Opération "Gaudeamus igitur"

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Opération "Gaudeamus igitur"

Message par Erich von Wolfenbüttel le Jeu 25 Oct 2012 - 21:46

Erich von Wolfenbüttel avait été dépossédé de son commandement à la tête de l'Armée de Zollenheim. De cela, il n'en tirait pas une grande frustration. Il savait parfaitement que ce n'était pas à lui que serait revenu l'immense tache d'éradiquer le merksisme et de ramener la Zaxe dans le giron zollernois. Non, il avait été nommé pour " garder la place" après la destitution de Muller. C'était le Feld-Maréchal qui dirigerait la reconquête, la plus grande opération militaire zollernoise depuis la guerre de Réunion.
Pour autant, von Wolfenbüttel n'était point resté inactif. Depuis son cossu château de Bromzberg, il avait résolu un plan de manœuvre préalable pour son unité: le premier régiment de ligne Royal-Zaxe.
Avec l'accord du Feld-maréchal, le général avait lancé ses troupes à l'action. L'opération Gaudeamus igitur visait la reconquête de la ville frontière de Lezlau, situé à l'extrême sud-est du territoire rebelle. Il s'agissait du prélude à la reconquête complète du pays.
L'idée stratégique était simple, il s'agissait de mettre Zollenheim, la vieille capitale du Zabrück, à l'abri de la menace rouge. On en profiterait également pour tâter la valeur combative de l'armée populaire de Zaxe. Une fois Zollenheim dégagé, et la petite cité zaxoise libéré, l'on donnerait le feu vert à l'offensive général.

C'est parcouru de ce sentiment que le très rigide Wolfenbüttel rédigea sa proclamation au régiment Royal-Zaxe, la veille de l'opération.


Officiers, sous-officiers, soldats !
Le moment tant attendu est arrivé. Dans quelques jours, l'armée de Zollenheim entrera en action. C'est à notre vieux régiment qu'a été accordé l'honneur d'être le premier à porter le pied en territoire rebelle.
Soldats, nous attaquerons demain et si les Dieux le veulent, nous prendrons Lezlau. Après-demain, nous serons à Brezt-litovzk, et dans les jours suivants à Zachzenburg.
J'ai toute confiance en votre valeur. J'attends de chacun de vous qu'il fasse son devoir !
Zollernae Est Imperare Orbi Universo !

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Re: Opération "Gaudeamus igitur"

Message par Erich von Wolfenbüttel le Ven 26 Oct 2012 - 11:53

Le jour suivant, au petit matin, après un bref bombardement d'artillerie, le 1er régiment d'infanterie de ligne Royal-Zaxe pénétra en Zaxe rebelle. Le commandant Erich von Wolfenbüttel mena ses troupes comme à son habitude, d'une main de fer. Peu avant l'attaque, il effectua une visite surprise d'une unité sur le front. Sur cent cinquante officiers, trois n'étaient pas leur poste et étaient retenus à Zollenheim pour des prétexte divers. En cette veillée d'armes, la sanction fut exemplaire, ils furent rétrogradés. Douze soldats qui n'étaient pas en tenue réglementaire ou qui s'étaient rendus coupable d'infractions au code militaire furent battus comme plâtre, et pour les plus fautifs d'entre eux, furent privés de solde. C'est la discipline disait le général qui avaient enfantés les valeurs martiales zollernoises. Leur relâchement récent avait conduit à la catastrophe d'Édredonie.

Il n'y avait pourtant pas lieu de s'en faire. Ce matin-là, le premier régiment, parfaitement entrainé, équipé, et discipliné fit sa besogne sans qu'aucun accroc fut à déplorer. A 8h00, les escouades avancés prenaient position des postes frontières au prix de quelques blessés. Immédiatement, les batteries zollernoises tonnèrent visant les positions identifiés par les ZZZ comme étant des retranchements rebelles. A 10h00, les bataillons zollernois entrèrent en masse en Zaxe. L'effort principal reposait sur le groupe centre. L'aile ouest devait empêcher les merksistes de prendre de flanc le corps d'invasion tandis que l'aile est devait garder contact avec "la mer zollernoise" c'est-à-dire le lac de Centurya.

Dès les premiers engagements, il n'y eut que peu de coup de feu. Les quelques hommes de l'Armée populaire du Nordenmark, soldats improvisés, lâchèrent rapidement. Mal équipés, et dépassés tant numériquement que par l'habileté manœuvrière des zollernois, ils rétrogradèrent sur Lezlau.

A 11h00, un certain capitaine Steiner fut le premier à apercevoir à la jumelle le clocher de l'église de Lezlau. Les deux ailes manœuvrèrent et lancèrent l'encerclement de la cité. Au centre, dans un assaut frontal, les zollernois pénétrèrent en ville. Les rebelles, instruits de la proximité de l'armée grand-ducale opposèrent une résistance plus sérieuse, mais encore rudimentaire et très brouillonne.
Utilisant à leurs profits les documents fournis par l'excellent Institut de Géographie, les responsables zollernois tournèrent sans peine les barricades rebelles. A midi, il allait de soi que les rebelles allaient perdre la ville. A 14h, les gardes-rouges levèrent le drapeau blanc. Fais prisonniers par les soldats zollernois, ils reçurent des volées de pierre, par la population maltraité par leurs excès. Au même moment, un nombre importants de rebelles qui tentaient de fuir par le nord de la ville furent surpris en rase plaine par un petit détachement de cavalerie grand-ducal. Ces derniers firent des premiers un grand massacre.
A 15h00, Erich von Wolfenbüttel pouvait écrire au Feld-Maréchal Gatline.

