Mariage Grand-ducal

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Mariage Grand-ducal

Message par Feu Louis Ier le Sam 3 Mar 2012 - 22:09

Le Zollernberg vivait l'un des moments les plus heureux de son histoire, comme sait l'en réserver les monarchies. Un mariage dans la famille grand-ducale était toujours signe de bénédiction pour la famille régnante. Il n'y en avait pas eu depuis fort longtemps au Zollernberg. Le dernier en date était celui - très discret - des parents de l'actuel Grand-duc. Il n'avait guère eu de publicité que dans les chancelleries du micromonde, le mariage d'un prince apanagé d'un minuscule archiduché, en queue de peloton pour la succession, et d'une princesse douairière veuve n'avait guère intéressé l'opinion. Peut être fallait-il remonter au mariage du Kronprinz François-Joseph - futur François-Joseph III - et de la princesse Alicée de Miletine, pour retrouver pareil ferveur, pareil enthousiasme. Seuls les veillards et les dames d'un âge avancé pouvaient se souvenir du grand évènement de leur six ans.

L'on vivrait donc autour d'un sentiment d'unité nationale la pause qu'offrait l'actualité micromondiale, rassuré que l'on était de voir la guerre s'éloigné, joyeux que l'on était de voir la dynastie de son prince de établie dans le mariage et prêt à renouer la ligne du temps. Les provinces, la capitale s'apprêtait à vivre ce temps fort de l'histoire dynastique des Cobourg-Nasau. Tous profitaient du jour chômé accordé. Aujourd'hui à la capitale et en province, l'on mangerait au carrfour, l'on chanterait des Te Dea et le soir venu, l'on admirerait feux d'artifice et autre spectacles en l'honneur des nouveaux souverains. Le Zollernberg fêterait sa Grand-duchesse - adopté par tous dans la population - et son Grand-duc - qui n'était certainement pas à adopter -.

La ménagère de moins de cinquante ans s'enthousiasmait, elle avait acheté les toutes premières revues pzeople du pays, la tasse et l'assiète sur lequel l'on avait le portrait des mariés, bienfait de la technique, elle pourrait suivre la retransmission de l'échange des consentements au radiophone. Le policier gueulait : il désespérait de voir telle calèche obstruer telle rue sur le passage du cortège grand-ducale. Le sous-officier houspillait tel soldats aux boutons d'uniforme mal lustrés. Le père pestait contre l'enfant perdu dans la foule, prêt à agiter les petits drapeaux du pays qu'elle avait pu se procurer dans telle ou telle épicierie. La ville était pavoisée aux couleurs grand-ducales, le rouge et le bleu des Cobourg.

Au abords de la cathédrale, la tension était palpable, l'on comptait des agents de la prévôtés, des membres de la maison militaire du Grand-duc et des agents des ZZZ venu pour veiller à la sécurité de la deux centaines d'invités, parmi lesquels de nombreux chef d'état. Le Commissaire Damienz, frère du fameux docteur, expliquait cela aux journalistes, de Zolpress, du KAZ, du Zollenheim Morgenpost ou du Zozolulu Zun :
C'est à dire que moi mon boulot, c'est un peu de tout gérer, d'éviter les incidents et de maintenir un niveau de sécurité maximal. Mais je dirai qu'avec Michael-Michael - c'était son prénom - no souci ! no ztress !

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Re: Mariage Grand-ducal

Message par Marialyn von Manheim le Sam 3 Mar 2012 - 22:58

Hôtel Intercontinental.

L’hôtel le plus huppé de la capitale recevait actuellement Marialyn von Manheim. Conformément à la tradition, le carzinal avait obtenu que les deux promis fussent séparés avant la cérémonie. Non sans sourire, la comtesse imaginait sans peine l'état de frustration sexuelle qui devait dominer Louis Ier.
De son coté, elle ne parvenait pas à profiter de l'absence de son promis. Ni la foule qui clamait son nom sous la fenêtre, ni la rassurante compagnie de Nola ne calmait la comtesse. Elle avait été terrorisé lors de son premier mariage, morose et indifférente lors de son second. Cette fois-ci, elle était habité par une nervosité démesuré.
Le personnel vivait l'enfer.
Le stress de la comtesse se conjuguait avec sa tendance naturelle à rudoyer ses servantes pour atteindre des proportions inimaginables. Pour des histoires futiles de ruban, de décorations ou de placements des invités, la comtesse s'énervait, tempêtait et ne finissaient plus une remontrance sans monter très haut dans les aigus.


- Non, non, non ! Ne mettez point cote-à-cote Hauzmeister et Willstadt, ils ne s'aiment point ! Soyez certains que vous serez renvoyés si vous oubliez une seule personne. Carice, mes rubans ! Avez-vous pensé au directeur des ZZZ ? Et à Zaporogue ? Comment ? Je ne veux point ce glaçage là ! Carice mes rubans !! Taisez-vous, vous ne comprenez rien à rien ! Vous ne vous occupez pas d'un quelconque mariage, petite sotte. CARICE ! MES RUBANS ! Petite idiote, ou étiez-vous ?!
Les voilà madame, fit la dénommé Carice en tendant une main tremblante.

La comtesse ne se calma qu'en enfilant sa jolie robe en satin couleur ivoire. Marialyn resta deux heures entre les mains expertes de ses maquilleuses, coiffeuses et habilleuses. Le résultat était sans appel.


Le général Von Wolfenbüttel fut le premier homme à voir ainsi Marialyn. Il songea qu'aujourd'hui tous les hommes du monde qui auraient le bonheur de croiser cette Vénuz en tomberaient amoureux. La comtesse était délicieuse. Ses belles boucles brunes encadraient son magnifique visage où brillaient ses yeux noirs. Cette belle figure éclipsait un corps parfait subtilement mise en valeur par cette robe. En la voyant s'avancer vers elle, le vieux général en fut troublé comme un adolescent.

