Conseil des Affaires Extérieures

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Message  Feu Louis Ier le Ven 28 Oct 2011 - 17:40

Le Conseil des Affaires Extérieures étaient rarement réuni. D'ordinaire, le Palais de la Wilhelmshof - siège du ministère des affaires extérieures - et l'Adlersbeg - résidence officielle du Premier Ministre - avait la haute main sur la politique extérieure du Zollernberg. Le règne de Maximilien Ier avait amorcé un changement, le Grand-duc s'était occupé de politique étrangère, conservant les formes, discutant de cela avec le Premier Ministre, donnant ses oriantations générales et s'accomodant des détails. Le règne de Louis Ier s'ouvrait. Le monarque régnait et gouvernait. La lettre et l'esprit de la Consitution qui faisait du locataire de l'Adlersberg le chef de l'exécutif et le véritable ordonnateur de la politique intérieure et extérieure du Zollernberg s'oubliait. Le Grand-duc était souverain en son Grand-duché. Chose encore impensable sous le règne de Maximilien Ier, le Monarque n'avait pas même pris la peine de convié le Premier de ses Ministres au Conseil des Affaires Extérieures. Le pauvre vicomte de Ztrazhbury voyait son rôle réduit à celui d'un simple commis, gestionnaire des affaires courantes du Grand-duché et de paravant, le chef de la majorité parlementaire c'était dans les faits le Grand-duc. Le changement de règne n'avait rien changé. Le duo était ainsi formé. Pour combien de temps encore ? Car l'on remarquait, l'on voyait le retour du Prince Zabrücksi. Signe qui ne trompe pas il était là autour de la table de réunion du Salon des Cartes. Le Premier conseiller et maréchal de Zollernberg y avait toute sa place, assurément. A ses côtés l'on trouvait le Duc des Zorcades, Ztanyzlaz de Babenberg-Ambyctête, qui faisait figure d'expert en sa qualité de Ministre des Affaires Extérieures et de Feld-Maréchal des Armées ; loin de concevoir les politiques, il en était l'exécutant. Enfin, un troisième homme, qui faisait figure de parvenu aux côtés des deux noms illustres, le Baron de Lezingham, Chambellan du Grand-duc. L'homme issu de la haute bourgeoisie avait été passé à la savonette à vilain par le Régent Frédéric, frère de l'actuel Grand-duc qui l'avait élevé ce grand serviteur de l'état à la pairie de Zollernberg en qualité de Baron. Il était assurément l'un des hommes les plus riches du Zollernberg, plus que le Grand-duc disait-on, et des plus renseignés. En effet, l'aristocrate était le très redouté Directeur des ZZZ (les services spéciaux zollernois). Ce monde entre l'ancien et le nouveau s'échangeait des politesses en attendant le Grand-duc.

Les portes de la Salle des Cartes s'ouvrirent à deux battants. Le Grand-duc faisait son entrée Les trois courtisans exécutèrent une révérence impeccable. Le Souverain, visiblement essouflé, revenait de ses appartements privées ou il s'adonnait aux plaisirs d'Aphrodite dans les bras de quelques femmes de petites vertus. Après l'étude de la géographie des corps, il fallu s'adonner à la géographie du micromone, abondonner Vénus pour Mars. Le Ministre des Affaires Extérieures débuta son exposé à l'invitation du Grand-Duc.


- Votre Altesse, voici la situation. L'été a été le théâtre d'un coup d'état en Transvalachie mené par le sécessionniste Boulkanov qui a instauré un gouvernement démocratique avec l'aide du Prince Pojarski. Arrêté par votre héroïsme et votre vaillance - le Grand-duc alors prince russlave avait participé timidement et sans coup d'éclat à la campagne. Pojarski s'était livré à lui -, la guerre a pris fin. Profitant de la faiblesse du Tsar, avec la coupable bienveillance de l'Empereur Charles le Roi de Palogne Casimir s'est autoproclamé Roi de Transvalachie, reconnaisant Charles comme suzeraineté et se constituant un royaume des territoires administrées militairement par les Edoranais. Le géant Russlave veut récupérer les droit qu'il a injustement perdu. Bien qu'il est pour lui le droit international, les états sont partagés. Ils hésitent à soutenir l'autocratie Russlave. Les efforts de médiation sont à ce jour vain, aucune guerre n'est déclarée, mais il faut s'y attendre dans les prochaines semaines.

