Maison Fischer, Wunderstadt

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Message par Herbrecht Fischer le Dim 21 Juil 2019 - 22:59

La maison d'Herbrecht Fischer, était une petite demeure de campagne, grosse maison bourgeoise, non loin de l'ancien évêché et de la cathédrale. Bien que remarquable, elle était sans ostension, à l'image de son propriétaire. Il l'avait acquis grâce à ses émoluments de professeurs et les quelques droits d'auteur qu'il tirait de publications remarqués. Le statut de recteur de l'Université de Kolstadt de son propriétaire avait donné à la maison ses lettres d'honorabilité. Fischer y avait installé son foyer loin du tumulte de la ville, Sa fille Maria, y était né. C'était il y a de cela six ans.

Wunderstadt était une bourgade agréable. On y trouvait les services d'une bonne ville de province à l'heure de la modernité : un hôpital, un collège-lycée, un poste de prévôté, une gare. La maison du recteur était devenu depuis sa nomination comme ministre un lieu en vue. Le sieur Fischer loin de se jeter dans le bras de l'eztablishment y accueillait ses amitiés provinciales : un hobereau libéral ayant fait profession de médecin contre les convenances de sa caste, un instituteur travailliste et un curé progressiste que son évêque avait exilé dans l'ancienne cité épiscopale. Les quatre hommes s'étaient retrouvés comme à leur habitude, après le dîner du dimanche, pour "s'encanailler" disait Fischer afin de donner congé aux dames qui se retiraient alors pour respecter l'exclusivité masculine de ce boyz'club. On y parlait de l'avenir du monde. Ce soirs, comme à l'office et comme chez les dames, les discussions tournaient presque exclusivement autour de l’événement de la soirée, du siècle : l'alunissage édoranais sur la microlune.

Herbrecht avait fait fermé les battants de fenêtres par Branzohn, le majordome. Ce dernier était d'un naturel aigri, il avait été valet de pied du comte de Hohenlohe avant que celui ne se sépare de son personnel à la défaveur d'un revers de fortune. Nombreux étaient les aristocrates à n'avoir pas su prendre le train de la mécanisation agricole, et qui, ainsi, avait laissé leurs domaines périclités au fil des années. Quoique le maître des lieux fût un universitaire renommé, désormais ministre, la maison était modeste, sans illustration, ni grande domesticité pour le domestique vaniteux. Une gouvernante et un majordome simplement servait le logis.

Fischer avait sorti son cinématographe, il fit asseoir ses convives, le clerc fumait son zigare, le médecin et l'instituteur leur cigarette, quant à l'hôte de ces gens, il tirait sa pipe. Les images du CIDES se dessinèrent sur la toile étendue au mur.


- Quelle merveille !
- Quel exploit !

La petite compagnie était émerveillée, mais lucide, prédisant que l'espace devienne un lieu de conflictualité.
Herbrecht Fischer
Herbrecht Fischer

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Date d'inscription : 20/07/2019

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