Une journée...

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Message  Edorel Gatline le Ven 5 Avr 2013 - 22:45

Le dicton dit que le futur entre toujours par Zozolulu au Zollernberg. C'est à peu près vrais, toutes les innovations qui ne sont pas zollernoise sont acheminés la plupart du temps par les mers jusque dans les docks de la villes.

Sur la plage derrière la fameuse "promenade des yssois", la paillote du colonel Zander était devenue un bâtiment en dur. Il avait reçu toutes les autorisations municipales pour agrandir son affaire. Ainsi fut ouvert le Zander's Fried Chiken. Nouveau restaurent huppé de Zorcades, spécialisé dans le poulet frit. La fréquentation du von Felgenheim à deux rues d'ici s'en ressentir. La recette secrète aux 13 herbes et épices à visiblement plus de succès. Cela tient aussi au fait que les épices des Zindes transitent par Zozolulu, Zander peut donc aller se servir directement au déchargement, et se vanté au moins de la fraicheur de ses épices. L'endroit était d'ailleurs devenu le point de rassemblement de la communauté zindienne de Zozolulu. Un restaurant qui ne sert que du poulet, quand on a pas le droit de manger ni bœuf ni porc, c'est plutot pratique.

Parmi les habitués du lieu, tout naturellement, le Feld-Maréchal Gatline. Deux fois par semaine il s'y rendait. Il avait son menu, sa table, et le chef venait tout naturellement le rejoindre.


-Faudrait pas que tu finisse comme Felgeheim, une fois j'ai mangé dans un de ses restaurants, j'ai chié dur pendant deux jours.

-Il doit surement engloutir à lui seul la moitié de sa bouffe.

-Le quart seulement.

-Le quart ?

-Lui et le Grand-Duc engloutissent la moitié de la consommation annuelle de la chaine, j'ai vérifié.

-Eh ben mon salaud !

Zander était bien le seul à se permettre ces familiarités avec le baron de Castelmore. Leur amitié à monté de plusieurs crans quand Gatline finança la reconstruction de la paillote de Zander quand elle fut détruite durant la bataille de Zozolulu lors de la guerre d'Edredonie.

-T'as pas l'intention d'aller plus loin ?

-Ça dépend, j'ai des principes, je préfèrerai ouvrir d'autres restaurants et avoir un œil sur ce qu'on sert, ce gros tas ne semble même pas regardé ce que l'on sert.

-J'ajouterai la mise en place d'une autorité sanitaire si je me présente au prochaine élection.

-Oh ? Tu va faire ça ?

-J'y réfléchis. Bon c'est pas tout, mais quelques affaires m'appellent. Je te suggère de mettre moins de salade, trop de garniture tue la garniture.

Payant sa note et saluant le chef, Gatline s'en alla non sans se lécher les doigts. Pendant qu'il marchait vers la section zorcadienne des ZZZ pour récupérer quelques fiches, il entendit un petit cliquetis régulier. "Faudra que je change ma prothèse" se dit-il alors dans se cas. Au cours de sa marche, quelques gens le saluèrent comme il se doit. Un homme de la réputation de Gatline ne passe pas inaperçue, même en civil, les militaires se mettent au garde-à-vous. Tout ça sans qu'il prenne la grosse tête.

Le trajet lui fit longer comme d'accoutumé le haut mur d'enceinte de l'aile psychiatrique de l'hôtel-dieux de Zozolulu, un endroit pas des plus appréciables aux dires d'anciens patients de l'endroit.
C'est au croisement du mur et devant la section régional des ZZZ que Gatline fit une rencontre. Un choc, une collision, une bousculade. L'un comme l'autre ne remarquèrent qu'une fois le choc de la rencontre passé qu'il y avait eu bousculade. L'angle du mur n'avait pas permis ni à l'un ni à l'autre de remarquer quoi que ce soit. Cependant ce fut Gatline qui tomba à la renverse. Il allait se relever et dégainé son yatagan quand il découvrit son "agresseur."