Smith-Lezingham reprit - effectivement nos services ont pu voir des mouvement de troupes Russlaves et Edoranaises aux frontières. Le Tsar et l'Empereur diverge sont le terrain de la rencontre. Les Russlaves restant sur leur position. Tout semble mener vers la guerre. Toutefois il ne faut pas se leurer, la sécession communiste de l'île d'Eutropia change la donne, voilà une rébellion qui si elle croit peut devenir une menace réelle pour la Russlavie. C'est son autorité qui est bafoué. Le Ministre Gornostaï souhaite vouloir en finir rapidement pour se concentrer sur le problème Eutropien.

- Bien, la Paix ou la Guerre ? Quel option faut-il choisir à votre avis Zabrücksi ?
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Message  Feu Prince Zabrücksi le Ven 28 Oct 2011 - 23:33

Le Prince dissimula un sourire. On lui demandait de choisir entre la paix et la guerre, entre l’attentisme et l’action ! A lui, le fougueux cavalier, auteur de la charge légendaire de Zolderstadt !
Assurément le Grand-duc ne posait pas la question sans arrière pensée. Il comptait sur le penchant du prince pour la guerre. Zabrücksi vit passer devant ses yeux la campagne punitive qui pouvait s’ouvrir contre cette vermine. Son choix était fait.


- Sire, je ne vous surprendrais pas en vous conseillant une action militaire. Et du coté du Tsar. On prétendra expliquer à son Altesse qu'il faut affermir le duché avant de l'agrandir. On vous conseillera la prudence. Le Grand-duché est trop noble pour rester simple spectateur des conflits du continent.
Nous avons l'opportunité de ressouder vos États derrière une croisade contre Edoran. L'armée se souviendra que votre règne avait commencé par la gloire militaire.
Soutenons le Tsar, il sera vainqueur ! Ayez confiance en le jugement d'un vieux soldat. Pour le prix d'un modeste corps expéditionnaire, nous nous ferons un allié à l'Est. Le tsar en dédommagement sera sans doute enclin à nous louer un port de guerre débouchant sur la Mer des Glaces. Votre règne s'ouvrira sous les meilleurs auspices!


Le Prince marqua une pause, laissant au Grand-duc le temps de saisir la quintessence de son exposé. Le duc se rallierait à son avis. Il n'en doutait pas.





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Message  Feu Louis Ier le Sam 29 Oct 2011 - 16:47

Le Grand-duc soupira. Quelle décision prendre ? Il resta muet. Lezingham rompit le silence assourdissant qui s'était abattu sur la pièce. Il était l'héritier d'une tradition libérale qui avait toujours refusé le bellicisme, la perspective d'une guerre ne l'ennuyait pas pour autant. Il est certain qu'il ne risquerait pas sa peau sur le champ de bataille, ses entreprises fourniraient des munitions, de nouveaux armements aux armées, les dividendes n'en seraient que plus grand.

- Sire, la raison nous commande de fixer des priorités internationales, la première d'entre elle est notre intégration à l'OMF, qui pourrait être contrarié par des plans belliqueux. D'autant plus que des voix de médiation sont possible. Votre frère les défendait. Le Grand-duc Maximilien suggérait une médiation, tout à fait intéressante, qui confortait le droit international tout en nous épargnant une guerre inutile : Le Roi de Palogne conservait la Transvalachie mais reconnaissait la suzeraineté du Tsar, en préalable Edoran évacuait ses troupes. Cependant pouvons-nous encore espérer la paix ? Nos observateurs me rapportent que la situation diplomatique se dégrade de jour en jour, c'est l'impasse. Faire la paix pour quels objectifs ? maintenir une alliance contre le merxiste entre la Palogne, la Russlavie dont le Zollernberg serait la pierre d'angle. Le merxisme n'est pas un danger en Zollernberg. Notre priorité est la défense du droit. Les frontière d'un état souverain ont été violé. Quel dangereux précédant ne créerions nous pas si, au nom d'humanitarisme nous autorisions les annexions. A mon sens la question est la suivante : l'action du côté Russlave ou l'inaction afin de nous assurer le vote d'Edoran lorsque nous devrons adhérer à l'OMF. Pour autant, quels intérêts immédiats dans la guerre ?

