Emeutes en Wasserland

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Emeutes en Wasserland

Message  Zollernberg le Dim 8 Jan 2012 - 19:53

Le Parlement s'était réuni en urgence. Le Premier Ministre assistait à la séance. Il avait à répondre devant la représentation nationale des évènements de Kreuzunburg. Le Président annonça :

La parole est à Sa Grâce le Duc des Zorcades, Premier Ministre de Son Altesse Royale.

Des chahutements de mécontentement s'élevèrent des deux camps. Les deux accusants le gouvernement en la personne de son Premier Ministre ou de trop d'indifférence à l'égard des pauvres gens ou de trop de laxisme à l'égard des séditieux.



"Traite ! " "Froide queue ! "

- Du calme dans les rangs conservateurs !

- Messieurs les députés,

"Bourreau du peuple !"

- Du calme dans les rangs de l'opposition ! Honorables collègues, du calme ou je suspend la séance ! Monsieur le Premier Ministre la parole est à vous

Le ton était hésitant. Le Premier Ministre était intimidé par les témoignanges de désavoeu des deux camps.


Messieurs les députés,


L'heure est grave, après des années de paix civile, voilà la guerre et la sédition semer la discorde à l'intérieur du Très Saint Grand-duché et de Ses états. La fidèlité que nous devons à la Couronne, la loyauté que nous devons à Son Altesse Royale, nous rendent comptables de nos actions et de nos choix, face aux hommes et devant l'histoire.

Le Wasserland, après avoir subi les affres du merksisme, tombe entre les mains de l'agitation républicaine et séditieuse. Les forces de la prévôté ont été repoussé

"Ce n'était qu'une simple manifestation Vous travestissez la vérité ! Assassins !"

- Député Perraysky, je vous assigne un rappel au réglement

Les troupes grand-ducales ont été odieusement massacrés. De tous les crimes, celui contre la Couronne est le plus infame. La rébellion doit être réprimer avec force. Nous serons implaccables à l'égard des émeutiers et de leur meneurs

"Bravo ! Les rouges au piquet !"

- Marquis de Brancourt je vous somme de vous taire !

J'ai décidé l'envoi d'un corps armé pour assister les forces de la prévôteté, reconquérir les zones insurectionnels et rétablir l'autorité de l'Etat. Son Altesse le Prince Zabrücksi en prendra le commandement. Afin de l'aider dans sa tâche nous devons prendre des mesures d'ordre public. C'est pourquoi le gouvernement soumet à votre suffrage le projet de Loi suivant pour la sureté de l'Etat et des Institutions.




Préambule : Au vu de rétablir la sûreté de la Couronne et de préserver ses états de la sédition et de sauver ses peuples de la guerre civile. Les Honorables députés du Grand-duché Zollernberg réuni en parlement ont résolu


Titre I Dispositions générales

Article 1 : Les partis politiques ou associations se revendiquant de merxismes, de républicanisme ou de socialisme sont interdits.

Article 2 : Toute expression de ces opinions est punissable d'un an de prison et de 500 £Z d'amende.

Article 3 : Les pouvoirs et délibérations des conseils provinciaux sont suspendus.

Titre II Dispositions particulières

Article 4 : Le gouvernement est autorisée à légiférer par ordonnance pendant une période de quinze jour.

Article 5 : L'état de siège est déclaré en Wasserland.

Article 6 : Les droits d'Habbeaz Corpuz sont suspendus en Wasserland.

Article 7 : Des Tribunaux militaires sont mis en place afin de juger les rebelles.

Artucle 8 : Le Premier Ministre et le Ministre des Affaires Intérieures sont chargés, chacun en ce qui les concerne de l'application de la présente loi.



"Facistes ! "

- Député Perraysky il suffit !

"Pendarts ! Cloportes ! Coprophages ! Bachibouzouks !"

- Gardes saississez vous du député Perraysky, une nuit au cachot, lui fera reprendre sa raison.

"Pucelles ! Vergetures ! Raclure de pots de chambres ! Chienlit !"

La voix du député Perrayski ne faiblissait pas. Il fut évacué manu militari de la salle de débats pour reprendre ses esprits dans une pièce appelé "cachot". Babenberg s'était soumis à la surrenchère Zabrücksiste

- Bien, la parole est à la majorité.

