Au Carlzberg

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Message par Edorel Gatline le Mer 18 Avr 2012 - 21:37

suivant l'entretien avec le Grand-Duc, l'entretien avec le Prince Zabrucksï. Si avec le Grand-duc Gatline était plutôt à son aise, il en serait naturellement tout autrement avec le Prince. Les deux hommes ne s'était plus parlé directement depuis "l'incident" d'Edredonie. Et même pour l'accouchement de la Grand-Duchesse, ils ne s'était que entre-vue.

Actuellement la guerre était à l'avantage du Zollernberg, mais Edorel commençait à sentir une pointe de fatigue. L'ennemie même avec des revers cinglant en profiterait certainement. Les projections et les pronostics d'Edorel indiquait donc qu'il serait naturellement question de la continuité de la chose. La question du Micrarctique ne serait certainement que survoler.

Devant le bâtiment il était tout naturellement attendu par l'homme de main de Zabrucksï. Celui-ci le conduisit jusque au cœur même du commandement zollernois. La salle remplie d'officiers courant de toute part, des cartes partout (à peine si on y marchait pas dessus un pas sur trois.) Le Prince-Amiral lui-même était penché sur une carte ou était représenter les différentes force en opposition. Edorel n'osa pas le déranger.
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Re: Au Carlzberg

Message par Feu Prince Zabrücksi le Jeu 19 Avr 2012 - 0:48

- Ah, monsieur de Gatline ! Je vous en prie, approchez ! Messieurs, messieurs, écoutez, je tiens à vous présenter monsieur de Gatline, l'auteur du raid en micrartique. C'est un banni très vaillant. À nos yeux, c'est l'officier idéal !

Quelques officiers tinrent à serrer la main du directeur des ZZZ, Gatline s’exécutait poliment. Ce genre de cirque n'était visiblement pas dans ses habitudes.

Reprenant pour eux seuls, le Prince rajouta:

- Je n'ai pas fait mention de votre pessimisme et de votre défaitisme constant Gatline mais peu importe mes félicitations pour votre raid. Monsieur Friedlander ici présent m'en a fait un récit passionnant quoique parsemé de mots fleuris. Peu importe, j'attends un rapport précis des dégâts que vous avez occasionné.

Un officier vient interrompre la discussion.

- Quoi, colonel ? Si je veux un manoir à Ludwigstadt ? Je n'en ai que faire ! Ne me dérangez pas avec des broutilles !

Se retournant vers Gatline, le Prince suggéra.


- Dites, entre nous, vous ne voulez pas prendre quelques habitations en Ludwigstein ? Nous peinons à trouver des colons, et j'ai suggéré aux grands nobles du Grand-Duché d'acheter une propriété afin de montrer l'exemple. En parlant de cela, j'ai a causé avec vous de votre avenir.

Le Prince tourna les yeux vers la foule d'officiers. Vraisemblablement, il y repéra un visage connu.

- Steinwalder, que faites-vous ici ? Vous êtes cantonné à Azzpen !
- Hé bien, Monsieur le Prince, étant dépourvu d'emploi depuis la prise du Nordenmark, j'ai osé venir vous solliciter une permission pour le grand bal de Whilel ...
- Retournez à votre poste. Si vous n'avez pas quitté la ville d'ici une heure, je vous ferais fusiller sur le champ.

Se retournant vers Gatline, le Prince reprit.