Monsieur le Feld-Maréchal,

L'opération Gaudeamus Igitur est un complet succès. Mes troupes tiennent solidement Lezlau. J'ai fait beaucoup de prisonniers. L'armée populaire de Nordenmark est très mal tenu et très mal manœuvré. J'attends vos instructions.
E. von W.

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Re: Opération "Gaudeamus igitur"

Message par Prince Zabrücksi le Ven 26 Oct 2012 - 19:54

Son Altesse le Prince Zabrücksi.
Ministre des Affaires Étrangères.
Chevalier dans l'Ordre de la Sainte Trinité.
à

Monsieur le Général von Wolfenbüttel.

Général,

Je suis fort content de vos services. La nation et moi-même avons été particulièrement enchantés d'apprendre que les opérations relatives à la reprise de la Zaxe ont été lancés, et ce, avec succès.
En guise de confiance, je vous confie en plus du commandement du 1er régiment d'infanterie de ligne Royal-Zaxe, le commandement d'un renfort à venir; un corps franc que je vous expédierais sous peu. Il sera composé de cinq milles prisonniers fait parmi les ligueurs emprisonnés après l'échec de leur coup de force. Je n'ai pas vu d'homme de poigne plus à même que vous pour tenir cette unité. Vous ne manquerez pas de la surveiller de près afin d'éviter de malheureux abus mais aussi afin de délivrer des gages de bonne conduite aux éléments qui se seront illustrés en combats en vue d'une amnistie.
Veuillez recevoir, Général, mes plus sincères salutations et félicitations.


Zab.

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Re: Opération "Gaudeamus igitur"

Message par Edorel Gatline le Dim 28 Oct 2012 - 12:25

Gatline entra à Lezlau vers 8h du soir, accueillit par Wolfenbüttel et accompagné de ses troupes. Wolfi avait fait du bon travail. La retraite n'était pas prête d'arriver pour lui. Le Feld-Maréchal passa la ville en revue. Des dégâts certes mais la ville n'avait pas morflé comme il le craignait.

Maintenant que cette phase était réussite et que le corps expéditionnaire zollernois avait pris pied en Zaxe, il ne restait plus qu'à mettre en place la suite des opérations. Gatline y avait beaucoup réfléchie, et avait trouvé le bon compromis pour la reconquête de la Zaxe d'après les infos indiqués par la missive de Wolfi.

Il avait fait de nombreux tracés et des indications diverses et variés sur sa carte d'opération.

La Zaxe comptait deux grandes lignes férroviaires, partant de Zollenheim et se scindant à Lezlau. La première ligne longe le Centurya jusqu'a Kolzn puis rentre à l'intérieur des terres, serpentant dans les montagnes jusqu'à Zaint-Luztig et s'en allant à Brezt-Litovzk pour desservir le reste du Nordenmark. La seconde ligne remonte jusqu'à Drezde, puis Zachzenburg avant de rejoindre la première ligne à Brezt-Litovzk.

Le principe était le suivant, remonter le plus simplement du monde ces lignes ferroviaires jusqu'à Zachzenburg. Trop évidents à première vue. C'était là, l'idée de Gatline, mettre les rebelles en situation de confiance. Ces derniers penseront avoir un avantage en prévoyant les mouvements des troupes des zollernois.

C'était sans penser que d'une : les ZZZ avaient infiltrés les rangs rebelles depuis des lustres (ont fit même libérer quelques prisonniers s'étant par quelques signes distinctifs révélés êtres des ZZZ), et de deux, ces mêmes agents assuraient le rôle d'espion pour le compte des rebelles en fournissant de fausses informations concoctés par les équipes du Feld-Maréchal.

C'était le pari de Gatline, tirer le moins de coup de feu possible et gagner cette guerre en se basant principalement sur la désinformation et l'espionnage. Wolfenbüttel ne semblait pas emballé par l'idée, mais après l'Edredonie, il était aussi question de ne pas sacrifier une génération en plus dans l'échelle démographie du pays. Aussi, on ne reprocherai à personne de vouloir éviter le plus de perte possible.

D'après les renseignements disponibles, les "meilleurs" troupes des rouges étaient naturellement basé à Zachzenburg, mais aussi à Drezde, Zaint-Luztig et Brezt-Litovzk, bref sur les principales voies d'accès à la capitale. Lezlau n'était qu'une mise en bouche.

Aussi Gatline en profita pour faire tester divers prototype et engins conçue par les ZZZ pour cette mission. De nouvelles avancés technologiques avait permis la réduction des dispositif de communication par radio (certains soldats avaient un poste radio sur le dos). Les mitrailleurs Gatline avait gagné en légèreté et en puissance de feu (5000 coups/minutes et moins de 150Kg à vide). De nouvelles grenades à mains signé Mauzer, et, une nouveauté qui ne manquerai pas d'instiller la peur chez les rouges.

5 hommes, un officier, un conducteur, deux mitrailleurs et un canonnier, 20 tonnes de pur puissance, 300 chevaux, 40Km/h, 50mm de blindage, un canon de 50mm et deux tourelles de 7,92mm, 84 obus et 2700 balles, 150 kilomètres d'autonomie...

-Et un frigidaire, pour les petites faims. Ajouta le Feld-Maréchal.

Voila le premier des deux nouveaux-nés du projet "Tank". Directement inspirés des chars édoranais, les ingénieurs les avaient baptisés "PanzervondieToddäztötet", blindé de la mort qui tue en ancien zollernois, ou plus simplement "panzer". C'était sans doute mieux ainsi. Seul deux sont opérationnel, et cette opération doit convaincre le Grand-Duc de leur utilité et autorisé leurs production à grande échelle (400 avant la fin de l'année espérait-on).