Le duc des Zorcades prit à son tour la parole. En marin il défendait une politique impériale basée sur la puissance maritime et donc, l'accession du Zollernberg à toutes les mers du micromonde.

- A mon sens, il nous faut jouer la carte de la guerre. Nos intérêts immédiats dans ce conflit sont clairs, Monsieur le Prince l'a dit : avoir un pied en mer des Glaces. Le choix de l'action s'impose. De plus, le droit international est du côté Russlave, nous rallierons la communauté internationale si nous agissons de concert, et non seul. Le Belondor est notre allié naturel et s'est déjà prononcé en faveur de la Russlavie. Une alliance militaire défensive entre nos trois pays, pourrait être envisagé et profitable.

Le Grand-Duc prit encore quelques instants de réflexion
- Lezingham, que rapporte nos services de renseignement sur les intentions Russlaves et Edoranaises à notre égard ?

Le Baron sembla gêné.
- C'est à dire que... Sire... Disons plutôt...

- Lezingham parlez que diable ! (c'était le juron favori du Grand-duc)

- Et bien le Tsar espère se servir de vous, et ne vous voit que comme son pantin. Quant aux Edoranais, ils restent hostile au Grand-duché malgré les efforts de conciliation de votre frère.

Le Grand-duc ne parut ni vexé, ni agacé. Son visage ne laissa pas percer la déception qui l'habitait pourtant.
- Bien... Ce fut le seul mot qu'il prononça - avec gravité
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Message  Feu Prince Zabrücksi le Dim 30 Oct 2011 - 11:01


Le Prince coula un regard vers Lezingham. Assurément, ce bourgeois parvenu craignait comme tous ceux de son rang, la guerre qui faisait et défaisait les situations. Et si Zabrucksi n'aimait pas l'arrivisme, il détestait encore plus la couardise.
Bien avant l'entrée du Grand-duc, Lezingham ne lui avait pas caché qu'il s'opposait à ses convictions militaristes. A cet pensée, Zabrücksi eut alors un sourire, ce ploutocrate ne comprenait rien à Zollernberg. Un Zollernois de bonne naissance n'avait pas peur de rechausser ses bottes.
Le Grand-duc, plongé dans ses pensées, suite à l'avis de Lezingham, vit le prince sourire et, interdit, le questionna du regard.

- Sire, qu'il me soit permis de contester le baron. Vous avez l'amitié du Tsar et nous n'avons pas à rougir de lui être utile. Il ne nous utilise pas, nous agissons pour notre intérêt et pour cet avantage stratégique important, que le baron ne tient pas en compte, à savoir un port en Mer des Glaces.
Votre Altesse, Zollernberg est trop noble pour rester spectateur des affaires du continent. Son Altesse ne doit tenir cette maxime comme inspiratrice de sa politique étrangère. La guerre n'exclut pas nos possibilités d'intégrer l'OMF, moi-même et l'estimable duc l'ont souligné; le droit est de notre coté, nous ne passerions pas pour l'agresseur.
Rangeons nous du coté du Tsar et du Belondor. Il n'y a aucun inconvénient fâcheux à craindre. La prise de risque est minimale mais les dividendes n'en seront pourtant que plus grands.

Sire, pardonnez les écarts de langage d'un vieux sabreur mais je dis En avant ! A la Guerre!


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Message  Feu Louis Ier le Mar 1 Nov 2011 - 2:59

- Bon sang ne saurait mentir ! Je vois là la vaillance et la bravoure des Princes Zabrücksi qui a su en faire de si grands militaires au services des armes du Zollernberg. Le Grand-duc parti en digression : ou contre celle de mes ancêtres. Si vos aïeux avaient eu plus de chance que les miens vous seriez sur ce fauteuil, à ma place...