- Madame, je suis le général Von Wolfenbüttel. J'ai l'honneur de commander votre garde d'honneur jusqu'à la cathédrale Saint-Joseph.
- Madame, c'est l'heure.
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Re: Mariage Grand-ducal

Message par Edorel Gatline le Sam 3 Mar 2012 - 23:44

-Va donc te trouver un terroriste dans cette foule !

Même à la jumelle depuis l'un des clochers de la cathédrale, il était difficile de remarquer quelques chose dans une foule aussi compact. Edorel savait de toute façon qu'il n'était pas le seul à chercher un truc de louche dans ce merdier.

La veille après être rentré de Kreuzeunbourg, il avait donné ses consignes. Trois hommes à chaque angle de chaque toits d'immeubles entourant la cathédrale, deux armées de fusils à lunettes, et un avec une jumelle. Des hommes par groupe de quatre en civils au sol. Une équipe de déminage afin de vérifier qu'aucun carrosse ne serait piégé, des gouteurs pour le buffet (Edorel y tenait). Dans la cathédrale, des hommes avec un uniforme particulier sillonnaient la nef. tout habillé en noir, la tête encagoulé comme les nomades des déserts turcoses, armées de manières a pouvoir tirer l'épée ou le fusil d'un clin d'œil, . Le ZZZ savait se faire discret, et bien voyant, il fallait faire passer le message, on veille au grain. Ces hommes là ne manquaient pas de faire leurs effets sur l'assistance, et les prélats se posaient des questions quant à leur sujet.


-Jean-Kevin, la cérémonie va bien duré deux heures ?

-Oui Monsieur.

-Bon, en espérant que les probabilités qu'il y ait une merde n'égale pas 1, on sera tranquille.

-Voila le convoie du Baron Svalborg.

-Svalborg, le faux-jeton scanthénois ?

-Celui-là même.

-Quand je pense qu'il occupe un bout de territoire qui risque de revenir à Louis, ça va de poser problème.

-Certainement. voila l'ambassadeur russlave.

-Si j'ai bien compté, il n'y a que trois dignitaires étrangers.

-Oui Monsieur.

-On a les amis qu'on peut.

Le carillon de la cathédrale commençait sa volée, signalant le départ de la cérémonie, les mariés n'étant pas encore sur place, Edorel quitta son secrétaire et guetteur pour se réfugier à l'intérieur de la cathédrale, afin de ne pas trop endurer les cloches infernales de cette cathédrale.
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Message par Feu Prince Zabrücksi le Dim 4 Mar 2012 - 12:18

Le cortège des princes Zabrücksi fit son apparition. Autour de lui s'agitait une cinquantaine de serviteurs en livrée verte. Sous les vivats de la foule, le Prince émergea de son fiacre. Malgré sa disgrâce, il restait le second noble du royaume et était extrêmement populaire dans l'armée et dans une partie du peuple. Suivait son épouse Victoire von Schwartzwolf de Ztrazhbury ainsi que leurs enfants, Franz, qui avait obtenu un congé de l'académie militaire de Zandhurst et le benjamin Ztanizlaz.
Des fiacres suivants émergèrent respectivement l'oncle du Prince, le Carzinal Hans Molenkopv von Zabrücksi, archevêque de Kroenenberg et sa tante la Princesse Jozéphine Molenkopv von Zabrücksi.
Les Zabrucksi firent honneur à leur rang et saluèrent plusieurs convives étrangers où figuraient notamment des dignitaires étrangers venus de Scanthénie, de Russlavie, d 'Umujo, et d'Edoran.
Subitement, le Prince entendit son épouse murmurer :


- Oh non, pas lui …

Le comte Felgenheim, un peu bizarrement accoutré, fendait la foule et agitait la main à l'attention du Prince. Subitement, les portes de la cathédrale s'ouvrirent. La princesse respira. La cérémonie allait commencer.
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Re: Mariage Grand-ducal

Message par Isabelle de Palogne le Dim 4 Mar 2012 - 18:50

L'Impératrice d'Edoran était assise dans les premiers rangs, du côté de la famille des Cobourg-Nassau. Elle regardait les dignitaires présents. Des gens peu fréquentables...un barbare du sud, un ivrogne de Russlavie et un roitelet du sud micromonde. Elle une femme de bonne famille parmi ces gens, quel scandale! Cependant, elle avait des devoirs....elle représentait Edoran... mais ne manquerait pas de faire quelques recommandations à son cousin.
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Re: Mariage Grand-ducal

Message par RO Umujo le Dim 4 Mar 2012 - 20:36

- Excellence, dit l’Oumouyen au Prince Zabrücksi, ji sollicite une entrevue avec vous après li mariage grand-ducal, mon pays étant désireux d’initier des rilations commerciales avec li vôtre. J’ai également l’intention di rimettre un cadeau aux époux.

En effet, l’ambassadeur avait hâte de se débarrasser rapidement d’un sombre coffret marqueté de couleur verte et kaki contenant une magnifique zilekite massive et violette de 567 grammes taillée avec des angles aigus et assortie d’une lettre pompeusement calligraphiée :

La République Oumouyenne souhaite aux nouveaux mariés Son Altesse Royale Louis Ier... etc. & Madame la Comtesse Marialyn von Manheim, des Princes d'Azpen, un mariage fécond, & a l'insigne honneur de leur offrir cette pierre précieuse symbole de piété ascétique, de fidélité & de dévouement.