Pas question de les jeter en première ligne fit bien savoir Edorel à Wolfi, à n'utiliser que pour retourné la situation à l'avantage des zollernois ou pour détruire les points stratégiques empêchant les mouvements de troupes.

Autres nouveautés, les uniformes avaient été remplacés par des tenues moins belles mais plus pratique allant du vert foncé au marron, et un casque. L'époque des grande batailles rangés semblait s'éclipser au profit d'une nouvelle forme de guerre.
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Re: Opération "Gaudeamus igitur"

Message par Edorel Gatline le Jeu 1 Nov 2012 - 22:07

Ce matin, 25 000 hommes, 50 pièces d'artilleries et 2 panzer se divisèrent en deux groupes et se séparèrent pour reprendre le contrôle de la Zaxe. La division Gatline prit la direction de Zeiplig tandis que la division Wolfenbüttel prit la direction de Kolzn.

12 500 hommes de chaque coté, il en fallait peu pour reprendre le contrôle de la région. Wolfie serait avantagé par le fait que les plus gros navires voguant sur le centurya furent équipés de canon à longue portée. Idéal pour fournir un coup de pouce jusqu'à 50 kilomètres à l'intérieur des terres. De son coté le Feld-Maréchal partait avec son régiment personnel. Un curieux mélange de zindiens, de sapeur, et d'agents des ZZZ. Les hommes avaient été triés et choisis par Gatline lui-même, et il n'avait pas expliqué ses critères.

La campagne promettait de ne pas être ennuyeuse. On utilisa la ligne ferroviaire pour faire avancer l'artillerie et le panzer le plus rapidement et le plus près possible de Zeiplig, tandis que l'infanterie se tapait le chemin à pied. De toute façon, la ville n'était qu'à une demie-journée de marche.

Sur le trajet, Gatline en profita pour voir si la nouvelle radio fonctionnait à merveille.


-Badazz N°1 à Badazz N°2, Wolfie, vous me recevez ? Comment est la situation de votre coté ? Vous apercevez la cathédrale de Kolzn ? A vous.

Il parait que la cathédrale de Kolzn est une merveille de l'architecture gothique zorthodoxe, en espérant que les rouges ne l'aient pas démolie...
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Re: Opération "Gaudeamus igitur"

Message par Erich von Wolfenbüttel le Mer 7 Nov 2012 - 10:24

Erich von Wolfenbüttel eut un haussement d'épaules irrités. En vieil aristocrate rigide, prisonnier du code militaire, il n'appréciait guère les manières du Feld-Maréchal.
D'une manière générale, il n'appréciait que peu la manière dont cette guerre était conduite. Gatline voulait reprendre la Zaxe par un mélange de ruse et d'armes pour couards. Il fallait voir ces nouveaux panzers. On aurait dit de gros cubes de métals poussifs et maladroits. On ne voyait même plus les soldats, on pouvait tuer un ennemi sans l'apercevoir. Erich tenait les rouges dans la pire estime, mais il faisait partie tout de même du genre humain. Ces nouvelles technologies ôtaient le reste d'humanité et de vertus qui restaient à la guerre. On ne se battaient plus loyalement contre un ennemi, on l'étripait, on le broyait. Tout de même, une charge de cavalerie, sabre au clair, avait beaucoup plus d'allure !
Wolfenbüttel en voulait aussi à Zabrücksi. Qu'est ce qu'était cela d'employer une bande de repris de justice pour ramener la pieuse Zaxe au culte zorthodoxe. Il avait enfin sous son contrôle l'unité de ligueurs voulus par le gouvernement. S'il y avait parmi elles quelques braves bougres, il y avait aussi moult canailles. Des canailles, qui sur le chemin avaient effrayé les populations, en tuant deux trois catins crasslandophones, accusés de sorcellerie.

Il était dans la nature du réactionnaire Wolfenbüttel de regretter certains usages du passé et de considérer le futur avec perplexité. Pour autant, l'homme était farouchement patriote et légaliste, aussi, il remplissait sa mission de toutes ses forces.
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Re: Opération "Gaudeamus igitur"

Message par Erich von Wolfenbüttel le Mer 7 Nov 2012 - 10:41

Conformément aux instructions du Feld-Maréchal, Wolfenbüttel avait manœuvré ses troupes vers Kolzn. Vraiment, les rouges étaient des amateurs et de piètres soldats. Ils n'avaient même pas coupé les voies de chemin de fer. Aussi, la progression du matériel lourd fut rapide.
A pied, les troupes zollernoises investissaient la campagne et se rapprochaient de l'objectif, Kolzn, la plus vieille ville de Zaxe. Sur le chemin, les fantassins zollernois étaient accueillis avec une allégresse teinté de soulagement. Si les villes s'étaient prononcés plutôt en faveur de Perrysaki, les paysans, bousculés par les accaparements de leur récolte et par le vandalisme anti-religieux, étaient massivement rentrés dans la résistance.
Cette résistance avait d'abord été active. Les soulèvements paysans avaient été d'importance, cependant mal armés et sans aucune connaissance des exigences de la guerre, ces premiers avaient été rapidement écrasés. Par la suite, ceux qui avaient échappés au Tribunal du Peuple, cherchaient désormais à ne pas faire de vagues et à croiser le moins souvent les représentants du peuple en mission.
L'accueil avait donc été enthousiaste, et ceux qui en doutaient jusque là étaient désormais rassurés: le Zollernberg n'abandonnait pas ses enfants.

En vue de Kolzn, le général zollernois disposa ses unités forte de vingt cinq milles hommes. Il ne l'ignorait pas, Gatline faisait alors exactement de même, cent kilomètres plus à l'Ouest.
La radio émit un chuintement et tout le monde put entendre le parler peu orthodoxe du Feld-maréchal. Erich von Wolfenbüttel échangea un regard avec son État-major, tandis qu'une jeune ordonnance demanda

- C'est qui au juste Wolfie ?