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Re: Emeutes en Wasserland

Message  Feu Prince Zabrücksi le Dim 8 Jan 2012 - 20:46

Le député Meier prit la parole au nom de la majorité conservatrice.

Nous soutenons sans réserve le Projet de Loi. Nous sommes satisfaits de constater que le Gouvernement s'est résolu à la fermeté et la rigueur envers les ennemis de la Couronne. Nous assurons le Gouvernement, le Premier Ministre de Son Altesse Royale, et le Prince Zabrucksi de notre complète confiance dans la résolution de cette difficile épreuve.

Longue vie au Grand-Duc ! Longue vie au Zollernberg !





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Re: Emeutes en Wasserland

Message  Feu Carzinal Smith le Dim 8 Jan 2012 - 22:12

- La parole est à Son Eminence le Carzinal Smith, pour l'opposition de Son Altesse Royale.

L'Archevêque de Wilhelstadt se leva avec lourdeur, perclus qu'il était de rumatismes. L'assemblée tout entière se taisit, pour entendre un Prince de l'Eglise.



Messieurs les Députés,


De tous les bienfaits dont nous ont comblés les Dieux, celui d'être Zollernois est le plus grand. Qu'est-ce que le Zollernberg, notre Patrie Messieurs ?

Le Zollernberg est une race. Dans nos veines coulent le même sang que celui de nos pères mort pour le Grand-duché, et qui a irrigué naguère sa terre sainte pour que nous restions à jamais un peuple libre et souverain. Le Zollernberg est un empire. Le Peuple Zollernois bénit des Dieux s'est vu confier la mission céleste d'apporter au confins du micromonde la Révélation, la Civilisation et la Liberté. Le Zollernberg est une femme, nous l'aimons charnellement. Une fois membre de Son Corps nous sommes uni à Lui pour la vie, jusque dans la Mort, où nous le quittons pour rejoindre le monde des Dieux. Il nous dépasse et nous transcende.

Il sait exister que parce qu'à chaque génération des hommes et des femmes se sentent, se reconnaissent zollernois et font le voeu de vivre ensemble, de dépasser leurs haines et rancoeurs, pour construire sur terre une forme singulière de ce qu'est la Paix des Dieux dans le Ciel et dans les âmes, la Pax Zollernia.

Nous sommes parvenu à un point d'équilibre dans la construction du Parlementarisme, dans lequel s'exprime tout le génie politique zollernois. Le système de Westerhalten que le monde nous envie est le lieu où se crispe les haines et les passions. Il s'y fait la synthèse des humeurs qui traversent l'opinion pour accoucher de la paix social et de la concorde du peuple. Il est le lieu où à chaque débat, le peuple zollernois s'invente et se dépasse à nouveau. Si à l'image des jurisconsultes du XIIIème siècle nous pouvons dire que le Zollernberg est un corps dont le Grand-duc est la tête, le Parlement en est le coeur et les poumons. Les libertés sont le sang qui irriguent ce corps puissant dont l'âme est sans conteste la Zorthodoxie. Si vous étouffez la Liberté messieurs, vous asphixierez le coeur et ferez mourrir le corps, le laissant à la subversion la plus terrible. L'Opposition loyale ne peut voter ce projet de loi liberticide.

Nous croyons fermement Messieurs, que la voix de la paix sociale réside dans le libre jeu des instutions et dans la libre association des hommes. Il n'est pas ici question de traites ou de séditieux mais d'un corps en souffrance livré à la folie. Folie d'une population qui se livre au meurtre pour s'extirper de la misère où elle est plongée. Folie de son Gouvernements qui tire sur la foule et se mutile abattant les membres de ce corps chérie, qui ne réclamait rien d'autres que les moyens de sa subsistance. Où est la folie ? Nous n'en savons rien. Où sont les responsable de cette tragédie ? Au Palais Cobourg et au Palais de Pratz. Monsieur le Prince, Monseigneur le Grand-Duc nous vous déclarons coupable de Lèse Nation !


Sur ses derniers mots, l'on ressenti l'émotion du Carzinal et sa voix se nouer. Plus que le discours d'un homme politique, c'était là le témoignage émouvant d'un homme qui refusait de voir le Zollernberg se transformer en monarchie autoritaire. Il était un cri du coeur, un cri de révolte et de désespoir. L'opposition applaudit alors celui, pourtant discret, en qui elle voyait son chef naturel. Le vieil homme se rassit éprouvé, et visiblement ému des témoignages d'affection de son camps.
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Re: Emeutes en Wasserland

Message  Feu Prince Zabrücksi le Dim 8 Jan 2012 - 22:50

Du fond de l'Assemblée, surgit une puissante voix, celle d'un député conservateur, l'honorable Clemenz-Wasser.