- Où en étais-je déjà ?
- Vous prétendiez me dicter mon avenir ...
- Ah, en effet. Vous n’êtes plus le mercenaire que j'ai rencontré à mon Hôtel. Je suis satisfait de vos services. Votre ingéniosité et votre indépendance d'esprit me plaise. Vous avez parfaitement rempli votre mission. Le peuple vous adore, vous faites la fortune des bouquinistes racontant vos péripéties.
Gatline, oubliez le rôdeur, la baroudeur, vous êtes directeur du ZZZ et officier de l'armée. Il vous faut devenir un véritable notable zollernois désormais. Je songe à vous marier. Je veux que vous épousiez la fille de notre Ministre des Affaires Intérieures, Carice von Felgenheim. Elle a dix sept ans et elle vous donnera de beaux enfants, elle a les hanches de son père.
J’espère que cela ne vous rebute point. Il ne s'agit que de perpétuer votre nom et votre sang. Rien ne vous empêche de conter fleurette avec une belle dame de la Cour. Ah, je les entends en permanence piailler quant à vos exploits. Alors qu'en dites-vous ?
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Re: Au Carlzberg

Message par Edorel Gatline le Jeu 19 Avr 2012 - 16:07

Edorel n'en crut pas ses oreilles. Et voila qu'il ferait office d'étalon à Zabrucksï ! en entendant le nom de Felgenheim, Gatline eu un petit moment de réflexion :

Felgenheim > Grand-Duc impotent puissance 10 > Barbichette ridicule > mains grasse > fou furieux comme Zabruck > fille avec hanche de son père ...

Il s'imaginait la fille, comme son père, la pilosité en moins, les cheveux en plus et éventuellement la physionomie identique à celle du géniteur. Gatline refuserait, en plus les mariages arrangés avaient tendance à le rendre malade. Mieux valait pour lui de vivre en homme du peuple et choisir l'épouse idéal que comme un noble avec une femme que d'autres lui ont choisi et qui risque d'être désagréable au lit. non, décidément ça n'est pas pour tout de suite.

Quelques dixième de secondes plus tard ...


-Mon esprit indépendant me dit de rejeter votre demande ... Et n'insistez pas.

Cette dernière injonction fut faite avec la point d'intonation qu'il fallait pour signifier un ordre sans effarouché le Prince-Amiral. Il ne s'agissait pas de réitérer l'incident d'Edredonie, surtout avec autant de monde autour.

-Quant à mon rapport, le palais vous transmettra dans les plus bref délais un fac-similé du rapport que j'ai remis à Son Altesse. Je pense que nous pouvons en attendant passer à la suite du programme vous voulez bien ?
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Re: Au Carlzberg

Message par Feu Prince Zabrücksi le Jeu 19 Avr 2012 - 21:27

- Je ne suis guère surpris Gatline, je ne vous le cache pas. Vous faites un excellent soldat mais un bien piètre stratège. Il est temps de vous poser et d’accepter la magnifique opportunité que je vous offre. Enfin, je ne reviendrais pas là-dessus puisque tel est votre souhait.
La flotte édoranaise s’agite, je sens venir un grand coup. J’ai besoin de vos talents pour établir un plan de défense de nos cotes. Au cas où notre flotte céderait.
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Re: Au Carlzberg

Message par Edorel Gatline le Ven 20 Avr 2012 - 15:02

-Et vous un piètre conseiller matrimonial. Moi qui croyais qu'on dispensait l'art de la guerre à Zandhurst...

Quinze partout, balle de set.

-Et si l'on veut éviter la défaite, je suggère un armistice.

Silence effaré dans la salle, toutes les têtes se retournèrent vers Gatline qui n'y prêta guerre d'attention. Sauf peut-être à celle de Zabrucksï.

-Un armistice, suivi de négociations de paix qui, rondement menée avec brio permettra au Zollernberg de sauver les meubles sans trop de casse. Il n'y aura qu'a rendre l'Edredonie à Edoran, puisqu'ils y tiennent tant, à leur caillou sans valeur. Je comprends mal l'intérêt que vous y voué avec tant d'aveuglement.

Réfléchissez bien Prince. C'est nous qui avons causé le plus de tort à Edoran, leur usines au Micrarctique sont en bonnes partie inutilisables. Nos usines sont toujours en état, eux, ils leurs faudra en reconstruire. Avec notre argent. Le temps qu'ils puissent retrouver leur niveau d'avant-guerre, nous les aurons dépasser de ce point de vue la depuis le temps.