- Servir la gloire de votre Couronne est un honneur Sire.

- Bien Messieurs attendons de voir la fin des pourparlers. Pour l'heure nous nous préparerons à la guerre. Zabrücksi, je vous charge de préparer notre Marine, elle serait en première ligne en cas de conflit. Vous êtes nommé à compter de ce jour, Amiral de la Flotte. Quant à vous Babenberg, je vous charge de préparer un projet d'alliance militaire défensive avec la Russlavie. Etudiez s'il est pertinent d'y inclure le Belondor. Quant à vous Lezingham, euh... et bien euh... continuez à bien servir. Bien messieurs, nous en avons terminé ! Au plaisir de vous revoir. Vous pardonnerez mon pas pressé mais il me faut aller à confesse. (Ou plutôt con-fesses ! Ce n'est en effet pas la nudité de son âme que Louis s'en allait exposer, mais celle, infiniment moins pénible, d'un corps dévoilé aux grâces d'une belle hébraïte)

Les hommes quittèrent la pièce. Lezingham était dépité. Zabrücksi savourait son triomphe. La noblesse, la vraie, retrouvait son activité favorite : la guerre ! Quant à Louis...
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Message  Feu Louis Ier le Mar 14 Fév 2012 - 21:10

Le Grand-duc était passablement énervé d'avoir dû écourter son séjour. La présence de navires étrangers dans le golfe du Locquetas avait abrégé sa retraite dans la campagne silversteinoise, à abandonner ses loisirs, la pêche et la ceuillette de champignon, pour rejoindre Wilhelstaufen et le Palais Cobourg dans la nuit, grâce au train que lui affrêtait en tout temps la Zollernbahn, la compagnie ferrovière des transports. Marialyn avait tenu à être du voyage. La jeune femme n'appréciait guère la perspective de rester seul à la campagne loin des boutiques de mode et du reste de la civilisation. Les fiancés officieux firent donc le voyage ensemble. Louis l'amant fougueux ne fut guère entreprenant préférant - une fois n'est pas coutume - les croissants aux amendes du wagon-restaurant à la pratique des sports de chambrée en compagnie de la comtesse. Marialyn avait pu dormir paisiblement. Le Grand-duc avait mangé tout ce qu'il y avait de bonbons (et notamment de délicieuses friandises chocolatées que l'on nommait maltezers), de pâtisseries, crêpes, et autres beignets. On lui avait parlé des tous nouveaux restaurants Von Felgenheim, il se dit qu'il irait les visiter. L'heure cependant était à la politique international.

Acceuilli au Palais par le Premier de Ses Ministres, Babenberg lui fit un bref résumé de la situation, puis il l'accompagna jusque dans la salle des cartes, prenant place en face de son Souverain. Le conseil des Affaires Extérieures étaient réuni pour la deuxième fois depuis le début du règne de Louis Ier. Il fallait trancher, quelle position devait-on adopter face à Edoran. Autour de la table : Babenberg bien sûr, mais également Zabrücksi en sa qualité d'Amiral de la Flotte et Edorel Gatline en sa qualité de directeur des ZZZ et conseiller très spécial.


- Bien Messieurs quelle conduite devons nous tenir face au Saint-Empire d'Edoran ?
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Message  Feu Prince Zabrücksi le Mar 14 Fév 2012 - 22:04

Le Prince fut le premier à prendre la parole. Il s'agissait pour lui de se faire remarquer et d’être brillant. L'Amiral était aussi fonceur que le Cavalier et la disgrâce lui pesait. Nul n'en doutait.

