallz. Il fallait aussi compter sur les heures de formation tactique, exercice que l'on crut d'abord reposant, avant de comprendre qu'il était mis en oeuvre dans des travaux pratiques menés bien souvent de nuit. En effet, de manière régulière, les garçons étaient réveillés de nuit par les coups de sifflet stridents du lieutenant. Ils devaient alors se présenter en tenue de combat dans la cour en moins d'une minute. Parfois, ils étaient renvoyés à leur lit, souvent, ils partaient pour de longues manœuvres en forêt.

Von Braunsberg terrifiait ses hommes. Ce dernier exerçait sur eux une pression constante. On craignait ses engueulades, ses taloches, mais pire encore ses punitions. Un certain nombre de recrues avaient déjà failli à son entraînement, et il avait été condamnée à la terrible punition du poteau. Les punis menaient la même vie que les autres, mais le soir, ils étaient menottés à un poteau qui les forçait à rester assis ou debout. Le lendemain, leur intérêt les commandait à se surpasser plus encore pour que le tyran lève la punition. Au bout de plusieurs jours de ce traitement, les gars échouaient chez le médecin du camp pour neurasthénie, et ils étaient renvoyés chez eux, honteux de ne pas avoir été à la hauteur.

Évidemment, ces traitements donnaient lieu à des blessures. Il y en eut des dizaines dont certaines fermaient à leurs "bénéficiaires" définitivement les portes de l'armée. Pneumonies lors des campagnes, membres écrasés par les chars d’entraînement, blessures et entailles par des baïonnettes ou des grenades maniées maladroitement, fractures de fatigue lors des interminables marches.

Pour autant, personne ne détestait von Braunsberg. Andreaz, comme tous ses camarades, était un volontaire. Il avait la hantise de ne pas réussir, le farouche désir de devenir un zturmtruppen, et dans le fond de son cœur, l'espoir de devenir un jour un officier de la trempe de von Braunsberg.
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Re: Camp militaire de Kattowitz - Wasserland Occidental

Message par Lt Col von Braunsberg le Mer 1 Nov 2017 - 12:20

Huit mois s'étaient écoulés et von Braunsberg était fier de ses gars, même s'il ne leur l'avait jamais témoigné, avant ce jour-là. Il y avait eu un écrémage certes, mais aujourd'hui, il avait les deux mille gaillards qui formeraient son régiment.

- Messieurs, je dois vous le dire. Vous avez été à la hauteur, et je suis fier de vous. Vous formerez la division d'élite dont nous avions rêvé.

Ce soir, lors d'une veillée qui plongeait le camp dans une atmosphère wagnerienne, les soldats allaient prêter serment de fidélité au drapeau. Devant les porte-torches des lieutenants, chacun des soldats s'avançaient vers lui et juraient à voix haute :

- Je jure de servir le Zollernberg et la Couronne avec un dévouement sans faille. En tout temps et en tout lieu, j'accomplirai les missions demandées par mes supérieurs avec une farouche volonté de gagner et de vaincre au péril de ma vie si nécessaire.

- Je jure d'agir avec honneur, franchise et loyauté. Toujours, je serai maître de ma force. J'obéirai aux ordres dans le respect des lois, des coutumes de la guerre et des conventions internationales. A chaque instant, je serai un ambassadeur des valeurs de liberté, de justice et de charité de l'éternel Zollernberg.

- Je jure de défendre l'institution militaire. Je m'engage à faire vivre les communautés militaires unies dans la discipline et la fraternité d'armes.

A l'issue de cette protestation d'honneur, le lieutenant-colonel épinglait les insignes du régiment sur les tenues de ses gars. Ceux-ci se raidissaient, et serraient avec effusion la main que leur tendait von Braunsberg.

On salua les drapeaux et von Braunsberg offrit un verre de vin fort bon. Passant dans les rangs, il s'arrêta devant plusieurs soldats, les félicitant. Ils envoyaient de bons soldats au 12ème régiment d'infanterie de zturmtruppen.

Enfin, en grand seigneur, von Braunsberg octroya trois jours de repos à ses hommes. Ceux-ci l'avaient bien mérité. A l'issue de ce délai, les gars partiraient pur leur casernement. Il y aurait toujours des entraînements intensifs évidemment, mais les classes étaient finies.
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