Ouverture du Parlement (XXe législature)

Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Ouverture du Parlement (XXe législature)

Message  Feu Louis Ier le Sam 22 Déc 2012 - 16:03

Le ciel wilhelstaufenois faisait pâle figure en cet hiver zollernois froid et humide. Cela n'avait empêché le peuple, toujours friant des fastes de la monarchie de se masser depuis plusieurs heures déjà, derrières les rangées de soldats impeccablement alignés le long des avenues que devraient bientôt emprunter le cortège de la procession grand-ducale pour conduire avec un apparat digne des temps de la puissance, le titulaire du plus ancien trône de l'Archipel au Parlement. Les badauds, nombreux, à venir acclamer leur souverain, accompagné de son épouse, contemplaient avec émerveillement les uniformes chamarrés des soldats de la garde pruzzienne. Ça et là, on jouait aux cartes en attendant de voir passer l'auguste personnage et sa famille sous la haute escorte des plus braves régiments des armées de la Couronne; ou bien on agitait frénétiquement de petits drapeaux zollernois. Le petit peuple sait souvent démontrer bien plus de ferveur patriotique que bien des aristocrates ou des bourgeois. Ce peuple aimait son souverain et la maison de Zollernberg s'efforçait depuis plusieurs siècles de ne pas l'oublier.

Bientôt, trompettes et tambours résonnèrent sous les arches du Palais. Les gardes se placèrent, dans un même mouvement, au garde-à-vous. S'ébranlant lentement, le carrosse grand-ducale dans lequel avait pris place le grand-duc et la grande-duchesse, passa bientôt les hautes grilles de leur résidence officielle et s'engagea sur le boulevard de la Couronne. Le couple souverain saluait son peuple qui démontrait par ses vivats toute son émotion et son indéfectible fidélité.


avatar
Feu Louis Ier

Messages : 183
Date d'inscription : 28/10/2011

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Ouverture du Parlement (XXe législature)

Message  Feu Louis Ier le Sam 22 Déc 2012 - 16:43

Transféré en grand apparat le matin depuis la Zitadelle de Wilhelstaufen, les Joyaux de la Couronne venaient d'arriver, quelques minutes avant leur podagre détenteur, dans les murs du Parlement. Dans l'antichambre, ils avaient été placés avec un soin infini sur des coussins de velours rouge réhaussés de fils d'or et de perles tandis que les futurs porteurs de ces régalia commençaient à arriver dans la pièce pour les prendre en garde.

Après plusieurs dizaines de minutes de procession dans la ville de Wilhelstaufen, le cortège du souverain venait de s'arrêter devant le Parlement, au son de la fanfare des régiments montés. Le Baron de Lezingham, tout nouveau premier ministre, celui d'un gouvernement libéral que l'on attendait, et le Prince Zabrücksi, Chef de l'Opposition, placés sur le perron de l'édifice attendaient pour accueillir le monarque.

Le Grand-duc Louis descendit lourdement du carosse qui se pencha sous le poids de son passager, il fallu pas moins de trois valets pour aider le Grand-duc a en sortir, la porte trop petite fut un obstacle et non des moindres, suivi par la Grand-duchesse consort, qui cachait son exaspération d'avoir un mari si gras et si impotent par le sourire de sa façade. Le carzinal Smith, président du parlement, vint à leur rencontre et les salua. Puis ce fut au tour des deux hommes d'Etat de s'incliner avec déférence devant la haute et grasse figure de leur prince et lui de présenter humblement leurs marques de soumission. Puis tous, à la suite du Grand-duc pénétrèrent dans le Parlement. Ils pénétrèrent bientôt dans l'antichambre où se trouvaient les régalia et qui jouxtait la salle des débats.

Le souverain salua les présents : Son écuyer, le duc de Wasserland et le Hérault d'armes le comte Dalberg. François-Joseph fut bientôt paré du lourd manteau impérial rehaussé d'hermine et brodé d'or. Loin de souligner la majesté du souverain, il lui donnait l'allure d'une espèce de grosse pâtisserie. Le Premier aumônier de la Cour, monseigneur Stolz, lui plaça ensuite la couronne d’État sur la tête. Tous se mirent ensuite en place, selon le cérémonial extrêmement codifié des ouvertures solennelle, pour faire leur entrée.

Le gentilhomme huissier du Parlement frappa trois coups sur les lourdes portes de bois de la Chambre qui selon le rituel immuable annonçait ainsi l'arrivée imminente du souverain. Les portes furent ouvertes sur son injonction et des zergents firent leur entrée, portant sur leur épaule droite les lourdes masses d'argent. Ils furent suivis de quelques pas par les pairs du Grand-duché, le Duc de Zaxe, portant la Couronne de l'Empire, le tout nouveau Duc de Wilhelstein portant les sceptres, la main de justice et le Globe; le duc de Wasserland qui portait l'Epée de Zaint-Ziegfried et le duc des Zorcades, Léopold de Babenberg qui portait l'Epée d'Etat. Derrière eux se tenait le Grand-duc Louis et la Grande-duchesse Marialyn qui avançait majestueusement. Ils prirent bientôt place sur leurs trônes ; sans heur pour une fois, celui du souverain avait été réajusté, pour accueillir son royal et imposant derrière.

D'un signe de tête, le souverain commanda au Président du Parlement de donner lecture de l'acte d'allégeance des députés à la Couronne, prélude à la prononciation du Discours du Trône.

avatar
Feu Louis Ier

Messages : 183
Date d'inscription : 28/10/2011

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Ouverture du Parlement (XXe législature)

Message  Feu Louis Ier le Sam 22 Déc 2012 - 18:46

La tradition voulait que le discours soit écrit par le Premier Ministre et le souverain en son nom propre. Il exposait les lignes directrices de la politique à venir.

