Ouverture du Parlement

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Ouverture du Parlement

Message  Feu Louis Ier le Mar 17 Juil 2012 - 20:57

Le soleil parvenait enfin en un Wilhelstaufen qui n'avait été jusqu'alors pas épargné par la pluis au grand dam des bistrotiers et des commerçant. Ce jour là n'était pas bon non plus pour la petite entreprise des marchands de la capitale. Il faut dire que le centre ville était fermé. Comme il est d'usage depuis des siècles, l'on sacrifiait à la cérémonie d'ouverture du Parlement. Les gestes étaient les même depuis des siècle. La tradition rejoignait en un même instant les exigences de la démocratie moderne. Les voutes du palais de Westerhalen abritait la plus solennel des cérémonies.

Il était de tradition que le souverain ouvre la nouvelle législature. On y avait pas dérogé. Le peuple de la capitale s'était réjoui de voir un monarque que l'on avait peu vu ces derniers temps. Bien sûr il était toujours aussi gros et gras, mais enfin il avait la bonhommie des bons pères du peuple. La destinée semblait s'être trompé de corps, tant de majesté royale dans si peu de grâce. Voilà qui surprenait toujours l'observateur étranger. Au côté du souverain, son épouse, Marialyn, que les années n'avaient pas enlaidies et qui portait une nouvelle maternité. Certainement avait-elle du se réconcilier avec le souverain, à moins que ça ne soit l’œuvre posthume d'un prince Zabrücksi. Le couple siégeait en bon entente semble-t-il dans le carosse d'apparat du Grand-duc tout entier recouvert de feuilles d'or. Marialyn masquait fort bien sa gêne de devoir s'exhiber au côté d'un tel énergumène ; fut-il prince et souverain. La garde pruzzienne escortait le couple grand-ducale qui rejoignit sous les vivats et les applaudissement de la foule le Palais de Westerhalen.

Erwin Schlesien retenu prisonnier par la sécession merxiste, se fut la baronne de Forzinger, doyenne d'exercice qui acceuillit le souverain, au côté du Chancelier le carzinal Smith. Louis Ier était maussade et de plus mécontent d'avoir eu a quitter en pleine saison de pêche à la truite, son château de Fischbach et les eaux poissoneuses du Silverstein. Il arborait des décorations acquises par le rang et la naissance sur son uniforme de Feld-Maréchal, que l'on avait rapiécé afin de loger deux centaines de kilos. La chaise roulante était fort utile en cette occasion, poussée par le désormais célèbre Rouztan, garde zindien du souverain, le manteau d'hermine s'étendait sur cinq maître, porté par des pages d'honneurs, qui craignaient tous que le souverain ne chu et les emporta avec lui, avant de les écraser sous son poids.

Le rituel fut immuable, l'on appela le tiers à rejoindre la chambre des pairs en des paroles séculaires, les premiers debout, les second assis, le souverain fit lecture du discours du trône, non le sien comme naguère, mais celui écrit par le premier de ses ministres. Louis sembla d'abord indisposé. Soulagé, il se racla la gorge : humhumhumhum comme pour masquer un bruit qu'il ne voulait faire entendre, que tous firent semblant de ne pas avoir entendu. Marialyn sembla elle trop outrée pour faire part de son dégoût.


Messieurs les membres de notre gouvernement,
Nobles pairs de la Couronne
Honorables députés réunis en Parlement,

Il y a quatre ans jour pour jour les forces navales du Zollernberg remportait une victoire éclatante en Mer du Locquetas préservant ainsi la patrie d'une invasion.

Il est opportun de rappeler solennellement en cette enceinte le sens historique de cet événement. C'est sous l'égide du gouvernement monarchique voulue par les Dieux que les marins du peuple zollernois se sont battus et sont morts pour la liberté et la grandeur du Grand-Duché.
Dans le terrible affrontement passé, le peuple zollernois a gagné ses lettres de noblesse. De par son abnégation, il a conservé sa liberté et sa sécurité et a ramené à lui les Zollernois de l'extérieur.

C'est instruit des épreuves du passé et sous le regard d'anciens combattants qui forment en parti vos rangs que le gouvernement appelé à gouverner entend guider le peuple zollernois.

Le micromonde traverse actuellement une période de turbulence et d'incertitude. La plus sur nécessité et le premier devoir du gouvernement consistera à préserver la paix et la sécurité des nations. Œuvrant pour l'amitié et la bonne entente des nations, le Zollernberg cherchera toujours à faire œuvre de médiation entre les belligérants. Cependant, fidèle à l'esprit de la Grande-Oeuvre, il apportera toujours son soutien moral aux minorités zollernoises du micromonde et ne supportera plus aucun diktat d'une puissance étrangère.

A l'intérieur, le gouvernement œuvrera à l’intérêt et au repos du peuple zollernois. Pour autant, il s'emploiera à relever les vertus civiques et morales qui ont fait du peuple zollernois la première nation du micromonde. La Restauration de l'Ordre Moral va s'engager, elle mettra la discipline et la vertu partout, dans les familles, les villes et campagnes et l’État.

Des précédents gouvernements ont fait une ouvre impie. Ceux qui ont souhaité par naïveté ou par haine chasser l’Église de la société verront ce mouvement s'achever. Mon gouvernement donnera les moyens nécessaires à l’Église pour qu'elle assure son séculaire devoir d'aide, de soutien et d'encadrement spirituel, intellectuel et sanitaires aux populations.

En Économie, le secteur manufacturier et industriel, et en particulier l'industrie miniere, s'est fragilisé de plus en plus. Les industries traditionnelles du Zollernberg — comme la pêche, les mines et la sylviculture — sont essentielles à la vitalité économique de nombreuses régions et collectivités. Notre gouvernement continuera d’aider ces industries en appuyant la commercialisation des produits zollernois à l’étranger et l’innovation.
Les nouveaux territoires de la Couronne ne seront pas oubliés. Le Sud-Zabruck et la Nordenmark se verront dotés de systèmes de communications performants avec le reste du Grand-Duché. Le Gouvernement donnera aux zollernois de l'archipel des Petites-Zorcades les moyens de s'élever et d'arriver au même rang de prospérité que leurs frères continentaux.

Telle est la voie judicieuse à suivre pour concrétiser notre aspiration commune à édifier un Zollernberg nouveau, fort, et avancé, garantissant à tous ses droits et son bonheurs, préservant leur dignité et sauvegardant l'unité et la souveraineté de la patrie. Sous l'égide de la séculaire alliance entre le Grand-Duc et son peuple, le gouvernement relèvera la patrie rabaissé et lui ouvrira un nouvelle age de prospérité et de promesses.

Honorables Députés, votre tâche est des plus importantes. Puisse les Dieux vous guider dans vos délibérations futures.
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Feu Louis Ier

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Re: Ouverture du Parlement

Message  Feu Comte Felgenheim le Mer 18 Juil 2012 - 1:16

Le jeune député Anrode du Zabruck faisait sa première rentrée parlementaire. Son voisin conservateur ne manqua pas de remarquer sa nervosité. Avant même que Louis Ier commence son discours, il se mit à rougir comme une tomate. Par la suite, il se montra fort agité pour demander à plusieurs reprises au Duc de Silverstein, assis derrière lui si " cela s'était entendu " Face à l'austère aristocrate qui ne souhaitait qu'écouter son souverain, il ne cessait de lui ra peller que " cela ne venait pas de lui. "

Un regard courroucé du Comte Felgenheim ramena finalement le jeune parlementaire à une conduite plus sérieuse, et à l'issue du discours et à l'exemple de tous ses collègues, il applaudit abondamment son souverain.
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