C'était une femme, assez jeune, habillé d'une robe noir et la tête recouverte d'un châle de même couleur, tenant un paquetage épais et un étui d'instrument dans son dos que Gatline ne sut pas reconnaitre.


-Oh, pardonnez moi monsieur, je ne vous ais pas vue. Dit-elle d'une petite voix innocente rassurant Gatline qui lâcha le manche de son arme encore dans le fourreau.

-Non c'est moi madame. Dit-il en se relevant et en époussetant son chapeau.

-Mademoiselle.

-Oui bon, excusez-moi.

-Non, c'est moi.

-C'est moi je vous dis !

Voyant qu'ils n'arriveraient pas à se mettre d'accord, elle et lui se séparèrent à l'amiable, chacun allant de son coté. Alors qu'il laissa partir cette dame, Gatline ne put s'empêcher d'être interrogatif à son sujet. Elle avait le teint pâle, très pâle même, presque blanc, et son regard avait l'air halluciné. Elle avait une mine plus mélancolique que triste. Sans doute était-ce une patiente de l'aile psychiatrique qui vient d'être libérer. Néanmoins le baron était intrigué par cette fille. Il marchait encore devant le bâtiment des ZZZ, traversant la rue, et ne pue s'empêcher de jeter un dernier coup d'œil sur elle, du coin de l'œil.

Qui aurait pu prévoir qu'au même instant, elle fit de même ? Certainement pas Gatline.
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Message  Feu Comte Felgenheim le Ven 5 Avr 2013 - 23:14


- C'est une plaizanterie, c'est un zketch ! C'est délizieux !

Le rude accent zabruckois fit sursauter plusieurs clients. En cette fin de siècle, la mobilité était encore réduite en Zollernberg. L'on se sentait zollernois certes, mais le vrai cadre de vie c'était le village, voire la province.
Les clients les plus attentifs à la politique reconnurent dans l'homme obèse qui jurait avec cet accent nordique, le Comte Felgenheim.

Monsieur le Comte était connu comme le propriétaire des restaurants à son nom. Sa chaine lui avait assuré la fortune. Il était devenu le pape de la reztauration rapide.

Aujourd'hui Karl était venu voir ce que proposait la concurrence. La paillote du colonel Zander devenait effectivement l'un des lieux branchés de Zozolulu. C'était une chose qui échappait complètement à Karl von Felgenheim. Comment pouvait-on se limiter seulement au poulet, alors que tous les animaux à pattes, à plumes ou à nageoires pouvaient être cuisinés en beignets.
C'est cela ce que pensait le Comte Felgenheim de ce restaurant. Il en avait été ensuite client, puis il avait du se rendre à l'évidence. Le colonel Zander savait cuisiner. Furieux, Karl avait jeté sa serviette et était sorti du restaurant. Se ravisant, il était retourné à l'intérieur pour récupérer la fin de son repas et était à nouveau sorti. Il lui fallait désormais trouver un moyen de gagner la guerre qui s'annonçait.

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Re: Une journée...

Message  Edorel Gatline le Sam 6 Avr 2013 - 22:11

La même journée, au soir...

-Comment ça ! S'indigna le baron.

-Zabrucksï tente le tout pour le tout et veut reprendre le contrôle du parlement. Expliqua un conseiller des ZZZ.

-Et donc il veut pousser le Grand-Duc à faire dissoudre la chambre.

-Il a pris une décision ?

-Non pas encore, mais connaissant Zab' il est fort probable qu'il arrive à ses fins.

-Et merde, ça va recommencer comme avec le père. Et il est fort probable que vous imaginiez la suite sans peine. Avec un va-t'en-guerre comme lui plus le gros tas on cours à la catastrophe.

-Et que comptez vous faire chef ? Demanda un agent haut gradé.

Edorel resta un moment pensif. Il sombra quand s'afficha dans son esprit le visage de la jeune femme...

-Chef ?!

-Mmmh ?

-Vous comptez faire quoi ?

-Accélérer les choses. Scarmyglyone !