Donc c'est quitte ou double, l'enjeu est de taille et votre choix déterminera l'avenir à long terme de votre pays.

Gatline n'en dit pas plus, l'auditoire des soldats et officiers présent devint légèrement bruyant. On discutait aux alentours. Il y en avait des pour et des contre. Il ne manquait plus que l'avis princier.
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Re: Au Carlzberg

Message par Feu Prince Zabrücksi le Ven 20 Avr 2012 - 16:25

Il y eu des murmures chez les officiers présents. Un tout jeune capitaine, voulant sans doute faire bonne figure devant le Prince Zabrücksi, osa crier :

- Pleutre !

Le Prince baissa la voix et s'adressa à Gatline seul.

- Gatline, j'ai fermé les yeux sur vos méthodes peu orthodoxes, sur vos inconvenances et sur votre pessimisme. Soyez certains qu'il y a deux choses que je déteste chez un soldat ; la molesse et le défaitisme.
Cette guerre n'est pas une guerre habituelle. C'est une guerre totale pour notre civilisation. C'est la guerre de tout un peuple contre une monarchie croulante et prête à tomber. J’enrôlerais un million de zollernois de plus si cela devait nous être nécessaire à la Victoire. C'est cela qui fera la différence. Pour la Grande-Oeuvre, je ne craindrais pas de perdre quatre cent mille braves. Je suis consterné par vos propos, l'on dirait un député libéral. Ces gens n'ont rien compris à l’âme du Zollernberg, ils n'ont rien compris à notre temps. La marche de l'Histoire est engagé, je ne cherche pas la paix, je veux la guerre. Vous l'avez dit très justement. Edoran a un genou à terre, j'entends coller l'Empire face contre terre.
Nous ferons la paix à Allancia, ou nous ne la ferons pas. Je ne restituerais jamais une terre ou l'un de mes soldats a posé le pied.

L'entretien semblant se terminer, le Prince ajouta.

- Ah, j'oubliais. Il va de soit que de tels propos ne seront plus jamais admis entre ces murs. Rompez.
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Re: Au Carlzberg

Message par Edorel Gatline le Ven 20 Avr 2012 - 16:40

Espérons que Marialyn se montrera plus convaincante, pensa Gatline.

-Cette folie vous perdra. J'irais tout de même voir vos côtes. C'est bien parce que vous me le demandez gentiment.

Il tourna ses talons et, dos au prince, il s'en alla. A l'extérieur du bâtiment, il retrouva Jean-Kevin son aide de camp.

-Cette homme est fou, et je ne suis pas croyant pour un sou. Ah, si je pouvais prier pour lui, j'aurais la conscience tranquille.
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Re: Au Carlzberg

Message par Feu Comte Felgenheim le Mar 1 Mai 2012 - 12:45

C’est avec inquiétude que le Ministre de l’Intérieur lisait la presse. On allait signer la paix, mais Edorel Gatline -ce mercenaire sans patrie et sans foi, promue Feld-Maréchal du Zollernberg- serait-il capable de défendre le Grand-Duché aussi bien que son illustre prédécesseur ?
La fièvre nationalizte retombait. Elle avait été comme une romance passagère pour les Zollernois. En dehors des ligueurs, plus personne ne s’en réclamait ouvertement. La Réaction triomphait.
Après avoir perdu la guerre, le nationalizme allait-il perdre l’Etat ?
En lisant les journaux, Felgenheim constata que le mouvement ligueur se nourrissait de la défaite et parvenait à rameuter à lui tous les mécontents et les aigris de la politique actuelle.
Certaines rumeurs étaient inquiétantes. Dans le Zabrûck Crassauerstein, ils promettaient de faire la peau aux Crasslandais d’origine. À Whilelstaufen, le mouvement , décapité de ses chefs, se tenait tranquille, mais pour combien de temps encore?
Subitement, Felgenheim eut un éclair de génie et en laissa tomber sur le sol ses friz. Il venait de trouver le moyen de sauver la place du nationalizme à la tête de l’Etat. En frappant vite et fort, les ligueurs il purgerait son idéologie de ses éléments les plus extrémistes, la rendant ainsi acceptable pour le reste de la population.