-Ou comment un carzinal, un gardien de la Vraie Foi justifie le meurtre de son prochain ! De surplus, des serviteurs de la Couronne !
Vive le Grand-Duc ! Vive le prince Zabrücksi ! hurla le député sous les applaudissements des bancs de droite.

-Du calme dans les rangs de la majorité ! Honorables collègues, du calme ! Monsieur le député Clementz-Wasser, la parole est à vous.

- Il est temps d'écarter toutes les tartuferies auxquelles on a recours pour dissimuler la vérité. Assurément, on n'ose pas encore faire l'apologie de cette rébellion contre la Monarchie.
Oui, il y a eu des victimes, des innocentes victimes à Kreuzeuburg, sur la Grande-Place, et je les pleure avec vous.

Il y eut des rires ironiques à gauche.

Vous avez tort de rire quand ce corps en souffrance, ou, cette population miséreuse, massacraient l'officier Steiner ! Quand elle étripait le vertueux Reinhard ! Est-ce que ce n'étaient pas là de bons zollernois ? N'avez vous point du sang sur les mains en vous évertuant à défendre leurs assassins. Vous ne rougissez point d'accuser le Grand-Duc ou son serviteur le Prince Zabrücksi ! C'est par eux que s'est constitué ce cher Grand-Duché, c'est par le bon vouloir du Grand-Duc que vous pouvez aujourd'hui, vous permettre de l'accuser.
On ne peut point approuver la monarchie et défendre les rebelles. Que cela vous plaise ou vous choque, ce tout est un bloc. Un bloc dont on ne peut rien distraire parce que le bon sens ne le permet pas. Aussi, je vous dis Messieurs, chacun d'entre vous doit désormais se poser la question. Êtes vous avec nous, ou êtes vous avec les brigands ? A partir de ce jour, tous les témoignages de sympathie, déguisés ou non sous la question constitutionnelle, seront considérés par moi-même, et je l'espère, par l'ensemble de la majorité et du gouvernement, comme hostile et traitre à la Couronne !

Le député se rassit, sous les acclamations des députés conservateurs. Certains semblaient cependant inquiet des violentes accusations contre des menbres de la représentation nationale.Les députés saisissaient-ils le soulèvement wasserlandais comme une occasion pour faire basculer le régime vers l'autoritarisme ?
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Re: Emeutes en Wasserland

Message  Feu Carzinal Smith le Mer 11 Jan 2012 - 0:37

Des hués se firent entendre dans les rangs libéraux. Le Président rappela tout le monde à l'ordre.

- Messieurs du calme, je vous prie, du calme !

Le Marquis de Brancourt l'un des députés présents dans les rangs conservateur dit un son voisin : "en de telle occasion j'aimerais posséder cette nouvelle arme que l'on a nommé lance-flamme"

- La parole est à Son Eminence

Le carzinal Smith, que la fatigue commençait à atteindre mais qui était galvanisé par le soutien unanime des siens se ravança à la tribune.

Messieurs les Députés
Monsieur le Député Clementz-Wasser,


Je ne fait pas l'apologie du meurtre, ni sa justification. A vouloir être excessif Monsieur Clementz Wasser, l'on en devient insignifant.

Le carzinal, rédacteur au KAZ dans sa jeunesse, n'avait rien perdu de sa verve. Un rire sonnore s'empara du camps libéral, des sourires vengeurs se décelèrent à droite.

Qu'il me soit permis de rappeler à la Chambre l'exactitude des faits : des hommes et des femmes qui manifestaient pacifiquement pour l'amélioration de leurs conditions de vie, ont vu leur droit, constitutionnellement garantie, de s'exprimer, de s'associer et de se rassembler, bafoué par la force des baïonettes. Nous sommes à Kreuzunburg sur une place, aucun bâtiment officiel n'est menacé, aucun habitant n'est menacé. La troupe est là. Elle maintient l'ordre sur la voix publique, c'est légitime. Mais elle ne va pas en rester à l'exercice de la police administrative. Elle encercle la place, ne laissant aux manifestants aucune issue de sortie vers un autre point de rassemblement ; ce qui est pourtant l'usage lorsqu'il s'agit de gérer une émeute. On intime à la foule de renoncer à son droit. C'est un traquenard.