To Bohn Jöt ressorti l’appareil photo dont il avait déjà usé sur le chemin. Il s’étonnait de l’intelligence et de la discrétion du dispositif de sécurité, et eut du mal à en prendre quelques scènes, en dépit du puissant téléobjectif de l’appareil.

clic… clic…

Il pouvait facilement sauter aux yeux de quiconque que n'était pas par intérêt envers la capitale ou les festivités que l'ambassadeur usait sans cesse de cet appareil, mais uniquement pour recueillir des renseignements d'ordre architectural, technique, économique... L'homme avait aussi visiblement mission de prendre en photo les visages des personnalités et de noter tout ce qui pourrait être utile aux services de renseignement de son pays.

clic… ce fut au tour d’Isabelle de Palogne, de Feofil Samsonovitch Antipov-Sveringoraï puis d'autres personnes d’être immortalisés. To Bohn Jöt ignorait les noms correspondant aux visages s'amassant ainsi dans la mémoire de l'appareil.

Il paraissait que la Baronnie de Scanthéloisie, province de Nôddia avait envoyé un ambassadeur ? To Bohn Jôt, dont les oreilles traînaient, l’apprit en grimaçant, se souvenant que ladite baronnie était venue, dans l'affaire de l'annexion de Mawika, au secours de la Fédération d'Umujo, ennemie de la République Oumouyenne. L’Oumouyen songea alors à ses bagues: l'une contenait un puisant somnifère, et l'autre un poison mortel; et si, d’aventure, un futur toast fournissait l'occasion de verser un peu de poudre dans le verre du Scanthélois?




Dernière édition par RO Umujo le Dim 18 Mar 2012 - 22:29, édité 2 fois
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Re: Mariage Grand-ducal

Message par Feu Prince Zabrücksi le Dim 4 Mar 2012 - 20:50


Le Prince contempla l'énergumène. Qu'est ce qu'était une zilekite ? Un bijou ? d'un kilo et demi ? Le représentant de cette petite et pacifique nation lui était sympathique.

- Cher monsieur, c'est avec grand plaisir que je vous recevrais à l'issue de ce mariage. Comprenez pourtant que bien que je sois le second noble du Grand-Duché, j'ai été démis de mes charges suite à une malheureuse affaire. Enfin, peu importe, je vous présenterais à notre premier ministre Babenberg qui est le mieux placé pour traiter des affaires commerciales.
Le Grand-duc et son épouse viendront saluer leurs invités. Je vous suggère de leur remettre votre présent à ce moment-là. Madame la comtesse sera sans doute ravie. Elle aime tout ce qui est ostentatoire et qui brille.
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Re: Mariage Grand-ducal

Message par Feu Louis Ier le Dim 4 Mar 2012 - 20:54

Le Grand-duc se préparait depuis maintenant près de deux heures et demi. Il s'était lever avec l'aurore, pour l'office en la chapelle Grand-ducal, célébrer par le Grand-aumônier, Mgr von Stolz, qui avait fait mine de ne pas entendre les royales ronflements. Une demi-heure de sommeil en sus plus tard, il avait petit-déjeuné, comme à son habitude : six oeufs, quatre tranches de lard, trois poulets rôtis, deux cafés, cinq croissants et autant de pain au chocolats, deux verres de lait- tout allait au moins par paire - et une tablette de chocolat - pour tenir jusqu'à midi s'excusait-il -. Puis, il rejoignit son cabinet d'aisance, il y lisait les nouvelles du matin, tout en déchargeant son ventre de ce qui n'avait pas été assimilé du dîner de la veille. Il palabra avec son médecin le Dr Damienz qui semblait heureux de constater la bonne santé intestinale du Souverain : "elles sont huileuses à souhait !". Puis il rejoignit sa garde robe. On l'y lava à grandes ablutions, on l'y parfuma : Johann-Paulus Zautier avait été choisi pour être le parfumeur officiel de la Cour. Puis vint le temps de l'habillage. Maudit moment que celui là.

Louis avait été forcé par le Carzinal Smith, sous peine que le Patriarche ne bénissât pas l'union, à rester chaste jusqu'au mariage, ce qui impliquait une conformité à son état de célibataire et donc une abstinence sexuelle totale. Le Grand-duc à la libido disons le, hors norme, avait donc reporté son appétit sur la nourriture. Une pizza par çi, un paquet de bonbons par là, des Maltezers - des espèces de boules chocolatées qui faisaient fureurs dans la capitale -, des crêpes ou encore des croizzants aux amendes, tout était prétexte pour engloutir, passer sa frustration et combler le manque affectif laissé par le départ de Marialyn. C'est pourquoi le Grand-duc avait rapidement atteint le chiffre rondelet de 130 kg. Prenant en quelques mois une bonne quinzaine de kilos, il avait peiné à rentrer dans son uniforme de Feld Maréchal pourtant ample. Au premier essai les boutons s'étaient décousus, l'un s'était projeté dans l'oeil d'un valet de pied, le dénommé Leander Der Klein, le pauvre homme resta borgne mais fut quite d'une bonne pension. Le deuxième n'avait pas été plus concluant, le pantalon n'ayant supporté que le Grand-duc s'assèye. Le troisième fut le bon. Bien qu'il soulignât les formes souples et rebondie du Souverain, le tissu choisi était cette fois plus résistant, et la taille assez ample pour permettre au Grand-duc de se mouvoir à son aise.