- Sire, les manœuvres de la flotte édoranaise en Locquetas sont pur affront. Il suffit pour s'en convaincre de regarder une carte. Quels intérêts peuvent avoir les édoranais à parader en cette mer qui n'appartient nullement à leur sphère d'influence ?Le Golfe du Locquetas, bordé par vos possessions, est mare zollernae.
Cette parade militaire devant Port-Zaid ne vise qu'à nous intimider, or on n'intimide point le Zollernberg.
Les édoranais se trompe lourdement si ils pensent pouvoir rabaisser le Grand-Duché. Cette nation de merkistes bavards a assez régné sur le continent Nord ! Cette place est celle du Zollernberg ! Cette parenthèse a assez duré et doit être refermé.
Je préconise la plus grande fermeté. Il va de l'honneur et de la sécurité du Zollernberg d’exiger le retrait immédiat des navires édoranais du golfe de Locquetas.
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Message  Marialyn von Manheim le Mar 14 Fév 2012 - 22:13

On entendit un brouhaha venant de la porte d'entrée. Un majordome prononça distinctement ses mots.

- Je vous en prie, Madame, il s'agit d'un conseil d'État ultrasecret.

La comtesse, déroutante dans sa candeur, entra de son petit pas dans la pièce, suivi d'une foule de majordomes embarrassés.

- Louis ! Mon garnement ! Mon fiancé ! Vous aviez promis de passer cette soirée avec moi ! D'abord ce train crasseux, ensuite cette mise à l'écart. Vous êtes-vous déjà lassés de votre promise ?
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Message  Feu Louis Ier le Mar 14 Fév 2012 - 22:49

- Mais ma Lilyne que fais-tu là ? J'oubliais je ne t'ai pas présenté : Messieurs voici Madame la comtesse von Manheim, la femme de ma vie, mon petit bout de coeur, mon petit chou à la crème, mon morceau de sucre, mon carreau de chocolat, ma crêpe fourrée... Nous allons nous marrier. Et figurez-vous Babenberg que mon petit sucre d'orge descend des Princes d'Azpen, ce qui rend possible notre union. Chère Marialyn laissez moi vous présenter vos futurs sujets : Sa Grâce le Duc des Zorcades, notre Premier Ministre, le Sieur Edorel Gatline, notre excellent directeur des Zervices Zpécieux, et enfin Son Altesse le Prince Zabrücksi.

Zabrücksi sujet de Marialyn voilà qui ne devait pas manquer de la faire rêver. Les regards se croisèrent

- Vous vous connaissez c'est vrai, le Bal du Duc des Zorcades. Ah Ah ! Vous êtes jaloux Zabrücksi ! Fieffé coquin. Vous ne connaîtrez que la cavalière je connaitrais la femme - Zabrücksi serrait des dents - Quelque chose me dit que vous allez servir avec zèle votre nouvelle souveraine. Ehéhé, foutu brigand ! Allons Marialyn retournez dans vos appartements je vous prie, ces choses là sont affaires d'hommes. Je viendrai vous rendre mes hommages c'est promis, d'ici là soyez patiente.

L'air entendu et lubrique du Grand-duc ne laissait planer aucun doute. L'homme se laissait convaincre de ses exploits (factices) en amour.
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Re: Conseil des Affaires Extérieures

Message  Feu Prince Zabrücksi le Mar 14 Fév 2012 - 23:01

Le Prince garda sa raideur et esquiva la boutade du souverain. Ce n'était point non plus le moment de croiser le regard de la comtesse de peur de les trahir tout deux.
Vraiment, la belle jouait bien son jeu. Louis Ier n'y voyait que du feu. En voyant Gatline baisser soigneusement les yeux, le Prince sut que lui non plus n'était pas dupe. Il tardait au Prince d'entendre son avis sur Edoran.
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Re: Conseil des Affaires Extérieures

Message  Edorel Gatline le Mar 14 Fév 2012 - 23:24

-Merkistes bavards, pour des prolos sont quand même un brin très à droite. Ne nous leurrons pas, en plus ils changent de gouvernement comme de chemises.

Edorel fut interrompue par l'entrée de la future Grande-Duchesse. Il se retourna et vit la femme suivis d'une troupe de domestiques. Il toisa la femme d'un seul regard, de bas en haut et de haut en bas. Il se laissa aller en arrière sur sa chaise, et il se produisit le même phénomène qu'avec le Prince. Des mouvements oculaires très rapides, un regard vide, pendant quelques secondes, puis il revint à lui, hochant de la tête avec un regard indiquant qu'il confirmait ses premières supputations au sujet de la donzelle.

