Au sud de Wilhelstaufen

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Au sud de Wilhelstaufen

Message  Edorel Gatline le Sam 3 Mai 2014 - 22:10

Le Fort de Vinzennes était l'un des forts qui constituait la ceinture de fer de la capitale en cas de sièges. Comme ses huit frères (et sa vingtaine de fortins), c'est une puissante forteresse, lourdement armée, conçue pour tenir tête à tout type d'attaque et occupé par des troupes d'élites des armées, et certains bataillons de la Garde Grand-Ducal y ont leurs quartiers de temps à autre. C'est aussi un champ d'exercice ou les troupes s'entrainent régulièrement dans des reconstitutions grandeurs natures, ainsi qu'un terrain d'essai pour les ZZZ. D'ailleurs de ce fait, le fort est doté d'une zone d'interdiction (terrestre et aérienne) de dix kilomètres aux alentours. Et les patrouille régulière avec chien renifleur sont très fréquentes...

Ce jour là, l'ingénieur Carl Gauzz et son équipe mettait la touche final a ce qu'il avait pensé et étudier depuis plusieurs mois. la technologie qui pensait-il, donnerait une longueur d'avance sinon de combler le retard avec d'autres pays potentiellement adversaire. Et il jouait son avenir. Le Feld-Maréchal lui avait donné un mois pour mettre au point un prototype. Et celui-ci devait arriver d'un instant à l'autre. Construire le même engin qu'il avait fabriqué sur son bureau, mais adapté à un calibre de 75mm ne fut pas chose aisé. Le prototype proposé était une sorte canon de trois mètres autour duquel on avait enrouler la bobine conductrice, puis recouvert d'une couche isolante afin de protéger le système d'éventuels court-circuit. Le tout enrobé au final d'un blindage léger mais suffisamment résistant pour ne pas exploser en cas de pépin. L'idée de projeter un obus avait été réfléchi puis mis à l'écart, à cause du même risque d'explosion. On proposa une sorte de fléchette de fer de même calibre comme projectile. La cible de test était un bloc d'acier pur de trois mètres cube, le même acier dans lequel on découpe les blindages pour les chars et les navires, placé à quatre cents mètres du canon.

Forcément pour l'occasion les mesures de sécurité furent renforcé l'équipe de testeur était planqué dans un petit fortin construit pour l'occasion tandis qu'un périmètre d'un kilomètres autour du site fut mis en place. Cela tombait bien on signala à Gauzz que le Comte de Castelmore était dans la place. Celui-ci venait tout juste de rentrer du scrutin des législatives.


-Monsieur le Directeur.

-Proffesseur Gauzz. Je crois que vous avez enfin fait quelque chose d'intéressent avec votre trouvaille ?

-Et bien nous n'attendions plus que vous, suivez-moi.

On conduisit le big boss devant l'engin.

-On dirait que Mauzer n'a pas chômé pour vous livré un machin pareil sur mesure. J'espère que votre réalisation sera à la hauteur des attentes de l'armée Professeur.

-Elle le seront Monsieur. Elle le seront.

On s'affairait encore devant le canon, on glissa le projectile dans la culasse à l'arrière du canon et on relia la batterie electrique au système conducteur. Plusieurs caméras avaient été installé tout autour afin d'étudier au ralenti le comportement du canon et du projectile, ainsi qu'un d'autres appareils servant aux autres donnés qui devaient être récolté durant l'essai. Si celui-ci se déroule bien. On emmena le Feld-Maréchal dans le casemate prévue pour les tests tandis que les techniciens s'éloignaient.

-Nous allons procéder au premier essaie grandeur nature Monsieur, nous avons eu beaucoup de mal pour constituer l'équipe de recherce ainsi et surtout que le prototype. Si il advenait que ça ne se passe pas comme prévue, j'ose espérer que vous nous accorderez un meilleur délai pour pallier aux éventuels défauts.

-Alors dans ce cas je vous suggère de réussir du premier coup Prof.

Peu rassuré, Gauzz sortit son chapelet et se l'enfila autour de la main.

-Mise sous tension !

-Mise sous tension... Fait.

-Je pense qu'il serait préférable qu'on se bouche les oreilles, nous ne sommes pas sûr à 100% de l'intensité sonore que va dégager le test.

Dans le doute, Gatline suivit son conseil.

-Attention, mise à feu dans 5, 4, 3, 2, 1 ...

Gauzz appuya sur un bouton et une formidable détonation suivit d'un souffle puissant mais bref se fit sentir. On aurait dit trois obusiers Ludwig qui auraient tiré en même temps. Le casemate trembla quelques instants.

-Le projectile a atteint sa cible !

-Sinon, vous pourriez m'expliquer comment un canon peut-il tiré aussi bruyamment sans poudre ?

-Eh bien, sans doute la puissance du courant était tel que le champ magnétique à expulsé le projectile à une vitesse égale ou supérieur à celle du son, peut-être était-ce le bang supersonique que l'on a entendue...

-Mais aucune arme de fabrication zollernoise n'a réussi à projeter une munition à une tel vitesse.

-Et bien monsieur le Feld-Maréchal, c'est une première pour laquelle j'espère que vous accorderez du crédit.

Les relevés étaient sans appelle, les images des caméra ne montre quasiment rien du projectile, hormis une petite masse sombres aux contours indistincts qui d'une image à l'autre donne une idée de sa vitesse. Quant à la cible elle avait été percé sur un mètre et l'ensemble du bloc s'était fendillé de part et d'autres. Ces résultats conquirent Gatline qui donna sa bénédiction (et un surplus financier) pour pousser plus en avant les recherches sur le canon de Gauzz.
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Edorel Gatline

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