L'uniforme de Feld-Maréchal était blanc aux parements rouges, galonné et boutonné d'or ; le pantalon rouge, lui aussi galonné d'or. L'ordonnance du Grand-duc avait bien passé une bonne heure à préparer le placard de décorations qui seraient portées lors de la cérémonie sur la poitrine à gauche. On y comptait tous les ordres et décorations dont Louis était le Grand-Maître : Ordre de la Sainte-Trinité, Ordre de la Couronne, Ordre de l'Etoile des Zindes, Ordre de l'Empire Zollernois, Ordre l'Abeille d'Or, Ordre des Philènes de Persis, Ordre royal du Serpent d'Angmar, Ordre de Saint Pierre et Nicolas, Ordre de Saint Vladimir et Saint Klaus. Il ceignait autour du cou le collier de Grand-Maître de l'Ordre de la Sainte-Trinité, l'écharpe violette de l'Ordre de la Couronne traversait la tunique de la gauche à la droite. Il avait été aussi décidé que le Grand-duc en plus de la plaque de l'Ordre de la Couronne, porterait celle de l'Ordre royal du Serpent d'Angmar, celle des Philènes de Persis, et celle de l'Ordre de Saint Wladimir et Saint Klaus, états dont il était né prince, cadet et sans l'espoir de ceindre un jour une couronne, il y a voilà cinquante. Louis Ier dit le Gros reignait désormais sur la quasi totalité du continent Nord, il se mariait avec la plus belle femme du monde connue sous les voûtes de la cathédrale Saint-Joseph avec la bénédiction du Patriarche ; quel heureux succès pour l'ancien cadet d'infanterie devenu ventripotent ! Les moires veillaient.

Le Grand-duc enfila ses gants, couvrit son chef de son bicorne de feutre noir, galonné d'or, réhaussé de plumes de casoar teintées de vert. Il sortit du Palais, les détachements de cavalerie de la Maison Militaire étaient au garde vous, sabre au clair. Louis se hissa difficilement dans le fiacre, les deux postillons, dont l'un était en réalité un agent des ZZZ chargé de sa sécurité, vint le soutenir et lui éviter de choir. Le cocher fut surpris par le balancement de la voiture. Le souverain n'avait guère maigri en descendant les escaliers. Les détachements de Gardes se mirent en branle, les régiments de cavaleries se suivaient dans un ordre protocolaire bien défini : Gardes Mauréziennes et Gardes Pruzziennes ouvraient le cortège, Gardes du Corps et Gardes Avaroises le fermaient. Le cortège atteignit enfin la cathédrale Saint-Joseph.


Dernière édition par Louis Ier le Lun 5 Mar 2012 - 4:00, édité 2 fois
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Re: Mariage Grand-ducal

Message par Isabelle de Palogne le Dim 4 Mar 2012 - 21:00

L'Impératrice était furieuse! Ces barbares ne connaissaient-ils pas le protocole?

Monsieur le prince, nous aimerions, également, nous entretenir avec le couple grand-ducal après la cérémonie.
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Re: Mariage Grand-ducal

Message par Prince Zabrücksi le Dim 4 Mar 2012 - 21:01

Très discrètement, le fils Zabrücksi se pencha vers l'ambassadeur en prenant garde à ne point être vue de ses parents.

- Entre nous, en parlant de la comtesse, conservez une pellicule.

Le jeune homme adressa à l'Oumouyen un imperceptible clin d'œil et se redressa au moment même ou le héraut d'armes annonça l'arrivée du Grand-Duc.

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Re: Mariage Grand-ducal

Message par Feu Prince Zabrücksi le Dim 4 Mar 2012 - 21:12

Le Prince se retourna vers l'interlocutrice. Toute l'arrogance d'Edoran était contenue en cette personne. Le sabreur sut pourtant se maitriser et faire étalage de ses bonnes manières.
Après un baisemain, on ne pouvait plus courtois, le Prince prit la parole.


- Madame l'Impératrice, cela allait sans dire. Une rencontre était déjà prévue. Il est de notoriété commune que votre cousin n'attend qu'une occasion de converser avec vous. Permettez moi d'anticiper ses remerciements pour votre venue à son mariage. Le Zollernberg est flatté que vous ayez daigné prendre un peu de votre temps pour venir nous honorer de votre présence.
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Re: Mariage Grand-ducal

Message par Isabelle de Palogne le Dim 4 Mar 2012 - 21:19

L'Impératrice sembla contente de trouver ici enfin un gentilhomme qui daignait respecter les coutumes des monarques du continent. L'Impératrice était une femme dure et fière. Même après toutes ces années, l'Empereur Charles craignait son épouse. C'était pour dire...

Monsieur le prince, je suis convaincue que le tout était prévu. Cependant, pouvez-vous retenir cet hurluberlu d'umujo loin de moi?
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Re: Mariage Grand-ducal

Message par Feu Prince Zabrücksi le Dim 4 Mar 2012 - 21:42

Le Prince esquissa un sourire.

- Vous ne craignez rien, Madame. L'ambassadeur d'Umujo est tout à fait respectable. Et dans le cas contraire, croyez sur parole un vieux sabreur, mon épée n'est point factice. Permettez que je vous présente ma vertueuse épouse Victoire von Schwartzwolf de Ztrazhbury, et mes trois enfants, ma fille Andréa âgée de deux ans, mon fils cadet Ztanizlaz sur qui je fonde de grands espoirs et enfin, le futur grand maréchal de la famille, mon ainé Franz, élève à l'école militaire de Zandhurst.

Ce dernier effectua son baisemain sans desserrer les lèvres. Les Zabrucksi étaient traditionnellement assez suspicieux vis-à-vis d'Edoran. Chez Franz, cela atteignait des sommets. Les crises internationales entre les deux nations avaient décuplé son animosité. Il considérait Babenberg comme un couard et les concessions zollernoises comme une humiliation. Le soir, en s'endormant, le jeune homme s'imaginait parader dans les rues d'Allancia conquise.
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Re: Mariage Grand-ducal

Message par Isabelle de Palogne le Dim 4 Mar 2012 - 21:58

L'Impératrice salua les personnes qui lui étaient présentées.