-Ok.

Il attendit un instant que la comtesse reparte. Par un geste de la main, il invita ses interlocuteurs à se rapprochés et à tendre l'oreille.

-Je vais être franc, une action militaire est suicidaire. Vous savez combien ils ont de navires ? 99 ! Et même pas foutu d'en faire un centième et j'ai pris en compte les navires non combattants, soit en tout 59 navires de guerre. Si je prend en compte les flotte locquetiennes, angmaro-persiennes et maurésienne, nous avons un nombre presque équivalent de notre coté, mais plusieurs points font pencher la balance en leurs faveurs. Les avions et les sous-marins. Les agents 4, 13 et 18, travaillent d'arrache-pied pour nous trouver 2-3 esquisses de plans. Une fois à l'ingénierie du Z.Z.Z., quelques cerveaux pourront en tirer quelques chose d'utile, enfin, c'est ce que j'espère, d'autant que je serais pas toujours derrière pour corriger le tir. Son Altesse comprendra certainement.

La meilleur solution que nous ayons, c'est de relancé la machine diplomatique. Nous avons les scanthélois sur qui nous pouvons compter pour nos "espérances de paix", cependant pour les russlaves, nous ne pourrons rien tirer d'eux avant avril au moins. Nous ne pourrons pas aussi, avoir quoi que ce soit des autres pays du micromonde, même pas du Belondor, d'autant qu'ils ont eux-même d'autres chats à fouetter.

Mon avis, serait également de relancer la machine économique. Si l'économie ne suit pas, toute perspectives de conflit à long terme tombe à l'eau.

C'est pour cela, mes sires, que je propose d'agrandir l'espace colonial. Je suggère d'envoyer une équipe de prospecteurs au Micractique, afin de voir quel genre de ressources pourront nous en tirer. Les édoranais perçoivent de nombreux profit rien que de cette endroit, grosso modo, 20% a 25% selon les années. Avouez que 20% à 25% de plus dans les caisses de l'état, personne ne dit non. Si la prospection se montre satisfaisant, quelques mois suffiront pour nous permettre de rattraper le temps perdu et de commencer à voir les choses en grand.
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Re: Conseil des Affaires Extérieures

Message  Feu Prince Zabrücksi le Mer 15 Fév 2012 - 23:22

Malgré ses envies bellicistes, le Prince ne put que constater la validité des arguments avancés par le Directeur des ZZZ.

- En somme, que suggérez-vous ? Il nous faut pourtant bien remettre Edoran en place ! Soit, relançons d'abord la machine industrielle. Un réarmement militaire comblerait nos deux ambitions. L'augmentation du tonnage de notre flotte militaire et la modernisation de notre armée dans le cadre d'une politique de grands travaux étatiques seraient tout à fait bénéfiques pour nos manufactures et les ouvriers au chômage. Notre réarmement, dans le même temps, rabattrait le caquet d'Edoran et l'inciterait à l'humilité.
Soit, je vous suis. Cependant, nous avons un atout: nos Zollplin. Imaginez un raid de dirigeables vers le cœur même de l'ennemi: Allancia ! Quel éclatant message envoyé au reste du continent nord ! Et quel gloire pour le Zollernberg régénéré par Vous, Sire.
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Re: Conseil des Affaires Extérieures

Message  Feu Duc des Zorcades le Ven 17 Fév 2012 - 22:23

- Sire permettez moi d'établir le rapport de la correspondance que j'entretiens avec mon homologue edoranais. Je soulignerais tout d'abord l'arrogance du ton. Le Saint-Empire nous traite comme une Nation Subalterne heureuse de suivre les impulsions qu'il donne au monde, et conteste notre légitime souveraineté sur le golfe du Locquetas. Monsieur le Prince a raison, il suffit de se pencher sur une carte pour se rendre compte de l'évidence.