Wolfenbüttel, commandant du 1er, 3eme et 6eme d'infanterie, ainsi que du corps franc. Je suis devant Kolzn, Monsieur le Feld-Maréchal. J'attends votre ordre pour partir à l'assaut.

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Re: Opération "Gaudeamus igitur"

Message par Edorel Gatline le Dim 11 Nov 2012 - 16:19

-Bien, vous avez pas perdue de temps au moins ! Bon, suivez la procédure, si ça marche c'est très bien, sinon ben, envoyez la sauce, vous aurez carte blanche.

La procédure dont Gatline parle n'est rien de plus qu'un organigramme de question/réponse destiner à mettre en place des pourparlers en vue d'une reddition. C'était une idée de Gatline comme d'habitude. Wolfenbüttel ne s'attendait certainement pas en décachetant le pli ou se trouvait cette procédure que la feuille de l'organigramme ferait au moins trois fois la taille du vieux briscard. Deux aides de camps devait tenir les bouts de la feuille pour que tout le monde puisse voir de qui il fut question. L'Etat-Major du général regardait intrigué, et suivaient l'enfilade des questions et de leurs conséquences. Pour une question, deux réponse, l'une affirmative, l'autre négative. Et pour chaque réponses, une nouvelle question et ainsi de suite. Il parait que c'est comme ça que les "télévendeurs" (des vendeurs par téléphone chose totalement inconnue ici vue que le téléphone est réservé à l'administration) font en CSH pour avoir le client à l'usure.

Un point particulier étonna un peu plus la troupe du général, à un moment donné, il est indiqué que "si votre interlocuteur se trouve être un membre de la minorité ethnique des Truuks (minorité peu apprécié au Nordenmark), il est fortement recommandé d'interrompre toute négociation, de recourir à la force létale envers l'interlocuteur, et d'engager les hostilités."


-Encore faudrait-il qu'on le voit qu'il soit truuks. Souligna un officier.

Au même instant, cents kilomètres plus au sud-ouest, Gatline était devant les murs de Zeiplig...


-Ya quoi d'intéressent à visiter dans cette ville ? Demanda Gatline

-Des éditeurs, la plus vieille université de la Zaxe, le Gaywendhauz et son orchestre. Le chœur de l'églize Zaint-Thomas est très réputé aussi. Répondit Scarmyglyone.

-En parlant d'églize, ça serait pas un curé en soutane qu'on voit pendu à cette hampe de drapeau sur les murs ?

-On dirait bien.

-D'ailleurs ont dirait qu'ils prépare les fêtes de l'incarnation de Beozard, ya une belle guirlande d'enfants de chœur juste au dessus de la porte.

-Apparemment, ils ont étaient égorgés.

L'État-Major de Gatline était un brin stupéfait par le ton monotone et désintéressé qu'employait le Feld-Maréchal et son zide-kick. A croire qu'ils avaient vue pire.

-Passez-moi un porte-voix, que je vois si ils sont prompts à la procédure.

A peine lui avait-on porté l'objet de sa demande, à peine l'eut-il pris dans sa main, à peine l'avait-il porté à sa bouche pour envoyer son message qu'un coup de fusil bien senti fit valsé le porte-voix dans les airs, la balle ayant ricoché et abattue un troufion par la même occasion. Gatline en resta coi.

-Bon, très bien, ils veulent la guerre ? Okaayy ! Pied à terre, déployez l'artillerie, le génie avec moi et que le reste du corps se mette à l'abri. Et mettez le panzer dans un coin tranquille, c'est la surprise du chef !

Zeiplig avait gardé ses murailles d'un autre temps, le vieux système à l'avarois, pour contrer de tel défense, ils faudra creuser une tranché de manière à ce qu'elle soit parallèle à chaque pan du mur, tout en s'en rapprochant pour creuser sous le murs et posé des charges explosives. Plusieurs tonneaux de poudre était nécessaire à l'époque, mais aujourd'hui, quelques bâton de dynamite suffiront amplement pour ouvrir une brèche. D'ailleurs les zapeurs arrivèrent tous armés d'une pelle et non d'un fusils. Gatline corrigea ses ordres pour envoyé des éclaireurs pour veiller à ce que les rouges ne tentent aucune sorti et pour attendre aussi les renseignements des ZZZ infiltrés dans la ville. le Feld-Maréchal espérait dans ses meilleurs estimations que la ville se rende en début de soirée.
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Re: Opération "Gaudeamus igitur"

Message par Edorel Gatline le Sam 17 Nov 2012 - 22:18

Assis sur une chaise pliante, Edorel observait tranquillement l'avancé des tranchés vers les murs de Zeiplig. Suite à sa déconvenue avec la Grande-Duchesse, il avait fait venir son théorbe, et c'est tout naturellement qu'il rythmait le pincement de ses cordes avec les coups de canons pointé vers la ville. Cela donné quelques choses ressemblant vaguement à une gigue avec des airs de rondeau. A dire vrai, sa donné n'importe quoi. Mais pour le Feld-Maréchal, cela importait peu. Voila maintenant plusieurs heures que la ville était sous le feu zollernois. Les pertes était faibles, le premier blessé recensé s'était simplement foulé la cheville dans les marches menant à l'une des quatre tranchés. A part ça, l'on comptait dix morts seulement, des zapeurs imprudents s'étant aventurés hors des tranchés ou un obus explosant juste au dessus d'eux avec une chance digne du Grand-Duc si celui-ci était cocufié par sa belle.