Monsieur le prince. Bien belle famille que voilà. Je crois qu'elle servira notre cousin avec force. Cependant, où sont les époux?
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Re: Mariage Grand-ducal

Message par Feu Prince Zabrücksi le Dim 4 Mar 2012 - 22:15


- Le héraut d'armes a annoncé l'arrivée du fiacre de notre souverain. Écoutez les vivats de cette bonne populace ! La cérémonie va débuter incessamment sous peu.

Le silence se fit dans la cathédrale. Chacun cessa de converser avec son voisin et scruta l'allée centrale.
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Re: Mariage Grand-ducal

Message par Edorel Gatline le Dim 4 Mar 2012 - 23:00

-"La pouliche à mis son linceul et le gros tas de foutre est en route." Le gros tas de foutre ?

-Eh bien figurez vous que Son Altesse, pour palier sa frustration sexuelle mange comme un gros porc.

- ... Bien sur.

La mariée risquait d'avoir du soucis à se faire, il vaudrait mieux pour elle d'être au dessus plutôt qu'en dessous quelques temps, et Edorel devrait s'occuper de faire bruler les graisses par quelques activités sportives, que le coït ne pourrait annihiler.

-Bon, dans deux minutes le GD est ici et la marié dans trois. Tout le monde à son poste.

-Bien monsieur !

les hommes en noirs gagnèrent leurs places réservait tandis que les gardes et les soldats prenait leurs place, chaque régiments de l'armée et chaque navire de la marine était représenté par un homme, formant une haie d'honneur dans le couloir central des portes jusqu'au transept. Les prêtres allaient se placer derrière pour commencer leur procession rituel. Edorel avait beau être un athée convaincu (quoique très absorbé par la pensée boudhinste), les cérémonies religieuses ne manquaient jamais de le fasciner. Il en profita pour faire le tour des convives. Encagoulé comme ses autres hommes, il passait tel une ombre inquiétante dans les rangs, de quoi faire peurs à la noblesse. Mais il fallait bien ça pour assurer un peu de sécurité. Il fut surpris par un éclair lumineux, un petit bonhomme se tenait devant lui avec un drôle d'engin. Se ressaisissant, il s'avança vers le petit homme.

-Monsieur, le ZZZ aura quelques questions à vous poser après la cérémonie.

Il ne lui laissa pas le temps de répondre, et continua sa ronde, un agent encagoulé s'approcha du bonhomme et ne le lâcha plus d'une semelle. Les aristos ne rataient pas une occasion pour voir Edorel. Il n'était pas sapé comme les autres et la rumeur circulait dans les travées que c'était le chef des hommes en noir. Edorel portait son sabre au allure de cimeterre, un revolver et son curieux brassard de cuir arborant des zongroises brodés d'or. Autre détail, il porté une médaille, celle de l'Ordre de la Couronne. Un de ses hommes lui avait fait passer la médaille peu avant, sur ordre du Grand-Duc, Edorel la porté mais pour faire plaisir. Il finit par atteindre les premiers rangs, celui des invités de marques, bref le gratin, le gros gratin. Et Edorel dut se plier au protocole.

-Monsieur le Baron ... Monsieur l'Ambassadeur ... Amiral.

Il marqua un arrêt sur la dame avec le diadème ridicule.

-Madame.

Puis il quitta les hôtes et s'avança vers l'autel et se retourna. Il frappa dans ses mains.

-Mesdames et Messieurs, merci de regagner vos places respectives, la cérémonie débutera sous peu.

D'ailleurs, une troupes de cuivres annonça l'arrivée imminente du "gros tas de foutre". Edorel en profita pour rejoindre Jean-Kevin qui était dans un coin de la cathédrale.

-Qui est cette femme avec ce diadème ridicule et une coiffure vraiment ignoble ?

-Cette femme monsieur, c'est l'Impératrice d'Edoran.

-Elle !?

-Oui.

-Mon dieu, la femme de l'un des mec les plus puissants du micromonde, et pas fichu de ce coiffé mieux que ça. Jean-Kévin, j'ai connu des femmes de vertu bien moindre qui tiennent bien plus à leurs pilosité crânienne que ça !

-Si vous le dite monsieur.

-bon rejoignons le perchoir, on va faire tâche. Et cette attroupement me met mal à l'aise.
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Re: Mariage Grand-ducal

Message par Diplomatie Russlave le Lun 5 Mar 2012 - 1:50

Le Prince Antipov-Sveringoraï était arrivé presque en retard après une bien longue route sous escorte des dragons zollernois. Il avait eu le temps de descendre quelques minutes dans un palace du centre de la capitale, où l'on lui avait attribué la suite royale. De son balcon il avait pu parcourir du regard une bonne partie du centre de cette ville moderne, régulière et ordonnée... Tout ici sentait l'ordre pacifié et la rigueur... Il eût aimé connaître cela à Murasibirsk ou Gornograd, mais enfin...

Une fois la rêverie terminée, ce fut le temps d'endosser l'uniforme de Prince-Ambassadeur: la tenue de velours noir parsemée de broderies de fils d'argent lui allait comme un gant. Le bicorne emplumé lui allait aussi plutôt bien! Le Prince prit le temps de réajuster ses médailles -la plupart étaient un héritage de famille- telles la croix d'Alexandre III et Gorno le Grand, la Croix de Rozannov ou encore la médaille du Loup Russlave. Une fois les breloques en place, il fut temps de partir au pas de course vers le temple ou avait lieu la consécration de l'union... Il ne s'agissait pas d'une cathédrale Cathodoxe-Orthodique, mais il donnerait le change...