Nos rapport avec Edoran n'ont jamais été bon. L'appartenance de Votre Altesse au sang des Traceau n'y change rien. Le Saint-Empire est bouffi d'assurance et de condescendance. Il se comporte en gendarme du micromonde, en s'autoproclamant défenseur des uns et des autres, et promoteur de la paix dans le jeu des Nations. Cette attitude ne présage rien de bon et laisse suggérer une politique impériale menaçante pour la stabilité des Nations du continent Nord et dangereuse à l'égard de nos intérêts. La diplomatie est affaire de posture. La paix nous couterait en crédibilité, il faut se préparer à la guerre dont la menace seul peut garantir notre sécurité face à un monstre en devenir. Je suggère un ultimatum posant un principe : celui qui jugerait toute intervention d'un pays dans la sphère d'influence zollernoise comme une agression à l'égard du Grand-duché ; une condition : le retrait de la flotte édornaise ; ne sanction : la paix ou la guerre. Nous payerions un lourd tribu, mais Edoran serait-il prêt à risquer son commerce, ses hommes... J'en doute, et qu'importe : c'est la prétention des Edoranais à gouverner le continent et à présider aux destinées du continent qu'il nous faut briser !
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Re: Conseil des Affaires Extérieures

Message  Feu Prince Zabrücksi le Ven 17 Fév 2012 - 22:41


- Je vous appuie Monsieur le Ministre. Envoyons un ultimatum aux édoranais. Ils ne rentreront pas en guerre pour le Locquetas. Aussi, ils feront battre retraite à leurs vaisseaux. En somme, nous gagnerons sans nous battre. Nous ferons reculer Edoran par un simple courrier. Quel manifestation de puissance !
Libre à nous ensuite de suivre les plans de Monsieur Gatline. Nous mettrons Edoran à genoux lorsque le moment nous sera le plus favorable.
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Re: Conseil des Affaires Extérieures

Message  Edorel Gatline le Ven 17 Fév 2012 - 22:59

Edorel sentait qu'il allait avoir assez de mal à se faire entendre avec des bourrins bellicistes. Et encore, lui même pense à la guerre mais uniquement si le pays est apte à le supporter.

-Edoran compte près d'un million trois-cents mille hommes, Garde Impériale inclus, et armées vassales non inclus, ce qui fait monter le schmilblick deux millions d'hommes.

Silence, même avec l'empire que constitue le Zollernberg et les autres dépendances de la couronne (soit plus de la moitié du continent nord), il serait difficile d'atteindre un tel chiffre.

-Bien sur, entre nous et Edoran, y a la Russlavie. Si on divise un éventuel conflit en phase, la première sera exclusivement navale. Il faudra que les édoranais puissent établirent des têtes de pont soit par le nord soit par la mer océane. Et inversement pour nous. Ensuite viens le problème de l'aviation. Nous sommes à la ramasse, et vos Zollplins ne feront pas trois kilomètres dans l'espace aérien édoranais avant d'être attaquer, soit par une DCA efficace, soit par des as, qui même si il ne peuvent pas atteindre le plafond d'un dirigeable peuvent toujours vider leurs chargeurs pendant qu'ils pointent le nez de leur carlingue en haut. L'objectif serait de neutralisé leurs moyens aériens. Couler les portes-avions et établirent des lignes de DCA le long des frontières. Le Krassberg les obligera à contourner soit par le nord soit par le sud. Si on coule leurs moyens aéronavals, il n'y aura aucun raid possible sur la capitale. Et si on place la DCA la ou il faut, aucun ne passera le Zolder.

Pour la deuxième phase, reste l'armée de terre, un monstre en puissance, il seront donc obligé de passer par la russlavie pour nous atteindre. Soit ils font plier les russes et les ports de la krazzee leurs sont ouvert, soit ils doivent passer par les grandes plaines, par les cosaqueries, ce qui ne sera pas sans risque pour eux. Ce qui laissera le temps de mettre en place une défense efficace vers le Zabruck.

