Gauche-Droite ; un clivage pertinent pour aborder la vie politique Zollernoise ?

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Gauche-Droite ; un clivage pertinent pour aborder la vie politique Zollernoise ?

Message par Anaztaze V le Mer 31 Oct 2012 - 3:32

Albert de Vignes, Duc de Wilhelstein





Gauche-Droite; un clivage pertinent pour aborder la vie politique Zollernoise ?








Collection Politeïa - Presses Universitaires de Wilhelstaufen
2012







Préface


Albert de Vignes, issu du prestigieux lignage de Synance est né prince en Maurésie. Cousin du dernier empereur Philippe IV, il émigre en Zollernberg. Le Grand-duc l'élève à la pairie de Zollernberg, lui octroie le duché de Wilhelstein et le nomme Grand-Maître, charge équivalente à la fonction de Chancelier, que notre prince naturalisé zollernois occupera plus tard. A la fin de sa carrière, il est Ministre de l'Intérieur du gouvernement Grosbew on retient de lui un homme mu par l'intérêt général au delà des clivages politiques et des intérêts partisans.


Au moment où il livre cette communication dans les murs de notre Université. Albert de Vignes est membre du CDZ, Confédaration Démocratique du Zollernberg, soutien du Parlementarisme face à un parti Conservateur traditionnellement soutien d'un régime constitutionnel fort. Les élections générales confrontent des programmes presque semblables. Albert de Vignes, nouvellement élu député et universitaire dans l'âme, pose alors la question, fondamentale en Sciences Politiques, du positionnement des partis politiques et de la pertinence de cette segmentation.


C'est une réflexion qui n'est pas sans importance à la veille d'une année électorale. Connaître les clivages afin de mieux appréhender la vie publique ; voilà ce à quoi nous convie Albert de Vignes.



R.P. Johann-Ulrich von Pikkendorf, bz.
Recteur de l'Université















Les élections d’avril 2004 ont vu naître, ou renaître, un débat essentiel en sciences politiques au Zollernberg. Certains pensent appréhender la vie politique avec le clivage traditionnel gauche-droite, notamment parce qu’il a été présenté comme tel sur une des pages du site du Grand-Duché, tandis que d’autres refusent ardemment cette approche. Nous allons tenter ici, brièvement, de savoir si ce clivage est pertinent voire de proposer une alternative.









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I - Un clivage réflexe


L’exlude est façonné, dans la majorité des pays par la séparation entre gauche et droite, non pas tant que les hommes politiques s’y retrouvent pleinement, mais les études sociologiques récentes, en France notamment ont montré que les électeurs raisonnaient largement sur cette opposition traditionnelle. Qu’elle soit ou non intellectuellement recevable, elle doit donc néanmoins être retenue. Rappelons que les termes « Gauche » et « Droite » proviennent de la Convention de 1791 en France, lorsque les modérés, monarchistes siégeaient à droite, et les monarchistes radicalement constitutionnalistes puis républicains siégeaient à gauche du Président, dans une salle en forme d’hémicycle. Pour terminer brièvement sur l’exlude, il faut faire remarquer aussi que la vie politique française (puisque c’est d’elle que nous parlons ici), dans son multipartisme a connu un mouvement de poussée vers la droite des partis, les républicains, partisans de la Séparation de l’Eglise et de l’Etat, évoluant de la gauche, à la droite modéré dans les 30, tandis que le mythe de « l’homme au couteau entre les dents » (le rouge) prenant la place à l’extrême gauche. Arrêtons nous là pour la situation exlude, que l’on pourrait bien plus développer et expliciter et intéressons nous au Zollernberg.


Dire que les Conservateurs sont à droite, et la CDZ à gauche est, pour beaucoup une évidence. Cela permet d’un coup d’œil de voir le positionnement des partis. En effet, les Conservateurs ont montré dans l’histoire du Zollernberg leur sentiment nationaliste, l’attachement à la noblesse, etc. tandis que la gauche a cherché sa voie entre promotion du Tiers Etat, logique libérale et logique démocratique, des idéaux, sensiblement plus à gauche que ceux des Conservateurs. Les deux partis peuvent se positionner dans l’espace l’un par rapport à l’autre. On a alors une gauche et une droite relative. Nous arrivons à une première contradiction du débat. A la fois, il existerait une gauche et une droite relative au Zollernberg, inspirée des schémas exlude, et en même temps, le contenu de ce schéma, avec les traits caractéristiques de chaque bord ne s’appliqueraient pas.