Une fois sur place il fut guidé vers la place qui lui avait été attribué, près des autres dignitaires étrangers, en majorité des gens de petites nations en voie de développement. Une dame cependant se détachait: l'impératrice d'Edoran, autrement connue dans les revues populaires de Murasibirsk sous les surnoms peu flatteurs de "Morue desséchée" ou de "sangsue castratrice"... Se tenir à ses côtés ne serait pas une mince affaire. Il salua néanmoins l'impératrice avec moult efforts et tout ce que devait le protocole... Il eut juste le temps de se dire que la souveraine sentait le renfermé, que déjà la musique sonnait dans le temple: il s'empressa de rejoindre sa place et attendit comme tout le monde...
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Re: Mariage Grand-ducal

Message par Feu Louis Ier le Lun 5 Mar 2012 - 2:33

Tous les invités étaient désormais présents. L'on comptait sous les voûtes de Saint-Joseph ceux qui comptent dans le Zollernberg et le Micromonde. Il y avait les membres de la famille Grand-ducale au grand complet, suivant leur titre et leur place dans la succession. La population pu ainsi recensé les membres vivants de la famille régnante. S'il n'y avait plus eu de Prince de Zollernberg depuis la mort de l'Archiduc Lorenz, l'on comptait encore un Prince du Sang, Son Altesse Sérénissime le Prince Anton, devenu chef de la Branche cadette dite de Zollernberg-Zollernberg à la mort de son aîné le Prince Ernst, puis chef de noms et d'armes de la Maison de Cobourg-Nassau à la mort de François-Joseph III. L'amateur d'alpinisme qu'il était faisait figure de vieux militaire dans son uniforme de Major-Général. Le doyen de la famille Grand-ducale se portait plutôt bien du haut de ses quatre-vingt-dix huit ans ; signe que l'air des Zomberg préserve. Il était sixième dans l'ordre de succession au trône après ses cousins de la Maison de Klausbourg. L'on comptait depuis la mort de la Princesse Clémence, encore deux comtes en Zollernberg, les enfants du Prince Anton, respectivement, septième et huitième dans l'ordre de succession : Son Altesse le Prince Karl-Otto, premier membre de la famille grand-ducale à être diplômé de l'Université et à travailler. Docteur en mathématiques, d'ordinaire éloigné de la Cour, il exerce des fonctions de banquiers à Zollenheim. Âgé de soixante-trois ans, célébataire, on le dit voué corps et âmes au progrès social. On ne lui connait pas de descendance. A côté, sa soeur, Sa Majesté Marie-Sophie, Reine Douairière de Locquetas. Les frères et soeurs du Grand-duc qui portait, du fait de leur naissance et non de leur place dans la succession - ils étaient tous situés après le Grand-duc Louis -, le titre de Baron en Zollernberg, se plaçaient après le Prince du Sang et les Comtes en Zollernberg. Il y avaient donc : Adélaïde, âgé de vingt-sept ans, au côté de son fiancé le Roi de Palogne ; Alix, âgé de vingt-cinq ans à laquelle on cherchait toujours un fiancé, s'eût été facile si elle n'avait été bossue ; et enfin Louis, dans la fleur de l'âge, vingt-trois ans, tout jeune Enseigne de Vaisseau dans la Marine Zollernoise. Il manquait à ce tableau l'ecclésiastique de la famille, Wilfried, évêque de Zollenheim, qui prenait place dans le choeur afin de concélébrer la cérémonie avec les autres prélats, et Adalbert, âgé de quarante-neuf ans, Colonel d'artillerie Honoraire, Baillistre pour son frère du Duché de Schypre et du Marquisat d'Entioche qui vivait en Yrusalem et serait le témoin de son aîné.

Parmi les membres de la famille grand-ducale prenait place Sa Majesté Marguerite, Impératrice Douairière de Persis, Reine Douairière d'Angmar, Princesse du Sang d'Edoran - "celle par qui tout est arrivé" -. Âgé de quatre-vingt-dix-sept ans, sous l'effet de l'éclairage, conjugué au maquillage et au hâle de sa peau, elle ressemblait en dépit de tout à ces momies que l'on trouve parfois dans les temples zindiens. Elle précédait sa parente l'Impératrice d'Edoran. C'était à la suite de Sa Majesté l'Impératrice Isabelle, une floppée de têtes couronnées et de chef d'Etat qui se succédait : le Duc-électeur Léopold III de Zaxe, le Prince Maximilien V de Furzteinztein, le Prince d'Azpen, le Duc de Kleinfeld, le Comte Palatin de Koalberg, le Baron Svalborg, Régent de Nôddia et le Président du Zwyzbund. Il y avait ensuite les représentants des puissances souveraines en union personnelle avec le Zollernberg : le Lieutenant-Représentant de Maurésie, le Vice-Roi de Locquetas, le Vice-Roi des Zindes, le Vice-Roi de Mésogée, le Haut-Clérourque de Persis, le Chancelier d'Angmar et le Sénéchal de Laufenbourg. L'on trouvait pour finir les ambassadeurs des états venus se faire représenter : Son Excellence le Prince Antipov-Sveringoraï, ambassadeur de Russlavie qui semblait indisposé, Son Excellence Arès de Louvelle, ambassadeur de Laurasie, Son Excellence Johnn Dicter, Ambassadeur d'Armara, mais aussi les ambassadeurs d'Avaricum, d'Yrusalem, de Zabrück-Crassauerstein et d'Altenberg.