-Maître ?

-Faites rédigez des cartons d'invitations pour une conférence de presse. Pas de date ni de lieu ce sera décidé plus tard.

-Bien Maître.

Scarmyglyone se retira.

-Vous comptez vous lancez en politique enfin ?

-Avant que je débarque, il se trouvait que le Feld-Maréchal était très souvent premier ministre. Si je peux couper le sifflet à Zab' et lui piquer la place sous son nez, ça le remettra à sa place.

-Le pari est risqué avec peu d'expérience. Indiqua un analyste.

-Et moi, je connais le mimétisme. Vous devriez essayer. C'est marrant.
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Message  Edorel Gatline le Dim 7 Avr 2013 - 12:48

Même jour, plus tard dans la soirée, domaine Gatline...

Gatline semblait inquiet. Il avait reçut par télégramme que le Grand-Duc allait prononcer la dissolution du parlement. Zab' fils s'apprêtait donc à marcher sur les traces du père. Pendant ce temps là le baron de Castelmore travaillait dans l'ombre à son baptême politique. Sa position de pair lui permettait d'entrer au parlement quand bon lui semble. Et il avait quelques contacts avec des membres du Whigz. Sa position plus centriste ne lui permettrait pas de s'attirer la bienveillance des libéraux, plus ancré à gauche.

Aussi raya t-il dans son brouillon de programme politique l'éventualité de la séparation de l'Église et de l'État. Trop dangereux dans un pays pareil, il ne risquait pas que son poste, mais sa tête. Encore fallait-il ménager le Zaint-Ziège tout en permettant la liberté de culte. Pas simple quand on débute en politique, jusqu'à maintenant il concentrait ses efforts sur la diplomatie et l'économie, les questions de société lui étaient aussi opaque que le zmog habituel qui recouvre le Krassland.


"J'ai trop réfléchie pour se soir." Se disait-il.

-Scarmyglyone !

-Maître ?

-La conférence de presse : demain 18h à la mairie de Castelmore.

-Bien maître.

Scarmyglyone se retira et Gatline se permit de souffler un peu. Il descendit à sa bibliothèque. A la lumière d'une chandelle, il vit que la caisse de livres qu'il a ramené d'Edoran n'était pas encore rangé. Son bibliothécaire n'avait certainement pas terminé le reclassement. Il parcouru les rayonnages, observant chaque couverture. Il n'était pas peu fier de sa bibliothèque, c'était un rêve qui n'avait pu se réaliser avant. Et il savait à quel point elle était importante et qu'il fallait la garder autant intact.

Alors qu'il s'apprêtait à tirer un livre des rayonnage, l'image de la femme de ce matin s'imprima dans sa tête. Pour ne pas repartir. Edorel fut assez décontenancer. Certes il avait trouvé cette personne particulière mais sans plus, alors pourquoi l'image la poursuivait-elle ? Il voulut en avoir le cœur net. Il s'en alla dans son atelier, chercha une planche à dessin et commença à dessiner. Sa mémoire photographique avait mémoriser chaque détail de cette personne, le regard halluciné, la mine triste. Même le petit grain de beauté un peu en dessous du lobe de l'oreille droite n'avait pas échapper au regard du Feld-Maréchal. En même pas dix minutes il avait achevé son travaille. Et tout ça à la lueur de quelques bougies. Il observa le dessin, aussi fidèle qu'un daguerréotype, et la contempla pendant une bonne demie-heure.

Nuit blanche.
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Message  Edorel Gatline le Lun 22 Avr 2013 - 23:24

Quelques jours plus tard, la semaine avant les éléctions...

Gatline faisait la une des journaux forcément. Le Zozolulu Zun, en bon journal d'investigation sur tout le gratin national et étranger proposé aux lecteurs un dossiers de six pages sur le Feld-Maréchal. Edorel se doutait qu'il n'y aurait pas grand chose à y dire. Il n'était pas loquace sur son passé et encore moins sur lui-même. Rien que pour l'aspect biographie, les journalistes ont du se contenté des infos officiels de la Maison Militaire, qui elle-même, devaient être bien maigre.