-" Nobles Pairs de la Couronne,
Honorables députés de la Nation zollernoise réunis en Parlement,



En ce jour d'ouverture solennelle du Parlement de la Vingième Législature, les tâches auxquels sont appelées Notre gouvernement et Notre Parlement sont complexes et difficiles, comme l'est toujours la tâche de chercher le bonheur de Nos sujets et la prospérité de Notre Empire, la gloire de Notre Couronne et la grandeur du Zollernberg.

Il est heureux que la guerre ne soit plus qu'un lointain souvenir et que notre pays retrouve la paix et la prospérité. Notre gouvernement devra s'engager sur cette voie d'avenir. Il aura pour but de redresser l'économie du pays mise à mal afin de financé la reconstruction et de relancer notre appareil industriel, notre tissue de petites entreprises familiales et agricoles. Il s'agira de redonner forme au système économique de nos états et d'inciter à la création d'entreprise par l'émulation et la fixation de règles claires. Les finances publiques se verront assaini sur la base de la participation de toutes les composantes de notre pays à l'effort nationale.

Des injustices pèsent depuis trop longtemps sur les sujets dont nous avons la charge. Les privilèges fiscaux, contraires au principe d'égalité de tous nos sujets devant la loi, et issus de temps antiques où la nécessité en justifiait l'usage ne pourront être plus longtemps maintenu. Les iniquités sociales persisteront tant que nous ne donnerons pas à chacun le moyen de son logement et de sa subsistance. La réforme de notre système de santé, la création d'un système de protection social, la construction de nouveau logements sociaux devront palier aux malheurs que peuvent un temps de leur vie, traversé nos sujets parmi les plus fragiles d'entre eux. La fracture qui existe entre les classes sociales existe aussi entre les territoires sous notre Couronne, nous en souhaitons le développement commun sans qu'aucun ne soit mis à l'écart des pôles de richesses nationaux, en particulier des terres nouvellement rattachées à Nos états, qui trop souvent subissent l'enclavement et la faiblesse de leur économie locale.

Nos ancêtres ont baptisé le Zollernberg dans la foi Zorthodoxe. Elle est partie intégrante de notre culture et de notre civilisation. Elle a donné son âme au Zollernberg. Toutefois, en premier des princes zorthodoxes, à la tête d'une nation ointe par Bezoar le Maxime, il ne nous est plus permis d'accepter l'opprobre publique et la ségrégation de nos sujets qui ont choisi une autre foi ou un autre système de valeur. Notre gouvernement aura pour tâche d'établir les bases d'un régime de liberté des cultes et des consciences.

La jeunesse est l'avenir de notre nation. Nous ne pouvons réformer notre pays sans songer se tourner vers l'éducation et la formation, le sport et la culture. Tous les jeunes de six à seize auront l'obligation d'être scolarisé. Pour les meilleurs d'entre eux, notre université doit redevenir un pôle de formation intellectuelle et d'excellence, capable de rayonner de part le monde.

Nos institutions ont besoin d'être réformées afin de répondre aux besoins de notre temps et aux aspirations de notre peuple. Notre gouvernement aura pour tâche de donner aux provinces de devenir de véritable pôle de démocratie locale, capable de soutenir des politiques ambitieuses au plus proche de la réalité quotidienne de nos sujets. Nous souhaitons voir ouvert des libertés syndicales qui seront l'assise de nouvelles relations entre les acteurs du travail. Enfin, nul réforme de nos institutions ne seraient complète sans la réforme complète de notre système coloniale sur les bases de la justice et de l'autodétermination des peuples.

Notre politique extérieure devra se refonder sur les critères de la paix et du droit. Le Zollernberg devra se faire acteur de concorde sans pour cela amender sa souveraineté sur les territoires qui sont légitimement les siens ni même renoncer à préserver les intérêts vitaux de son peuple. En dernière et extrême nécessité par l'usage de la force lorsque la diplomatie ne pourra plus offrir ses recours. Notre gouvernement devra y veiller, en même temps qu'il aura à coeur de poursuivre l'effort de triple-alliance engagé par le gouvernement précédent.

L'ouvrage qui s'annonce est immense, nous entendons vous demander à tous, dans le respect des opinions de chacun, un travail intense et emprunt du sens de la responsabilité dans ces hautes tâches, pour le service de Notre État et Nos peuples et la gloire de Notre Couronne, dans l'esprit de loyauté indéfectible qui doit toujours régner dans cette Chambre.

Car tel est Notre bon plaisir. Que les Dieux nous soutiennent."

Nul réaction n'était admises en la présence du souverain, les couloirs recueilleraient les réactions de chacun.
avatar
Feu Louis Ier

Messages : 183
Date d'inscription : 28/10/2011

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Ouverture du Parlement (XXe législature)

Message  Prince Zabrücksi le Sam 22 Déc 2012 - 21:08

C'est dans un profond silence que le Prince écouta le père bienveillant du Zollernberg. Malgré son physique, le Grand-Duc conservait de la majesté dans ses paroles et ses actes. On le sentait pourtant vieillir.
Le discours eut le mérite de soulager le Prince quant aux intentions libérales. Ceux-ci ne se montraient pas aussi extrême que lors de la campagne parlementaire. Comme toujours, l'on gouvernait au centre, et ce n'était pas Lezingham, plusieurs fois ministre sous un gouvernement conservateur, qui allait inverser la tendance.


Prince Zabrücksi

Messages : 407
Date d'inscription : 13/02/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Ouverture du Parlement (XXe législature)

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
 
Permission de ce forum:
Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum