Cours sur le peuple Aïnout

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Message par Charles de Hauteville le Jeu 4 Avr 2019 - 0:57

Le peuple Aïnout

Par le Professeur Wilfred Finnberg, titulaire de la chaire d’éthnologie à la Faculté des Sciences de l'Université Impériale de Lucéra

Donné dans l'Amphithéatre "Traceau" de l'Université Impériale de Lucéra
Retransmit dans le Grand Amphithéâtre de l’Institut de la Grande Alliance et dans les Universités des Etats-membres le désirant


Plan du cours
1. Histoire
2. Société
3. Economie
4. Croyances
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Message par Charles de Hauteville le Jeu 4 Avr 2019 - 0:59

Histoire

Le peuple Aïnout est un peuple très ancien, probablement le plus ancien du Micromonde.
On estime que le peuple Aïnout descend du peuple nordo-centuryonnais ayant occupé le nord du Continent Nord et ayant donné les peuples orientaux (de la région russlave d’Orient), scanthélois, noordzeelandais, et le peuple de Karkor, de sinistre mémoire. Les nordo-centuryonnais sont eux-même issus des proto-centuryonnais ayant donné également l’ensemble des ethnies constituants aujourd’hui le Continent Nord : centuryonnais, slaves, édoranais, krasslandais, zollernois, persiens, angmariens. Mais cela fera l’objet d’un autre cours.

Ainsi donc, il y a 10 000 ans, certains groupes nordo-centuryonnais ont profité d’une grande période de glaciation pour s’aventurer sur la banquise qui avait atteint les fjords de l’actuel Orient russlave et du Svalbord. On pense que l’extension de la banquise à permit la descente en direction du Continent Nord d’ours polaires et de rennes en quête de nourriture qui se faisait rare sur le continent Micrarctique d’où ces animaux venaient. Or, c’est eux qui se sont retrouvés à devenir la nourriture des peuplades sus-cités. Ces groupes nordo-centuryonnais remontèrent donc vers le Nord jusqu’à arriver en Micrarctique.
Les fouilles sur place, au Witland et en Terre du Roi Henri, confirmèrent que dans les deux premiers millénaires de peuplement du Micrarctique, le peuple pré-Aïnout est resté nomade.

Ce nomadisme a permis l’extension des pré-aïnout sur l’ensemble du continent glacé. Cependant, la grande glaciation prit fin, et jamais ce peuple ne retourna dans le reste de l’Archipel et jamais plus d’autres peuples ne s’installèrent en Micrarctique.

Cet isolement, survenu il y a 8000 ans à rapidement conduit à deux choses : la sédentarité et l’apparition d’une culture propre.
La sédentarité s’expliquent par le fait qu’un peuple sur un territoire restreint ne trouve plus de bénéfice alimentaire à rester nomade et se fixe donc. Pour ces mêmes raisons, libéré de la contrainte du déplacement continuel ou saisonnier, le peuple développe une culture qui lui est spécifique en tous ses aspects : croyances, art, organisation sociale, …

C’est donc à partir de ce moment que l’on parle du peuple Aïnout.

Les millénaires suivants ont été marqué principalement par la constitution de la société aïnoute. Les éléments archéologiques dont nous disposons ont montré que la culture aïnoute, les villages, les artefacts, … ont été de plus en plus nombreux au fil du temps.

Il y a 5000 ans, les aïnouts construisent des villages durables dans le centre du Micrarctique proche du Pôle Nord. Le peuplement de cette région central n’a été que de faible durée. Visiblement, le centre du continent n’été utilisé que pour rejoindre d’autres villages du littoral, sans être obligé de suivre les côtes.
Ceci traduit une très bonne connaissance de la géographie du Micrarctique.

Les millénaires suivants sont plutôt calmes même si des traces de combats, de fosses communes de guerriers et des vestiges de villages incendiés nous prouve l’existence de rivalité parmi le peuple Aïnout.