Les journaux de droite naturellement allaient lui cracher à la figure tandis que les journaux de gauche signifiait sa mesquinerie, et son arrivisme. Un éditorial d'une revue zorthodoxe affirmait même que si il passait les "ténèbres tomberont sur le Zollernberg pour les milles prochaines années". La revue de l'académie des zciences zollernoise salua celui qui se trouve être l'un de ses plus fidèles lecteurs, espérant une nouvelle ère pour les sciences qui élèveront l'homme à un degré inégalée.

Quant au petit journal communal de Castelmore, un quart de page seulement, le maire de la ville s'était brouillé avec le baron puisque celui-ci avait oublié de l'inviter au tarot du mardi soir. Ceci expliquant cela.

Cependant Gatline n'était pas à Zozolulu pour voir les journaux, autre chose l'obsédait. Voila quatre jours que le souvenir de cette femme ne le lâchait pas d'une semelle. Il avait redessiner le visage de l'inconnue en plus petit pour le garder dans sa veste et avait décider de se renseigner sur sa personne. Il lui fallait donc entrer dans l'aile psychiatrique de l'Hôtel-Dieu. Devant la grille, il donna un petit pourboire généreux au gardien pour qu'il ne fasse pas d'histoire.

Derrière les hauts-murs se trouvait un immense jardin très verdoyants. Dans une ville aussi bétonné que Zozolulu, la verdure était devenu de plus en plus rare. Raison de plus pour être étonné. Dans le jardin des patients se promenaient, d'autres rester assis sur les bancs, on pouvait voir un médecin s'en fumer une sur le perron du batiment tout en gardant un œil sur les malades.

Edorel s'avança sans trop se fier aux patients et approcha le médecin en question. Après les échanges d'amabilités, Edorel montra le dessin de la femme. Le docteur le redirigea vers les archives de l'hôpital ou après un petit quart d'heure de recherches au milieu des étagères remplis de fiches sur tout les patients (trois cent ans d'histoire compilé dans les sous-sol de l'hôtel-dieu), l'archiviste trouva enfin la réponse aux interrogations de Gatline.


-J'ai votre personne. Indiqua t-il en tendant le dossier au Feld-Maréchal.

-C'est fou comme vous n'avez pas fait d'histoire. Non mais je pensais qu'il fallait des autorisations, et tout le tralala...

-Mon cousin travaille chez vous, au ZZZ, je me doute bien que tôt ou tard vous auriez mis la main dessus, donc bon.

-C'est pas faux.

Et Edorel feuilleta le dossier.

Elle s'appelait Aloisa Von Brunckhorst, née en 1988 dans une famille de bourgeois originaire du Zilverstein. interné car peine de prison commuer en internement.


-Dafuq ?!

-Oui, une vieille histoire, repris l'archiviste, à cinq ans elle a tué sa jumelle, lardé de trente coup de couteau.

-Mais, en quel honneur ?

-D'après l'expertise, troubles bipolaires accompagné d'hallucinations visuelles, le psychiatre avait noté qu'elle affirmé avoir vue une zalamandre enlacé sa sœur.

-D'accord...

-Et comme on pouvait pas envoyer une gamine à l'échaffaud ni lui faire de la taule, le tribunal à retenue l'homicide involontaire par déni de responsabilité et l'a envoyé purger ses vingt ans ici.

Edorel pensait. Vingt ans d'internement pour une hallucination, le choc de la liberté a due être dur pour elle.

-Vous savez si elle a guéri ?

-On ne guéri pas vraiment de ces choses, mais on est plutôt content, elle n'a pas eu de crise depuis deux ans, c'est plutot rare ici. La violoncelle l'a bien calmée. Si elle est bien suivi ça ne devrait plus poser de problèmes je pense. Vous êtes psychologue ?

-Non. Vous savez ou atterrissent les gens qui sortent d'ici.