Ces manifestants, ces hommes, ces femmes ont eu un tort. Celui de trop aimé la liberté, celui de trop croire en la justice de leur pays. Le Gouvernement ne leur a rien épargné : l'abettissement dans la misère, les balles, et maintenant l'opprobe jeté sur leur mémoire. La résignation ou la mort est la devise qu'on leur imposait. Le massacre était inévitable, la rébellion provoqué, les vies militaires et civiles gâchées.

S'il faut chercher la cause profonde des évènements de Kreuzunburg, c'est dans l'irresponsabilité des Hommes de l'Etat qu'il faut la trouver. Mépris de la Constitution, abus de pouvoir, l'irresponsabilité mène à l'autorisme. Cela, nous le dénonçons avec fermeté ! Voilà que sont désormais convoquées à notre mémoire les heures les plus sombres de notre histoire. Le Zollernberg plongeait dans la guerre civile, du fait d'un Prince, de son goût du pouvoir personnel, de son mépris pour le Parlement, la Constitution et les libertés. - tous comprirent qu'il s'agissait là du Feu Prince Zabrücksi, grand père de l'actuel titulaire du titre - ,

La loyauté à la Couronne n'est pas un aveuglement de tous les instants, il nous appartient de faire des remontrances au souverain et à son gouvernement. Il n'échappe à personne que le Zollernberg doit sa grandeur à l'éminence de ses serviteurs. Son empire, sa gloire, il l'a doit également au génie des peuples qu'il gouverne et dont il garantit les droits imprescriptibles, il l'a doit aussi à l'équilibre de ses institutions qui sauvegarde l'équilibre du corps sociale en son entier.

Nous sommes Monsieur Clementz-Wasser, l'opposition loyal à Son Altesse Royale, notre camps n'est pas à choisir : il est celui du Grand-duché et de la Couronne.
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Re: Emeutes en Wasserland

Message  Feu Prince Zabrücksi le Mer 11 Jan 2012 - 19:34

Des murmures réprobateurs s'élevèrent du camp conservateur. Il y avait quelque chose de pathétique à voir ce vieil homme, perclus de rhumatismes, à en voir sa démarche, prêcher, d'une voix qu'il pensait forte, un appel à la modération.
S'agissait t'il d'un habile numéro de comédien destiné à émouvoir l'assemblée ou le carzinal parlait-il sincèrement avec son cœur ?


Sur invitation du président de l'assemblée, le député Meier prit la parole pour les conservateurs. On avait plus jugé utile de donner la parole à un député plus consensuel, mais surtout le député Clemenz-Wasser semblait en proie à une folie rageuse et murmurait pour lui-même « Qu’est-ce que c’est-ce bordel ! Jamais vu ça! Jamais vu ça! » 

Messieurs les députés, Monsieur le Carzinal,

Avant de répondre pour les miens, je prierais Monsieur la Carzinal de ne plus insulter mon honorable collègue, le député Clemenz-Wasser, membre de la représentation nationale, d’insignifiance.

Il y eut quelques rires moqueurs, et le député reprit à voix plus haute.

Notre position sur le soulèvement vous est connue. Cependant, déjà, la vérité se voit travestie. Je tiens à signaler à Monsieur le Carzinal quelques point sur l’insurrection de Kreuzeuburg. Le feu officier Steiner, n’a fait appliquer que la procédure habituelle en cas de manifestation non autorisée sur la Grande-Place de Kreuzeuburg. Il ne s’agit point d’une place parmi tant d’autres, Monsieur le Carzinal.
De plus, je dois vous détromper lorsque vous avancez que l’officier Steiner empêchait l’évacuation de la place. Le cordon mis en place, visait à isoler la Grande-Place, et à éviter que d’autres individus se mêle à la foule. Ce cordon, et vous ne l’ignorez absolument pas , Monsieur le Carzinal, était tout disposé à exfiltrer les ouvriers de la place. C’est-ce qu’a réclamé en vain l’officier Steiner.

Les serviteurs de la Couronne ne prennent point de plaisir à tirer sur le peuple, et n’éprouvent aucune joie à lancer des révoltes, comme vous semblez le suggérer.

Il y eut des rires approbateurs.