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II - Les partis se positionnent-ils vraiment ?


La logique droite-gauche n’est semble-t-il pas applicable, d’abord parce que l’attachement à la monarchie est général (il faudrait alors aller chercher dans les schémas exlude de monarchies parlementaires), ensuite parce que l’Economie étant à ce jour inexistante, un des principaux axes de la distinction est invisible, enfin parce que les objectifs à terme poursuivis par les partis ne relèvent pas de discours sur la justice sociale (gauche) dans une perspective holiste ou le primat de l’individu (droite) avec un sentiment de libéralisme, mais d’un même désir de rayonnement et de puissance du Zollernberg. Le citoyen zollernois vit en effet convenablement, il n’a pas de soucis financiers, il est éduqué, il ne connaît pas la précarité etc. En période d’élections, à défaut de clivage droite-gauche, on mise alors sur un clivage, sans doute encore plus artificiel car étant purement de l’ordre du sentiment, celui du parti dynamique et celui du parti croulant. C’est un clivage très utile pour recueillir des électeurs pour celui qui le pose, mais inefficace à saisir durablement l’ordre de la vie politique.


Le bipartisme met en avant une logique particulière de rapprochement des deux partis. Comme le montre le théorème d’électeur médian, chaque parti a ses électeurs captifs, qui ne changeront pas d’avis et des électeurs indécis, au centre qu’il faut conquérir. Une élection se joue donc toujours au centre, ce qui pousse les deux partis à se rapprocher (par exemple dans la campagne d’avril 2004, des projets assez semblables ont été posés par les deux partis, sur l’accompagnement du citoyen ou l’Université. Même si les modalités varient dans chaque camp, il faut remarquer une convergence entre CDZ et Tories. Si la gauche et la droite ne s’appliquent pas, les deux partis sont cependant dans un jeu constant d’attirance et de repoussement, de comparaison des programmes, voire des hommes.


Enfin, autre élément caractéristique, les partis ne sont sujets qu’à leur propre influence, car il n’existe pas véritablement de tendance, de mouvement syndical, révolutionnaire, nationaliste, républicain, quel qu’il doit hormis peut être deux facteurs plus ou moins masqués : l’Eglise Zorthodoxe qui, si par ces congrégations diverses ne développe pas de doctrine politique précise, fait néanmoins le choix de l’affirmation des particularismes culturels et conditionne ainsi le tendances politiques, l’administration grand-ducale par son rôle d’arbitre et de contrôle oblige à rester dans des logiques modérées.


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III - Quel ordre politique pour le Zollernberg ?


Si la question est passionnante, elle n’a cependant pas de réponse évidente, et qui ne soit de plus, pas connotée politiquement. Parler de gauche et de droite, c’est sans doute, schématiser en attendant mieux, avec l’avantage que les nouveaux citoyens saisissent plus facilement le cadre politique et s’y intègrent. (On se permettra ici de se demander si cela constitue alors, au vu des remarques que nous avons faîtes, une vrai compréhension de la vie politique zollernoise).


Ce qui est certain, c’est qu’il faudra du temps à cette configuration politique récente (en particulier puisqu’elle résulte de bouleversements profond (fusion CGT-USD, changement de présidence chez les Tories)) pour qu’elle trouve ses repères. A l’appellation conservateur répond naturellement celle de progressistes, mais peut-on se satisfaire de cela ? Vraisemblablement non.


Avec humilité, nous voudrions proposer un schème qui devrait sans doute être revu dans les prochains mois au vu des évolutions. On pourrait parler d’aile traditionnelle et d’aile neuve, de courants différents. Il est extrêmement difficile de se défaire de nos schèmes exlude. A défaut de réponse, on posera une requête aux partis : qu’ils jouent clairement le jeu gouvernemental, ou celui de l’opposition pour que se dessine une approche zollernoise de la vie politique zollernoise. Mais promis, s’il nous vient un schéma miraculeux, nous vous tiendrons au courant. En attendant, parlons de CDZ et de Conservateurs, ça nous évitera au moins de commettre des erreurs en appliquant des théories qui n’ont pas leur sens ici.


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Anaztaze V

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