Gatline se demandait comment se débrouiller Wolfenbütel, à leur qu'il était soit il négociait encore soit il avait lancé les hostilités. Dans les deux cas, Edo faisait confiance au général. Avec un buffet autant bardé de médailles, c'est qu'il les mérite très certainement.


-Monsieur !

-Mmh ?

-Nous sommes à cinquante mètres des murs de la ville.

-C'est bien, dépêchez, j'me pelle et en plus l'inspiration commence à manquer.

-C'est qu...

Une balla ricocha tout près du Feld-Maréchal.

-Qu'ils vous tirent dessus, je l'avais deviné, creusez un mètre plus en dessous du sol vous serez pénard et mettez des planches au dessus des tranchés.

-Oui Monsieur.

-Et trouvez moi mes bâtons de dynamites.

Plaquant un cluster sur son théorbe signifiant la fin de son ébat musical, Gatline se leva, posa l'instrument sous sa tente et alla voir le panzer. Les mécaniciens étaient à pied d'œuvre pour faire en sorte que le char ne pose aucun problème et qu'il se ridiculise pour son baptême du feu.

-Vous me le préparerai pour qu'il entre le premier en ville. Histoire de montrer qui s'est qui dirige ici.

-Bien monsieur.

En dehors de ça, mis à part le génie et l'artillerie, le reste du corps se tenait hors de porté de tir des rouges. Les canons des murs étaient de vieille pièce de bronze d'une autre époque. Entre ça et le panzer, deux siècles d'écart, le "klash" promettait d'être assez violent.
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Re: Opération "Gaudeamus igitur"

Message par Erich von Wolfenbüttel le Jeu 22 Nov 2012 - 19:32

Les panzers firent une foudroyante percée vers les faubourgs de la ville. Ils faisaient grande impression sur les troupes rouges. A leur suite s'engouffrèrent les troupes zollernoises qui chantaient en montant au combat.

Ce n'est que partie remise
Messieurs de Sorabe
Vous paierez votre couardise
Vous briser sera agréable

D'abord, pendons Perrayski
on lui cassera la gueule
A mort les abrutis !
mettons les aux linceuls !

Et vive Gatline,
Et vive Monsieur le Prince,
Vive notre marine
et vive cette belle province !

Loin de partager la ferveur de la soldatesque, Erich von Wolfenbüttel était inquiet. La résistance rouge était plus forte qu'à Lezlau. Pour le moment, la supériorité zollernoise était encore évidente.
Les troupes ligueuses faisaient merveille. A quelques exceptions près, ces bougres se battaient enfin pour et non contre le Zollernberg. Erich trouvait la décision gouvernementale judicieuse. En bon zorthodoxe, il fallait savoir pardonner lorsque le pêcheur expiait ses fautes.

Il n'était pas pour autant questions de pardonner aux rouges; ces ennemis du genre humain.

Un commando s'empara sans coup férir de la plus belle cathédrale de la Nordenmark, avant que les rouges dans la rage de la défaite ait pu l'incendier. A la fin de la journée, Kolzn était, à quelques quartiers près, entièrement sous le contrôle de l'armée.
Les pertes étaient raisonnables, mais l'on constatait avec inquiétude auprès de rouges prisonniers, que Perrayski avaient sérieusement renforcé son fief de Zachzenburg. Comme l'avait pressenti, Erich, le plus dur était à venir.

- Où en est Gatline ? s'enquérit-il auprès de l'un de ses officiers de communication.




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Re: Opération "Gaudeamus igitur"

Message par Edorel Gatline le Sam 24 Nov 2012 - 12:01

Vers 16h de l'après-midi, Gatline descendit dans l'une des huit tranchés creusé autour de la ville, un véritable petit labyrinthe crée dans l'unique but de désorienté les assiégés. Dans quel tranchés, et surtout dans quel galerie allaient être posé les explosifs ? Le Feld-Maréchal avait revêtue une cuirasse et un casque comme tout les zapeurs pour se prémunir d'éventuelles accrocs. Les rouges pourraient très bien être entrain de creuser des contre-tunnels. Son groupe était mené par un ingénieur des mines, un homme au visage un brin joufflue et d'on la joue gauche arborait une cicatrice ronde,souvenir d'une balle qui se logea dans la joue de l'homme pendant qu'il creusait une tranché en Edredonie.

arrivé au pied des murs de la ville, Gatline entra dans une galerie, forcé de s'accroupir, il parcourut difficilement les dix mètres de galerie, arrivé à la fin, il trouva trois hommes entrain de posé les explosifs, le visage crasseux à cause du travaille. Deux douzaines de bâtons de dynamyte furent nécessaire selon les calculs des ingénieurs pour faire sauter le mur. Et il fallait faire vite, on pouvait entendre les bruits des rouges entrain de creuser pour atteindre le tunnel. L'explosif fut relié au détonateur, et on évacua l'endroit. L'officier de liaison ordonna aux troupes des tranchés voisines d'évacuer. L'armée quant à elle s'était regrouper et attendait le signal, tous entourés le panzer qui ouvrira la marche selon le plan de Gatline, suivit de la cavalerie pour nettoyer les rues, puis l'infanterie pour nettoyer les défenses et les bâtiments.

La galerie fut comblé et les équipes filèrent rapidement, le cordon de détonation sur les épaules, Gatline courut jusqu'à son retranchement. Ayant déroulé plus de cinq-cents mètres de cordon, Edorel compta trois secondes entre l'activation du détonateur et l'explosion en soit. Une fois l'explosif et le détonateur reliés, il n'y avait plus qu'a attendre que les dernières troupes aient évacués.

A 17h, Gatline enclencha la détonation.