Non, non, ne riez point. Il s’agît là d’accusations extrêmement graves. Il n’a jamais été question d’acculer la foule Monsieur le Carzinal. A en être excessif, vous en devenez peu persuasif.

Je dois également vous détrompez sur les causes de l’insurrection. Non, il ne s’agit point de révoltes frumentaires, pas à cette époque. Quand aux ouvriers, ils jouissent de leurs droits et libertés publiques et bénéficient des premières mesures sociales de mon gouvernement.
Les causes sont simples et limpides. Il s’agit d’un complot antimonarchique. Nos renseignements prouvent que le Wasserland était calme avant l’arrivée de trublions. Je pense au républicain Bersbourg, qui a été reçu par le Prince et le Grand-Duc. Je n’avance point l’idée du complot sans preuves. Je ne vais pas chercher à vous endormir par d’émouvantes paroles. Mais le Sieur Bersbourg a reçu du soutien même à Whilelstaufen à l’hôtel Strendz !

Il y eut des exclamations de surprise et des cris d'indignation.

Monsieur le Carzinal, j’imagine que vous n’ignoriez point le pouvoir de la presse ? Aussi Permettez moi de vous lire un extrait du Zollenheim MorgenPost.

Il n'est un secret pour personne que le chef de insurrection en Wasserland est un dénommé Bersbourg. Lui et ses comparses règnent désormais sur le Wasserland. Le châtiment du Grand-Duc viendra, et Kreuzeuburg sera rendu au Grand-Duché. A ce moment là viendra l'heure de juger et de punir les chefs rebelles et leurs alliés.
Le tour de Lezingham viendra t-il ? Il est avéré que Lezingham, depuis sa disgrâce, a reçu à plusieurs reprises Bersbourg à l’Hôtel Strendz de Whilelstafen. De toute évidence, ces deux politiques ont noué une alliance. Il est permis de s'en étonner. Lezingham s'est toujours présenté comme fidèle à son Souverain.

Les députés Maza, Faurz et Brezlau ici présent sont des témoins oculaires et malheureux de ces rencontres.

Monsieur le Carzinal, loin de moi l’idée de vous accuser, je sais, sans réellement comprendre, que vous pensez œuvrer pour le bien commun. Mais mon âme pleure, à l’idée que des libéraux puissent seconder activement cette rébellion.
Prouvez nous le contraire, cette pensée nous est pénible.

Le député marqua une pause et reprit.

Nous approuvons le gouvernement qui entend détruire les comploteurs qui cherche à soulever le peuple contre son Souverain.


La fin du monologue du député fut couvert par les applaudissements de la droite; Lezingham secondait donc la rébellion ? Il y avait de toute évidence complot. Quel infamie !

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Re: Emeutes en Wasserland

Message  Feu Carzinal Smith le Sam 14 Jan 2012 - 20:50

Le Carzinal Smith manqua de s'étouffer à l'écoute du discours du député Meier. Il désespérait de savoir combien de temps tout cela allait encore durée. "Des godillots" se disait-il, "des godillots, mais quelle passe d'armes !" L'homme était revigoré.

Bien nous allons passé au vote - fit le Président Fussgänger

- Monsieur le Président, l'oppostion loyale souhaite répondre aux accusations formulées contre elle.