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Re: Au Carlzberg

Message par Alexander Lemberg le Ven 6 Juil 2012 - 0:38

Honorable Anton Lemberg,
Ministre délégué auprès du Premier Ministre, en charge de la Reztauration morale.
Très Honorable Karl von Felgenheim,
Premier Ministre

Monsieur le Premier Ministre,

Je vous fait part de mes inquiétudes quant aux réponses gouvernementales des derniers événements. Nombreux sont ceux du parti qui s'étonnent de la nomination du président du PLZ à la tête de l'armée de Zollenheim. Moult officiers nationaliztes auraient bien pu faire l'affaire. Plusieurs d'entre eux rapportent par ailleurs l'effet désastreux produit sur la population. Votre initiative a surpris et je partage l'incompréhension de bon nombre de Zollernois. Nous pensons que le colonel Muller et à travers lui le PLZ ne peuvent sortir que grandi de cet histoire.
Recevez dans l'attente d'une réponse mes patriotiques salutations.
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Re: Au Carlzberg

Message par Feu Comte Felgenheim le Ven 6 Juil 2012 - 0:57

C'est en lisant ce courrier que von Felgenheim eut la confirmation d'un certain malaise qui traversait l'opinion. Assurément, il avait eu de bonnes raisons de promouvoir Muller mais ces raisons étaient restés obscures pour tous ceux qui étaient extérieur à son cabinet.
Les Zollernois étaient déçus. Le gouvernement ne transportait pas les foules. Von Felgeheim le savait et le sentait. Toute sa carrière politique avait été voué à recentrer le PNZ. Sous le gouvernement de Zabrucksi père, il avait violemment ordonné de frapper et de détruire les ligueurs afin de purger le nationalizme de ses éléments les plus extrémistes. En se montrant ferme avec les révolutionnaires, il avait donné des gages de stabilité et d'honorabilité au PCZ.
Il était allé trop loin. En s'alliant avec le PCZ, à trop vouloir normaliser le parti, celui-ci avait perdu son âme. Il n'y avait plus ce souffle homérique, cet immense enthousiasme qui avait réveillé la formidable puissance de la patrie endormie. Il n'y avait plus dans les discours d'envolés lyriques, on ne parlait plus de Grande-Oeuvre, de Grand Zollernberg, d'Edoran à genoux. Ce sentiment que le Zollernberg commandait aux Hommes et à l'Histoire s'était évaporé.

Aujourd'hui, les nationaliztes étaient dépassés par un autre mouvement révolutionnaire. L'unité de la nation était remise en cause, et les gens maugréaient que sous le " bon Zabrucksi, on aurait renvoyé le traité de Pepperstadt lesté d'une bombe sur Allancia et par la même occasion cassé la gueule des merksistes sans plus attendre "

La deuxième génération des nationaliztes étaient en train d'échouer, la première avait réussi. Le Premier Ministre en avait désormais la certitude, il fallait revenir aux fondamentaux.



Très Honorable Karl von Felgenheim,
Premier Ministre
à
Honorable Anton Lemberg,
Ministre délégué auprès du Premier Ministre, en charge de la Reztauration morale.

Cher ami,

J'entends vos craintes et je les comprends. Je vais m'adresser demain à la nation et réaffirmer l'enracinement nationalizte de mon gouvernement. Nous dissiperons les craintes du peuple et reprendront bientôt l'avantage contre nos adversaires. Gardez en moi votre confiance intact.
Bien à vous.

Felgenheim.
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