A 17h et trois secondes, il y eu un petit flash à l'endroit ou furent posé les explosifs. Quelques dixièmes de secondes après une boule de feu s'éleva dans le ciel, soulevant la muraille et faisant voler des blocs de plusieurs tonnes et des centaines de rouge, une détonation assourdissante qui se fit entendre parait-il à dix kilomètres à la ronde. L'onde de choc fut ressentie jusqu'au camp du corps expéditionnaire, seul les chevaux furent effrayer et leurs cavaliers eurent du mal à les remettre en ordre. Il fallut quelques minutes pour que tout les débris soient retombés et que la fumée se dissipe un peu.

A 17h02, Gatline donna l'ordre avec un petit fanion blanc de lancé l'assaut. Le panzer s'élança le premier à vive allure. Broyant sous son poids les débris du murs qui se trouvaient sur son chemin.

Profitant de l'écran de fumée, réduisant au silence toute chose, l'arrivée du panzer en ville fut une véritable surprise. Montant à une vitesse folle les gravas de la muraille, c'est en vol plané que le panzer se montra, écrasant au passages une quinzaine de rouges qui se préparaient à une autre attaque plus conventionnel. Les mitrailleurs vidaient leurs munitions sur l'ennemie et le canon tira quelques obus sur les bâtiments aux alentours avant de s'engouffrer aux hasards des rues, réduisant à l'état de bouillie inoffensive les quelques personnes qui tentèrent de s'interposer. La cavalerie arriva plus lentement mais les rouges, effrayés et déboussolés par le monstre de fer ne furent pas remis de leurs états qu'ils se faisant sabrer par les hussards. L'infanterie arriva quelques minutes plus tard pour monté sur les murailles et investir les bâtiments.

A 17h30, le panzer fit un massacre sur la place de la mairie.

17h45, la cavalerie nettoya les faubourgs extérieures.

18h30, les murailles de la ville étaient nettoyés de toute présences rouges.

19h15, l'hôtel de ville fut investi par une unité d'assaut des ZZZ.

A 20h, Gatline entra en ville.

A 21h, la ville était redevenu zollernoise, mis à part quelques combats sporadiques. Les prisonniers furent chargés de nettoyer les dégâts, ce qui passait bien sur par l'enlèvement des cadavres, à la petite cuillère le plus souvent. Quant aux meneurs, ils furent exécutés, leurs corps brulés, leurs cendres jeté dans la plus proche rivière.

Il fut dénombré 8000 morts du cotés des rouges contre à peine 200 du cotés zollernois. 1000 blessés, et 3000 prisonniers.

C'est alors qu'il flânait dans l'églize Zaint-Thomas ou furent installer une partie des blessés que Gatline eut des nouvelles. Ses services étaient demandés de toute urgence aux ZZZ, il lui fallait rentré à la capitale. Il reprit le contact radio avec Wolfenbüttel.


-Wolfie, Zeiplig est zollernoise, je dois rentrer à Wilhelstaufen, une crise dans le sud à régler rapidement, je vous laisse la main jusqu'à mon retour.
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Message par Prince Zabrücksi le Sam 24 Nov 2012 - 18:48



ORDRE DE MISSION DU FELD-MARÉCHAL GATLINE

Monsieur le Feld-Maréchal,

Quoique extrêmement satisfait de vos services en Zaxe, je dois vous demander de laisser un temps votre commandement à votre subordonné le général Erich von Wolfenbüttel pour prendre le commandement des temporaires Ières et IIème escadres de la Ière flotte. La Principauté de Sorabe a refusé notre ultimatum et vous agirez en conséquence.
Avec cette quarantaine de navires, vous vous joindrez aux forces édoranaises délégués par l'Amiral Stortebeker. Vous détruirez la flotte sorabe et les installations militaires de Port-Princier. La partie la plus délicate de votre mission sera d'exfiltrer les otages zollernois cantonnés à Souabe.
J'ai toute confiance en vos talents, agissez comme bon vous semble, mais n'oubliez jamais que le micromonde entier va suivre avec attention votre affaire. Procédez avec retenue, et tenez la troupe.

Recevez, Monsieur le Feld-Maréchal les sentiments de ma plus profonde confiance envers vous.

Zab.

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Re: Opération "Gaudeamus igitur"

Message par Erich von Wolfenbüttel le Lun 10 Déc 2012 - 21:43

Erich von Wolfenbüttel en l'absence du Feld-Maréchal Gatline avait toute autorité sur l'armée de Zollenheim et menait la reconquête de la Zaxe.
Erich, grand romantique, se prenait parfois pour ses chefs des ordres religieux zollernois qui des siècles auparavant avait fait la conquête de cette terre païenne.

La reconquête était difficile. La Zaxe était encore une terre inconnue pour un militaire zollernois. Les villages libérés étaient tantôt très pro-zollernois, tantôt franchement hostile.
On devait progresser lentement. On battait les forces merksistes, mais ensuite, il fallait vaincre les guérillas qui s'ensuivaient. Les villages rouges étaient vidés de leurs habitants, expulsés, et recasés en Zabruck, parmi une population fiable.

En permanence, les rebelles défiaient la capacité du Zollernberg à se maintenir. Pour autant, la progression grand-ducale était lente et inexorable.
Drezden s'était soulevé contre Perrayski et avait pendu les commissaires politiques aux réverbères. Le maire Linz avait accueilli les troupes zollernoises, au cris de " Vive Louis Ier ! Vive le Zollernberg.

Zaint-Lustig, ville de naissance du saint du même nom avait opposé une toute autre résistance. On avait du entamer un siège en règle. Les rebelles avaient tenté une sortie de masse. En terrain découvert, ils avaient été anéanti par les panzers zollernois. Dans les quartiers rouges de la ville, les combats avaient été difficiles et les anciens ligueurs s'étaient battus comme des lions.