Les députés conservateurs gromelèrent, crièrent à l'obstruction. L'on cria à l'infamie dans les rangs libéraux. Le Président de la Chambre ne savait plus trop où donner de la tête. Carl Fussgänger von Ferrersheim était issu d'une famille de la bourgeoisie wasserlandaise. Après avoir accouchée de quelques commerçant et s'être honorablement établi dans la bonne société provinciale, relevant à l'occasion la particule convoitée de la grand-mère, née noble et von Ferrersheim, dernière représentante de la famille du même nom qui avait brillé dans la noblesse locale, donnant au milieu du XVème siècle, un Sénéchal de Wasserland, la famille Fussgänger von Ferrersheim s'était illustré dans l'armée dès la première moitié du XIXème jusqu'à aujourd'hui, accédant à des fonctions de plus haute notabilité Le père avait été officier dans la résistance wasserlandaise contre le merksisme avant de devenir maire de Kreuzunburg, le frère aîné, avait lui donner à cette dynastie de la grande bourgeoisie de province un prestige que beaucoup de famille noble était en droit de lui envier. Le colonel Philipp Fussgänger von Ferresheim avait débuté sa carrière dans l'armée, il avait participer à toutes les camp, ce agnes de l'histoire récente, le Zabrück-Crassauerstein, les Zindes, il y avait acquis ses galons jusqu'au grade de colonel avant de terminer sa carrière d'officier comme prévôt du Kolstein. La famille Fussgänger serait resté dans l'ombre, s'il n'avait pas épousé Victoria Smith, soeur de Thomas-Joseph Smith, et donc tante de l'actuel Baron de Lezingham. L'appui du clan Smith et de son beau frère en particulier, lui permit de mener une carrière politique très honorable, Ministre des Affaires Intérieures, Président du Parlement, et enfin Premier Ministre. Il n'avait pas laissé un souvenir impérissable mais il avait eu le mérite de bien gérer et avait acceuilli sa retraite avec satisfaction. Ses filles s'étaient mariées l'une avec le Comte de Ztrazhbury, l'autre avec l'héritier du Duché de Wasserland, marquant le début des mariages entre noblesse et haute bourgeoisie. Notre homme, lui, avait choisi une carrière plus paisible - du moins le croyait-il - dans les ordres. Prêtre pour le diocèse de Kreuzunburg, il avait été remarqué par l'ordinaire du lieu, Monseigneur de Klausbourg avait suivi l'évêque - oncle du Grand-duc - dans toutes ses fonctions. Comme chapelain puis secrétaire particulier et enfin vicaire général lorsque celui ci fut Archevêque de Wilhelstadt, avant de le suivre à la curie et de l'assister dans sa charge. L'homme avait ensuite suivi le neveu Clodomir - Grand-duc Maximilien Ier et évêque émérite de Kreuzunburg - dans son exil. A l'avènement du Grand-duc c'est sa personnalité consensuel et respecté que le Grand-duc avait fait élire par ses pairs au perchoir du Parlement. Sa position auprès de la Maison de Klausbourg et sa nouvelle éminence dans le monde politique avait été récompensé par le titre honorifique de "Prélat de Sa Béatitude", ce qui lui donnait droit au prédicat de Monseigneur - ce bien qu'il ne fût pas évêque. Le Prélat d'honneur soutien fidèle de la réaction conservatrice, éprouvait pourtant une sympathie certaine pour le Carzinal Smith, sa fermeté dans la foi, et sa constance dans la charité. C'est donc, par solidarité ecclésiastique peut être, et pour le bien fondé de sa demande qu'il lui accorda la parole.

- Votre Eminence à la parole

- Monsieur le Président, je vous remercie,
Messieurs les Députés,
Monsieur le Député Meier,


Je tiens à souligner à la Chambre que le droit de s'assembler et de manifesté ses opinions est garantie constitutionnellement, qu'il n'y a eu aucun arrêté du Ministre des affaires intérieures ou du gouverneur de la province interdisant la manifestation, elle était donc parfaitement légale. Les rapports de polices sont clairs, la troupe encercle parfaitement la place. La troupe n'était pas fondée à entraver la manifestation populaire. Elle a fait usage de la force illégalement. Nous ne justifions pas les exactions populaires à l'encontre des soldats de Son Altesse Royales, simplement prétendons nous souligner les maux qui, davantage que l'émeute, nuisent la paix sociale : le mépris des lois qui règlent la vie institutionnelle de notre pays. Le gouvernement récolte le fruit de ce qu'il a semé : la colère populaire. Vous connaissez, comme nous l'imperfection de la loi relative à l'indemnisation des blessés du travail. Elle ne répond que partiellement à la misère sociale.

Le Baron de Lezingham a reçut le Sieur Bersbourg, c'est son droit. Il ne nous appartient pas de dévoiler en cette chambre la stratégie du Parti Libéral en vu des prochaines élections. Simplement pouvons nous assurer nos honorables collègues que la loyauté à Son Altesse Royale sera la condition sine qua non à un rapprochement éventuel entre le parti libéral et le parti du peuple du Sieur Bersbourg. Les allégations de trahison et de forfaiture à notre encontre son proprement scandaleuse ! elles ne relèvent pas le débat et n'honnorent pas ceux qui les portent !

Le carzinal était devenu aussi rouge que sa pourpre. Puis calmant ses ardeurs et reprenant son souffle, soutenant un coeur qui le faisait souffrir.