-Ya plusieurs pensions en ville qui héberge le ex-patients en attendant qu'ils retrouvent une vie à peu près normal. Elle a due aller à celle qui est la moins cher et ou il reste encore des places. Avec la guerre d'Edredonie on a eu beaucoup de vétérans avec des problèmes de choc post-traumatiques, alors je vous raconte pas la réinsertion. Donc ces endroits là sont complets la plus part du temps.

-Bien sur. Merci des renseignement.

Edorel s'en alla, il avait eu ce qu'il voulait. Maintenant, il ne restait plus qu'une chose, la trouver.
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Message  Edorel Gatline le Lun 29 Avr 2013 - 23:01

Même journée que l'entrée prédédante ...

Edorel avait passé son après-midi à chercher dans toutes les pensions et autres lieux d'atterrissages des ex-malades. Il y avait près d'une trentaine dans tout Zozolulu et ses environs. Edorel n'avait pas de méthodes précises, il avait le nom, il avait un portrait : il avait tout compris.

Il lui suffisait tout simplement d'aller voir le réceptionniste pour savoir ou elle se trouvait. Dans la moitié des pensions visités des réponses négatives. Personne ne l'avait vue. Trois réceptionnistes indiquèrent l'avoir vue pour demander une chambre mais elle se vit refuser l'accès car complet.

En plus de cela il fallait ajouter le fait que Gatline était plus que coursé par des gens. En effet, l'effet "Gatline" avait opéré. Qu'un personnage d'une grande popularité se lance dans une entreprise (comme la politique par exemple) et vous pouvez être assurer qu'il sera suivi du plus grand nombre. Et certaines suivait (au sens littérale du terme) le Feld-Maréchal.

Bref, il se faisait harceler soit par les groupies, soit par des journalistes locaux, l'embrouille était tel qu'Edorel dut se résoudre à fuir. Si seulement ça ne tenait qu'à ça, il serait débarrassé. Mais voila que l'on pu assister à un drôle de spectacle dans les rues de Zozolulu ce jour là...


-J'VOUS DIS QU'C'EST PAS MOAAAAAA !

Dans sa fuite, il flanqua un uppercut à un de ses poursuivant qui le rattrapait. Ce fut finalement une voiture des ZZZ qui le récupéra in extremis et le sauva de ses admirateurs et des journalistes patentés (quoi qu'Edorel nota deux trois couteaux tirés dans la foule.)

Cette situation l'embarrassait fortement, d'habitude il pouvait se promener des heures sans se faire voir, quelques personnes pouvaient le reconnaitre par-ci par-là mais sans plus. Plutôt que de se risquer une nouvelle fois dehors, il se dit qu'il ressortirait tard dans la nuit pour ne pas croiser trop de monde.

Les pensions ne ferment jamais, même la nuit. Edorel en profita donc pour aller inspecter les derniers établissements à l'abri des regards.

Il ressortit des derniers endroits avec un constat d'échec. En fait aucune pension n'avait accueilli la personne recherché. Edorel semblait dépité. Comment pouvait-il perdre la trace de quelques dans une ville comme celle-ci. Il n'allait de toute façon pas mobiliser les ZZZ pour la retrouver, question de conflit d'intérêt.

Dans la nuit zorcadienne, Gatline errait dans les rues désertés, réfléchissant à la marche à suivre. Voila une chose qui le mettait bien dans l'embarras, comment une femme pouvait lui échapper ? La réponse lui fut insufflé par une petite musique qui semblait provenir d'un endroit à deux rues d'Edorel. Suivant le son, il ne tarda pas à reconnaitre un violon.

Mais pourquoi j'y ai pas pensé plutôt ? A défaut d'avoir trouvé une place en pension, elle s'était rabattue sur un hôtel. Et du troisième étage de celui-ci, par une fenêtre ouverte, à la lueur d'une bougie, elle faisait vibrer les cordes de son instrument.

Quant à Edorel, figé dans un sourire de bienheureux, il s'essaya sur le trottoir, et l'écouta.


***
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