Enfin, les troupes zollernoises s'apprêtaient à marcher vers la ville millénaire de Zachzenburg, capitale de la civilisation zollernoise.




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Message par Erich von Wolfenbüttel le Ven 28 Déc 2012 - 23:55


En soldat vaillant, Erich contemplait la Ville.

Une ordonnance entendait le vieux soldat marmonner, l'air rêveur.


- Mes Dieux, Zachzenburg, devant moi et mon armée, presque offerte ... Comme pour Zigismond de Hohenlohe ... Que dis-je ? Je l'ai emporté sur lui en prestige ...

Erich von Wolfenbüttel pouvait contempler son inhumaine fortune. La reconquête de la Zaxe était achevé, ne manquait plus que sa capitale, un morceau de taille certes.
Après la prise de Zaint-Lustig, le front rouge s'était largement effondré. Les panzers zollernois avaient débordés dans toute la plaine saxonne. Vraiment, cette invention était géniale. Ces chars anéantissaient l'ennemi et le terrorisaient. Tous les deux jours, ils s'arrêtaient pour attendre l'infanterie qui suivait avec peine, et pour lui laisser les prisonniers. La seule résistance sérieuse fut rencontré aux abords de la capitale. Plus au nord, la vieille forteresse de Thorn s'était soulevée contre le pouvoir rouge, et c'était une unité de la prévôté qui avait pu prendre la ville, s'annexant ainsi une gloire facile.

Les rouges étaient irrémédiablement vaincus. Ils se disaient que Perrayski était mort. Les rebelles jetaient leurs armes pour fuir plus vite, quand ils ne se rendaient pas en implorant la pitié zorthodoxe de Louis Ier. Certains ligueurs les battaient alors comme plâtre, histoire qu'ils soient un peu punis de leurs forfaits, convaincus que le pouvoir libéral les absoudrait.

Pour autant, tous les experts militaires zollernois s'accordaient
pour dire que les rouges feraient leur grand baroud d'honneur lors de la plus grande bataille de la décennie : le siège de Zachzenburg.
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Re: Opération "Gaudeamus igitur"

Message par Erich von Wolfenbüttel le Sam 12 Jan 2013 - 17:26

Cela faisait désormais plusieurs semaines que les troupes zollernoises mettaient le siège devant la cité de Zachzenburg. Plusieurs forts défendaient la vieille cité impériale. Ils avaient eu pour but de défendre Zachzenburg contre les invasions russlaves, mais aussi Zabrückoises.

Les deux premières semaines avaient été l'occasion de constituer une armée de siège. A Noël, plusieurs lourdes pièces étaient en position. A 17h précises, à la même date, le bombardement méthodique de la cité avait été entamé. Les lourds mortiers de 402 mm écrasaient les vieux forts de l'époque moderne.
Grâce au rapport des ZZZ, on dirigea les tirs sur les arsenaux rebelles. Aussi, de temps à autre, d'énormes explosions se faisaient entendre sous les vivats de la troupe zollernoise.
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Re: Opération "Gaudeamus igitur"

Message par Erich von Wolfenbüttel le Sam 12 Jan 2013 - 17:42

Au bout de trois semaines de siège, le dispositif militaire rebelle commençait à se dégrader. Trois semaines de siège et la peur de manquer de nourriture avaient fait douter plusieurs rebelles. Des centaines d'entre eux s'étaient rendus aux troupes zollernoises et s'étaient constitués prisonniers. Rapidement, le pouvoir rebelle avait réagi et les sanguinaires gardes rouges avaient réussi à empêcher la désertion.
Un assaut fut lancé contre la Wandmareilein, position clé dans la défense sud de la ville. Il fut repoussé, et les soldats purent voir à la lunette les rouges ramasser les cartouches des défunts zollernois. Un second assaut frontal, précédé d'un bref mais intense bombardement d'artillerie réussit. Après une demi-heure de combats à l'arme blanche, les anciens ligueurs hissèrent le drapeau zollernois en haut de la forteresse. Ils n'avaient plus qu'à rentrer dans les faubourgs de la ville.

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Re: Opération "Gaudeamus igitur"

Message par Erich von Wolfenbüttel le Sam 12 Jan 2013 - 18:13

Du coté merksiste, l'une des têtes du mouvement, le dénommé Werner, était en proie à une vive agitation.
Hans Werner avait été sergent dans les armés grand-ducales. Mis en demi-solde pour ses convictions socialisantes, il avait choisi de rejoindre Perrayski. Ce carriériste de la pire espèce s'était laissé tenter par le poste de commandant des armées de la République Populaire de la Nordenmark.
Au début de la rébellion, il s'était laissé aller à des actes d'une rare violence et avaient organisé l'élimination physique des officiers fidèles au Grand-Duché. On disait qu'il avaient pendu aux réverbères de Zachzenburg plusieurs centaines d'officiers accompagnés de leurs épouses et enfants.
Ce forfait-là, les militaires zollernois avaient jurés de lui faire payer.

Aussi, lorsque la forteresse dont il avait la charge avait été prise, il avait été pris d'une vive panique. Rapidement, il s'était travesti en ouvrier et avait quitté son poste. Armé d'un poignard, il avait égorgé un soldat ligueur qui avait tenté de l'arrêter.