Messieurs les députés, qu'est-il advenu de nous ? Souvenons nous de la Marche des Provinces. Naguère, conservateur et libéraux, auraient lié leurs efforts pour défendre la Constitution. Elle est un leg précieux, l'édifice institutionnel qui maintient la paix du corps social, ne la détruisons pas en avalisant une loi inconstitutionnelle, liberticide, instrument d'un pouvoir qui nous mène droit à la tyrannie.
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Re: Emeutes en Wasserland

Message  Feu Prince Zabrücksi le Sam 14 Jan 2012 - 21:35

Le député Meier reprit la parole. Il était pénible de faire trainer de débat et d'obstruer le projet de Loi qui devait donner les armes juridiques au Prince pour entraver l'insurrection. Aussi, il répondit sobrement.

Messieurs les députés,

Notre position ne varie point. Nous approuvons sans réserve le projet de loi du gouvernement. Nous considérons que le gouverneur du Wasserland, au nom de la sureté publique et aux vue des incidents des jours passés, était habilité à interdire cette manifestation. Il ne sera point question de concorde entre nos partis tant que les députés libéraux ne condamneront pas fermement l’insurrection et ne reviendrons sur leurs injures, tels que l'accusation de crime de lèse nation, faites aux grands serviteurs du bien commun et de la Couronne, que son notre auguste souverain et son dévoué chancelier, le Prince Zabrücksi.

Nous vous remercions


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Re: Emeutes en Wasserland

Message  Zollernberg le Sam 14 Jan 2012 - 22:10

Le Président Fussgänger était exaspéré. Il fit remarquer au député Meier :

Allons, Monsieur le député, soyez sérieux, le crime de lèse Nation n'existe pas juridiquement, c'est une tournure de style.

Les rires s'emparèrent de l'opposition. Monseigneur Fussgänger, septuagénaire qui appartenait à la vieille garde du parti conservateur, sans le laisser paraître jubila d'avoir remis en place le député quarantenaire dont il détestait l'attitude godillote, et avec lui les jeunes excités qui le soutenait.

- Bien nous allons passer au vote du Projet de Loi PL-XVI-2

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Re: Emeutes en Wasserland

Message  Feu Prince Zabrücksi le Sam 14 Jan 2012 - 22:17


C'est une grave insulte ! hurla le député hors de lui. Le Prince Zabrücksi risque sa vie au moment même où vous vous permettez d'ironiser ! Supposer que ces années d'action au Service de l'État relève du crime est d'une abjection sans bornes !
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Re: Emeutes en Wasserland

Message  Zollernberg le Sam 14 Jan 2012 - 22:31

- Monsieur le Député Meier, il n'est pas question de mettre en cause le courage du Prince Zabrücksi, je vous invite simplement à davantage de modération et cessez de jouer les pucelles enamourachés. Une autre intervention de ce genre et je vous fait évacuer de la salle. Le Parlement est un lieu de débat pas une chapelle expiatoire !

Monseigneur Fussgänger, bien que conservateur de la première heure, laissé exprimer là, sa fatigue, partagée par d'autres de la même vieillle garde, de voir le Parti Conservateur devenir l'instrument de la politique autoritariste du Prince. Dans l'opposition l'on riait du soufflait que venait de prendre Meier.

- Bien, passons au vote et finissons en !

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Re: Emeutes en Wasserland

Message  Feu Prince Zabrücksi le Sam 14 Jan 2012 - 22:39

Le jeune député Meier usa de son majeur pour adresser au Président un geste relativement déplacé dans une si honorable assemblée. Pris sur le fait par l'intéressé et quelques un de ses voisins, le jeune homme s'empourpra immédiatement et bredouilla.

-Euh .. on .. Nous votons en faveur de la loi gouvernementale !
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Re: Emeutes en Wasserland

Message  Feu Carzinal Smith le Sam 14 Jan 2012 - 23:35

Le carzinal réprouva du regard le geste du "Zabrücksi Boy" et déclara

- L'opposition loyale vote contre le texte et annonce qu'il saisit la cours suprême pour juger de la constitutionnalité du texte.

Des hués se firent entendre, car cela retardrait d'autant plus la promulgation du texte et son effectivité.

- Silence dans la salle ! Je déclare le texte adopté ! Ponctuant ces mots d'une claque de son marteau, Fussgänger fut soulagé. Les débats étaient enfin terminés. Il était 23 h 34
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