Suivant, venaient les autorités zollernoises, le Principal Ministre, le Feld-Maréchal Duc des Zorcades, le Président du Parlement, Monseigneur Fussgänger, le Président de la Cour Suprême, le Duc de Silverstein. Puis il y avait les Pairs et leurs héritiers qui prenaient place suivant la place du titre dans la hiérarchie nobiliaire et son ancienneté : Son Altesse le Prince Zabrücksi, le Duc de Wilhelstein, le Duc de Wasserland, le Baron de Lezingham, qui avait retrouver sa charge à la faveur de son retour en grâce, Chambellan de la Cour, dont la fonction l'emportait sur les Pairs Comtes, le Comte de Zetternich, héritier du Duc de Wilhelstein, le Comte de Zunderland, héritier du Duc de Silverstein, le Major-Général Marquis Leopold des Zorcades, héritier du Duc des Zorcades, le Vicomte de Siegbaden, héritier du Duc de Wasserland, le Comte de Ztrazhbury, puis les cadets des familles ducales, le Contre-Amiral Prince August de Vignes de Wilhelstein, le Vice-Amiral Wilhelm de Babenberg-Ambyctète des Zorcades. Venaient ensuite les vicomtes s'il y en avait eu, puis les barons, la Baronne de Forzinger, Olinde Vissoutier-Hamilton, la Baronne de Karlzfeld, la jeune Giulia de Venceslas, âgée de dix-neuf ans, que de nombreux garçons et hommes d'âge mûres semblaient admirer, sa longue chevelure blonde ne manquait pas de fasciner. James Smith, héritier du Baron de Lezingham était assis juste à côté d'elle... Enfin l'on trouvait des personnalités notables, les nobles avant les roturiers, parmi eux se trouvaient le Comte Felgenheim et le Capitaine Zaporogue. Quant à Gatline, il veillait...

Au dehors le Grand-duc descendit lourdement de son fiacre ; le cocher averti fut moins surpris. Le Souverain ventripotent loupa la marche et se retint au Lance-Caporal Hanz chargé de remplir les fonctions de portier qui, à ce moment là, descendait le marche pied. L'emportant dans sa chute, le Grand-duc s'affala alors sur le pauvre militaire. Une dizaine d'autres soldats accoururent pour relever Louis Ier - et très certainement sauver leur camarade de l'étouffement. Louis s'en sorti quite d'une bonne frayeur. Le Lance-Caporal Hanz fut admis à l'hôpital militaire dans un état critique : son cerveau n'avait pas été oxygéné pendant une dizaine de minute, le temps qu'il avait fallu aux soldat pour relever le souverain, ses côtes étaient brisées, son visage inanimé, figé, laissait apparaître l'effroi des derniers instants de lucidité.

Le Grand-duc n'en fut pas moins accueilli par le Bourgmestre de Wilhelstaufen et le Recteur de la cathédrale, Monseigneur Zuckerberg. Louis Ier lança sûr de lui :
"Je crois que je vais faire des malheureuses aujourd'hui", le serviteur de la Couronne et le serviteur de l'Eglise répondirent tous deux, quelques peu gêné : "Assurément Votre Altesse".

Les trompettes firent taire les derniers chuchotements. L'orgue de la cathédrale soutenu par l'orchestre grand-ducal annonçait le départ de la procession. Leurs Excellences Messeigneurs von Stolz et de Klausbourg en prenaient la tête, derrière eux Monseigneur von Schwarztwolf, évêque auxiliaire de Wilhelstaufen et Monseigneur de Fleury-Trébizonde, Archevêque de Giechborg suivaient, ensuite venaient les Carzinaux : Son Eminence le Carzinal Zabrücksi puis Leurs Eminences les Carzinaux Starhemberg et von Louwerz, Le Carzinal Smith, Légat du Patriarche, mitré et crossé, fermait la marche suivit du Grand-duc et de son témoin, le Baron Adalbert, son cadet et héritier présomptif, en uniforme lui aussi. Pendant qu'il remontait lourdement et lentement la nef, le Grand-duc saluait ses invités. Tous essayaient de ne pas fixer l'envoutante et royale bedaine.

Les prélats et princes de l'Eglise prirent place dans le choeur dans une espèce de chorégraphie parfaite. Le Grand-duc s'arrêta - en sueur et essoufflé devant l'autel, s'appuyant sur son cadet qui visiblement peinait à la soutenir. Il ne manquait plus qu'une personne. Celle que tous attendaient : Marialyn.
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Re: Mariage Grand-ducal

Message par Edorel Gatline le Lun 5 Mar 2012 - 9:35

L'organiste ne manquait pas d'étonner Edorel, il avait les pouces presque aussi long que les index ! Il tenait une octave et une quinte d'une seul main. Ce Zézar Franzk est bien un cas. Avec de tels appendices, Edorel aurait bien volontiers embrassé une carrière de musicien plutot que de militaire, mais avec sa sénestre à l'annuaire manquant, ça serait difficile (il n'empêche qu'Edorel reste un bon théorbiste.)

S'appuyant sur la balustrade de la tribune de l'orgue, il observait la longue procession des prêtres, le Grand-Duc venait juste après. Le directeur des ZZZ s'impatientait de voir à quel point l'Altesse son employeur avait du bouffer pour compenser son manque.

Il ne fut pas déçu, il fut même atterré ! Écarquillant les yeux et la bouche bée derrière le foulard. Edorel n'en croyait rien.


-Foutredieu ! Ce tas !

-Je n'ai jamais entendue tant de fois le mot "foutre" dans une église. S'étonner Jean-Kevin. Edorel le fixa avec son air habituel qu'il était impossible de décrire correctement.

-Croyez moi, ça n'est qu'un début.

-Pauvre petite, elle va devoir se mettre au sport.

-Beaucoup. Jean-Kevin.

-Monsieur ?

-Il faudra me faire penser à l'amputer d'une bourse par un chirurgien assermenté et lui mettre quelque chose à la place pour qu'il n'ait rien remarqué, ça devrait le calmer pour de bon.