Au poste suivant, il avait joué le rôle de l'ouvrier zachzon soulagé par sa libération. Sans doute Hans en avait-il trop fait. L'un des ligueurs lui trouva "une sale trogne."
Un officier reconnut le profil du chef rebelle, abondamment représentés dans les caricatures zollernoises. Aussitot, les soldats zollernois et les ligueurs se ruèrent sur lui. On vit plusieurs officiers de bonne famille se jeter dans la bagarre avec la ferme intention de tuer le "zalopard" à mains nues. Seul contre tous, Werner parvint à faire front quelques secondes et trancha la gorge de son premier assaillant. La meute vint rapidement à bout de lui. Pendant plusieurs minutes, une trentaine de zollernois le passèrent violemment à tabac. Lorsqu'on s'écarta de Werner, personne ni même sa propre mère ne l'auraient reconnu tant il était défiguré. Crachant ses propres dents, l'ancien sergent respirait encore. Aussi, sous les acclamations de ses camarades, un soldat s'avança vers le mourant, et tout en sautant à pied joint sur son torse, entreprit de lui défoncer l'abdomen.
Au moment où Werner mourrait, la folie vengeresse des officiers zollernois passa. Un lieutenant ligueur, promue pour la campagne, parut épouvanté de l'acte auquel il venait de participer. Non pas qu'il pleurasse la mort du brigand, non, mais pour des raisons plus pragmatiques.

- Camarades, camarades, et vous aussi soldats ! Il ne faudra rien dire et camoufler son corps. Si les officiers savent ce que nous en avons fait, c'en sera fini de notre amnistie. Vous aussi, soldats réguliers, vous serez menacés et passerez en cour martiale.


On poussa l'horrible forme inhumaine qu'avait été le sergent Werner près d'un des canons détruits de la forteresse. La trentaine d'homme présente poussa de l'épaule contre la pièce, et celle ci s'affaissa dans un grand bruit sur le cadavre de Werner.

Le lieutenant Modelbau reprit la parole.


- Bien, nous tous qui sommes ici, nous devons jurer de ne point révéler notre forfait. Qu'un seul parle, et nous irons tous en prison.

Les trente hommes jurèrent. Cependant, dès le soir, au camp, ils se murmuraient quelques mots jouissifs entre les soldats loin du regard des officiers. Plusieurs soldats écrivèrent à leurs familles.

- Werner est mort et a bien payé ses forfaits. Les martyrs de Zachzenburg peuvent reposer tranquillement.

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Re: Opération "Gaudeamus igitur"

Message par Erich von Wolfenbüttel le Sam 12 Jan 2013 - 23:02

Au sud de Zachzenbourg, moults troupes zollernoises firent leur rentrée. Par Wandmareilein, l'infanterie commença à investir la ville. Erich von Wolfenbüttel était hanté par deux choses; que les troupes rouges fassent bruler la ville et que les ligueurs se laissent aller à des violences gratuite. D'aucun aurait pensé que le premier souci du général était la victoire lors de cette bataille, mais, en vieux stratège, Erich savait reconnaitre lorsque son ennemi avait définitivement perdu la main.
Il n'y avait que peu lieu de s'inquiéter. La pluie saxonne tombait à verse, comme pour laver de l'opprobre la cité éternelle. Les troupes quant à elle se tenaient bien. La sévère discipline avait fait de l'armée zollernoise sa réputation. Elle n'y faillirait plus.
Au termes des plus durs combats de toute la guerre, les soldats grand-ducaux investirent la ville, quartiers par quartiers. Les panzers étant inutilisables, ce furent les fins tireurs qui de chaque coté s'illustrèrent. Dans les furieux combats, on ne manquait pas de se battre aussi à l'arme blanche. Les rouges mu par le désespoir opposèrent une résistance tenace et se battaient comme les lions autour du Quartier Rouge, nouveau surnom du centre de la Ville.
Peu à peu, les soldats zollernois s'en rapprochèrent et les combats s'intensifièrent encore. On libéra l'Université de la Ville où l'on trouva soixante prêtres promis au pire tourment. On libéra le vieil Opéra de Zaxe sans que les rouges ne purent l'incendier en haine de ce bâtiment " symbole de l'art dégénéré et aristocratique " Tombèrent également le Palais de Justice, la Bibliothèque Centrale, le Palais de la Couronne et le château de Zeilnitz. La cathédrale de la Cité fut-elle aussi pris après des combats d'une violence inouïe. On s'y battit à l'arme blanche jusque sur l'autel !
Au soir de l'assaut, les rebelles ne tenaient plus que l'Hôtel de Ville et son quartier.
Aussi, le général espérait la prise de la "Maison Rouge du peuple libre de la Zaxe" pour le lendemain. Et si les Dieux lui seraient clément, il y cueillerait peut-être le diable en personne; Perrayski.
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Re: Opération "Gaudeamus igitur"

Message par Erich von Wolfenbüttel le Dim 20 Jan 2013 - 16:54

Les Zollernois donnèrent l'assaut à l'Hôtel de Ville le 20 janvier au soir. Les combats à l'extérieur et à l'intérieur durèrent toute une nuit. Les irréductibles rebelles soutinrent l'assaut pendant de longues heures. Toute la canaille rouge du micromonde s'y était donné rendez-vous. Les soldats grand-ducaux affrontèrent, en plus des zaxons, quelques édoranais, des russlaves, et quelques krasslandais. Le matin, le beau drapeau zollernois fut hissé sur le toit.

Erich von Wolfenbüttel pouvait enfin savourer sa victoire. On prit moult photos de l'évènement afin de bien marquer aux yeux du peuple la fin de la terrible épreuve. Le vainqueur de la sédition zachsonne fit également hisser un drapeau zaxon.

Ces deux drapeaux, l'un zollernois, l'autre zachson, flottaient paresseusement au vent cote à cote. Les soldats et les civils présents sur la place les admiraient le cœur serré. Leurs belles couleurs et tous les sentiments qu'ils inspiraient étreignaient les cœurs et les âmes des individus présent. Les deux drapeaux, de la civilisation zollernoise, de Whilelstaufen et de Zachzenburg, étaient enfin réunis. Le Zollernberg était un.
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