Il y a 2000 ans, les Aïnouts se réapproprient la mer qui, à la faveur d’une période chaude, vient lécher le littoral micrarctique sans bande de banquise. Grâce à des kaïak, embarcation typique, ils s’aventurent en mer pour pêcher, mais sans jamais retourner sur le Continent Nord.
Cette période chaude est faste pour les Aïnouts car les populations d’ours, de phoques, de morses, de rennes et d’autres animaux polaires, s’agrandissent. Même la végétation change sur littoral et d’avantage d’arbres, principalement résineux, apparaissent.
Les Aïnouts se mettent à construire des maisons plus grandes, à se réunir dans des villages plus grand, telle des petites bourgades. On pense que plusieurs royaumes aïnoutes coexistaient pacifiquement pendant cette période.

Il y a 500 ou 600 ans, les Aïnout eurent la visite des premiers continentaux de leur Histoire. Des baleiniers du Royaume de Scanténoisie accostèrent en Micrarctique, mais il n’y eu que peu d’interaction avec les Aïnouts car les visiteurs ne restèrent que quelques années. Cependant, l’écriture a été enseigné à quelques aïnouts, qui ont eux-même ensuite diffusé ce savoir. La langue aïnout nous devient donc connu à partir de cette époque car elle devient écrite, avec un alphabet proche du scanthélois.

D’autres visiteurs se succédèrent : russlaves, zollernois du Nordenmark, espérantins d’Edoran. Aucune de ces visites n’aboutirent à une colonisation, tant les continentaux ne purent s’adapter aux conditions climatiques.
Quels siècles après, les Noordzeelandais, eux, réussir à installer des campements pérennes, jusqu’à coloniser un énorme territoire qui devint l’Empire du Witland, possession du Stadhouder de Noordzeeland.
La cohabitation a été marqué par des phases de massacre réciproque et de Paix plus ou moins forcée. On sait que beaucoup d’Aïnouts ont servi d’esclave au Witland ou en Noordzeeland.

Depuis quelques années, la Noordzeeland n’existant plus, le Witland est livré à lui-même et a été déclaré territoire sous protection de la Grande Alliance qui en a fait une réserve.

Le reste du Micrarctique a cependant été bien entendu coloniser par d’autres nations, en premier lieu Edoran, puis le Zollernberg, la Russlavie, et plus récemment le Kolozistan. La Francovie y possède également un territoire, bien qu’aucune installation permanente n’y soit construite pour le moment.

La cohabitation est plutôt pacifique. Beaucoup d’aïnout se sont intégré dans les stations coloniales. En Terre du Roi Henri, on estime que 40% des aïnouts du territoire vivent et travaillent dans les stations édoranaises. Le reste vivant dans les bourgades et villages traditionnelles.
Cependant des activistes aïnouts aurait été responsable de meurtres d’édoranais dans la station de la Nouvelle-Allancia, il y a quelques années. Rien n’a été prouvé, mais il est exacte qu’une partie du peuple Aïnout nourrit un ressentiment pour des nations vues comme des envahisseurs.

Aucune politique de cohabitation n’est pour le moment en débat dans aucun des pays installés en Micrarctique.
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Message par Charles de Hauteville le Ven 5 Avr 2019 - 9:24

Société

L’organisation sociale aïnout est assez hiérarchisé, mais a beaucoup évolué au cours de l’Histoire du peuple.
Au premier temps de la sédentarisation, la cellule familiale était la base, voire la seule organisation sociale. Le peuple était divisé et répartit sur le pourtour du continent, très dans les terres, sous la forme de mini-village de quelques huttes regroupant un couple principal, ses enfants non mariés, parfois des branches collatérales. Le commerce et les contacts étaient fréquent avec les familles des terres alentours, conduisant à des mariages. Ces mariages donnèrent lieu à de nouvelles cellules familiales et donc des nouveaux mini-villages. Puis au fil des siècles, les mariages n’impliquaient pas forcement le départ pour constituer une nouvelle famille et donc les mini-village devirent village constitué de plusieurs familles. La notion de couple principal ou de chef de famille, fini petit à petit par laisser place à la notion de chef de village ou chef de tribu.