C'est tout ce que je peut dire pour le moment, il nous faut plus d'infos du terrain avant d'entreprendre quoi que ce soit. Après, rien ne dire que les édoranais répondront à cette ultimatum par une déclaration de guerre. Je campe sur ma position, il faut relancer l'économie ! Et réorganiser l'organigramme militaire, si il faut inclure le Locquetas, Angmar-Persis et compagnie dans le total des troupes disponibles.
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Re: Conseil des Affaires Extérieures

Message  Feu Louis Ier le Ven 17 Fév 2012 - 23:11

Louis doutait : la paix ou la guerre. A dire vrai il s'en contrefichait. Il ne risquerait ni sa vie, ni son honneur sur les champs de bataille. Il redécouvrait la rancoeur qu'il entretenait pour un Saint-Empire qui n'avait eu de cesse de faire subir à sa famille les pires avanies. Son conseil penchait en faveur de la résolution armée du conflit. L'on avait tenté la voie diplomatique ; sans issu. Edoran refusait le départ de ses navires. L'on opposerait la voie militaire. Le Grand-duc rendit son arbitrage.

- Messieurs, je crains que la voie diplomatique a trouvée, malgré les efforts renouvelés de Sa Grâce le Duc des Zorcades, ses limites. Le Zollernberg doit montrer où est son droit partout où il est contester dans l'archipel ; rien ne saurait le contredire. Nous enverrons donc un ultimatum à Sa Majesté. Elle devra retirer ses navires ou se préparer à la guerre. La guerre si elle advenait serait à même a resserrer les liens des membres de la Nation zollernoise divisée par la politique et les luttes de classe. Elle demanderait un effort de tous pour lancer la conversion de son industrie en industrie de guerre et l'Union de tous autour de la Couronne et de ma personne. Le peuple zollernois sera déterminé. Monsieur Gatline, je vous charge de poursuivre vos efforts. Il nous sont précieux, nous souhaitons les voir orienter notre gouvernement. Je souhaite que vous poursuiviez vos efforts sur le renseignement technologiques et militaires. Monsieur le Prince, je vous charge d'améliorer notre flotte, de mettre en alerte la Ière flotte afin qu'elle fasse mouvement vers le Golfe de Locquetas et de rappeler la IIIème flotte à Zorkney-Harbour afin de protéger le reste de nos côtes. Je vous laisse carte blanche dans la conduite de nos opérations navales. Monsieur de Babenberg, je vous charge de mettre en place la conversion de nos industries en industries d'armement et la conduite de la recherche militaire en lien avec le ZZZ. Sur le plan extérieur nous souhaitons entamer des relations diplomatiques avec la CSH et établir un axe Gornograd-Wilhelstaufen. La conquête de la Micrartique doit être une de nos nouvelles priorités, je souhaite les efforts de chacun sur cette question.

Le Grand-duc avait donner ses orientations. Certainement venait-il de changer le cours de l'histoire. Cela lui était égal. Une chose lui importait désormais : les courbes de la Manheim.
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Re: Conseil des Affaires Extérieures

Message  Feu Louis Ier le Sam 18 Fév 2012 - 22:01

Le Grand-duc se réveilla en sueur, la culpabilité le rongeait :

-Grands Dieux ! je ne peux ordonner cela !

Il eu la surprise de se voir enchaîner à son lit en costume de porcelet. De toutes évidences la comtesse lassée par le jeu sexuel qui venait d'avoir lieu l'avait quitté pour le calme de ses appartements. Rodolphe, son majordome effrayant, le détacha navré. Louis se ressaisit, à peine se déshabillait-il qu'il cria :

- La Morandière !

Le lieutenant colonel brusqué hors de son sommeil à deux heures du matin vit son souverain à demi nu et accouru :


- Ou...oui Sire ?
- Faites donnez ses ordres à l'Amiral de la Flotte et au Ministre des Affaires Extérieures. Un poste télégraphique se trouvait dans le bureau attenant à la Chambre du Souverain. Le colonel s'exécuta :



Stoppez la mise en alerte de nos flottes STOP. Opérations militaires en cours annulés STOP Préservez la paix par tous les moyens STOP


Ceci fait, il tenta d'aller retrouver la comtesse. Elle dormait. La scrutant, il ne pu s'empêcher de sacrifier à Onan.
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