Jusqu’il y a 5000 ans, le village ou la tribu était l’organisation de base. Les tribus pouvait s’entraidait ou se faire la guerre, mais ne se fédéré pas. C’est en effet à cette période que les tribus s’agrègent et se constituent de plusieurs villages. Réapparaissent des notions de chef de village différent des chefs de tribu, plus important.
Ensuite, il y a 2000 ans, alors que le Micrarctique connait une période plus chaude propice au développement du peuple Aïnout, apparaissent l’équivalent de « royaume » qui ont perduré jusqu’à l’arrivée des colons.
Ces royaumes regroupaient des dizaines, peut-être des centaines de villages et quelques bourgades aïnoutes. Des écrits postérieurs expliquent que les Rois étaient souvent élus par les chefs de tribus et/ou les chamans du royaume.
Ces royaumes ne furent probablement pas plus de trois ou quatre en même temps.

A l’arrivée des colons, la désorganisation du peuple Aïnout fut grande. Entre les villages qui s’intégrèrent et les villages qui se rebellèrent, les royaumes avaient perdu toute unité territoriale et toute autorité.

C’est là que les aïnouts adoptèrent de nouveau une organisation en petite communauté, jusqu’à ce jour.
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Message par Charles de Hauteville le Jeu 11 Avr 2019 - 0:11

Economie

Les Aïnouts sont depuis toujours des chasseurs et des pêcheurs. Ces activités servent d’abord à se nourrir, puis au commerce. Les ours et les rennes, principaux animaux chassés, fournissent viande, fourrure et peau, ainsi que graisse. Tout est utilisable et échangeable entre tribus, la viande servant bien entendu de nourriture, les peaux et fourrure de vêtement ou de literie, et la graisse de combustible à bougie.

Concernant l’activité métallurgique, elle a effet était fort développé dans les 2000 dernières années. Le fer, le cuivre, l’argent et l’or, trouvé dans les grottes, ont été utilisé largement pour fabriquer outils, armes et bijoux.

Selon les régions du Micrarctique où vivent les Aïnout, les ressources ne sont pas identiques. Ainsi, les aïnouts des régions centrales, plus riche en minerai, échangeait des outils ou armes en fer, contre du poisson pêché par des villageois du littoral. Nous avons retrouvé des objets ou des fossiles dans des régions où il n’avait pas pu se retrouver naturellement, attestant de ce commerce.

Aujourd’hui, beaucoup d’aïnout ne pratique plus la chasse et la pêche à plein temps, et encore moins le travail artisanal des métaux, et bénéficie donc d’un emploi salarié auprès des administrations coloniales ou des entreprises exploitant le sous-sol micrarctique.

Croyances

Les croyances aïnouts sont principalement basé sur une forme de chamanisme. Chaque village avait un sage, qu’on pourrait appeler chaman, différent du chef, et qui officiait comme guérisseur ou exorciste, qui invoquait les bons esprits et repoussait les mauvais.

Cette notion de bons et de mauvais esprits est omniprésente chez les Aïnouts. Il s’agit des esprits des aïnouts et des animaux morts. Certains viennent aider, inspirer, favoriser la chasse ou la pêche, ce sont les bons, souvent des ancêtres. D’autres viennent entraver la vie quotidienne, rendre la chasse infructueuse, rendre malade, posséder, ce sont les mauvais, principalement des ennemis, ou des animaux.
Ainsi, le chaman intervient pour les invoquer ou les repousser selon leur action ou selon les besoins.

Les esprits ne sont pas les seuls choses auxquelles croient les aïnouts. Ils croient également en des dieux : le dieu du ciel, la déesse de la terre, et un dieu par espèces d’animaux. Ces dieux sont également priés par les chamans et les aïnouts, pour obtenir leurs faveurs.

Le mythe de la création selon les aïnouts décrit l’union originelle du dieu du ciel et de la déesse de la terre, de laquelle sont issus tous les êtres vivants de la terre.

Aujourd’hui, les croyances traditionnelles tendent à disparaitre au profit des religions des colons : Eglise Noordzeelandaise, Ethérisme, Cathodoxie-Orthodisme et Zorthodoxie.
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