-Je le noterai sur votre agenda monsieur.
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Re: Mariage Grand-ducal

Message par RO Umujo le Lun 5 Mar 2012 - 11:37

"Non mais pour qui se prenait-elle cette femme d’Edoran, cette « impératrice et princesse de Palogne » ?", pensa l'Oumouyen. Sitôt qu’elle regarda ailleurs, il lui tira la langue…

To Bohn Jöt était morose : tout le monde avait confondu la République Oumouyenne ici représentée avec la Fédération d'Umujo... (Certes, on risquerait souvent de confondre les deux entités rivales de ce pays lointain dont les obscures tribulations intéressaient peu. Il en est ainsi de ces contrées exotiques dont on ne comprend jamais qui a commencé à massacrer qui quoi comment où et avec quelles complicités…)

Dans l'assistance, les commentaires allaient bon train de tous côtés, quoique chacun arborât un sourire de circonstance. L’ambassadeur écoutait et notait tout cela dans son carnet avec le plus grand sérieux.

Valets comtesse hyperstressés… Edoran diadème ridicule… Svalorg qualifié ‘fochton’ ( ? pas dans mon dico)… Monarque frustré sexuellement => "mange comme porc"… Pourquoi garder cliché comtesse ? va-t-elle se transformer, en quoi ? truie ?... Prince Zabruki disgracié pas décapité ???…

Il zooma sur un homme qui s’était discrètement perché sur le clocher de la cathédrale pour observer à la jumelle la foule, ainsi qu’un fusil à lunette qui dépassait d’un créneau. Mais son plus grand plaisir était de surprendre les expressions de celles et ceux qui, visiblement, n'avaient cure de l'évènement.

Au son des trompettes, l’ambasadeur oumouyen se demanda pour quelle bataille on sonnait ainsi du carnyx et se boucha les oreilles.

Les dignitaires du Grand Duché arrivant, il s’exclama ravi en reprenant en mains son appareil photo :

- Ah ! Voilà la clique ! voilà li tyran !

Il ignorait que ces termes anciens, évocateurs des chefferies traditionnelles pouvaient avoir pris un autre sens dans le micromondien du Nord.

L’interminable défilé des personnalités du Grand Duché fut l’occasion de les mitrailler photographiquement. Il ne manqua pas l’occasion d’appuyer à toute vitesse sur le déclencheur lors de la chute grand-ducale.

Mais quelque chose clochait... Interloqué, l'Oumouyen interrompit sa séance photo. Il demanda à l'attention de l'ambassadeur de Russlavie:

- Mais... où sont les pleureuses?... la mère qui pleure… li convoi du bouvier qui conduit en pleurant sur sa charrette les meubles de la mariée qu'on ne réverra plus jamais ? Ji pensais qui c’était un mariage, pas un enterrement !

- Chut ! Silence… murmura un invité.


Dans la cathédrale, le vacarme de l’orchestre se mêla à celui de l’orgue. To Bohn Jöt se mit alors à chanter malgré la musique le triste chant de mariage de sa contrée :

- Ramasse ô mariée tes cotillons:
De beaux langes te serviront;
Ramasse ô mariée tes tabliers:
Te serviront pour y pleurer.

Beau coussin et beau matelas,
Quel dommage qu'allez où va;
Toute la dot à un bandit...
Pleure, bouvier, devant le lit.

et
c.

Le silence commençait à se faire, aussi l’ambassadeur finit-il enfin par interrompre le 8e couplet pour se moucher bruyamment dans un grand foulard de soie bleue qu’il avait ramassé par terre un instant auparavant.
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Re: Mariage Grand-ducal

Message par Marialyn von Manheim le Lun 5 Mar 2012 - 12:03

Le Zollernberg renaissant déployait tout son faste pour Marialyn. Son étoile, autrefois si pâle, brillait désormais de mille feux. L'avenir était à elle. Assurément Louis Ier le Gros ne marquerait pas l'Histoire. Il occupait un trône où il fallait commander aux hommes du Nord. Ceci, Louis Ier ne le comprenait pas, pire il en était incapable.
Le maillon fort de ce mariage, le clou du spectacle, c'était bien elle.
En remontant l'allée centrale, aux bras du Prince d'Azpen, Marialyn était habité par cette pensée. « L'avenir est à moi » se répétait elle invariablement.
Comme de coutume, elle jouait la comédie. Se cramponnant nerveusement au bras du Prince d'Azpen, elle se donnait l'air de la jeune fiancée, intimidé mais radieuse.
D'un pas lent et qu'elle voulait gracieux, elle détailla les invités. Tout les grands noms du Zollernberg et du contient nord étaient ici ! Et pour elle ! C'était grisant. Elle aperçut le Prince Zabrucksi qui semblait passablement frustré. Elle distingua également l'inquiétant Gatline, qui selon les dires de son ancien amant était au courant du petit arrangement généalogique et qui devait bien rire sous sa cape. Elle vit un prince russlave qu'elle ne connaissait pas, l'impératrice édoranaise, des étrangers, qui eux aussi venaient contempler son inhumaine fortune.
Elle aperçut également un petit monsieur étrange, vraisemblablement venue d'une contrée lointaine. Elle lui adressa un sourire nerveux et celui-ci sembla loucher vers son formidable décolleté.
Nola, l'ami fidèle l'attendait au premier rang.


- Si mon père me voyait ..

Caesar von Manheim n'aurait sans doute pas apprécié cette mascarade. Sans doute aurait-il réprimandé sa fille. Marialyn, prisonnière de ses démons et de sa fatale ambition ne comprenait pas, qu'une fois de plus, elle se vendait au plus offrant.

Elle accorda enfin un regard à la nef. Elle vit le carzinal Smith qui l'intimidait secrètement. Elle constata que son futur époux avait sensiblement grossi. Les Dieux semblaient l'avoir créer pour montrer à quel point la peau humaine était extensible. Il faudra que je le remette à la pêche à la mouche pensa t-elle. Il souriait bétament. Lui aussi s'estimait aujourd'hui comme l'enfant chéri de la fortune.

Marialyn prit place à coté de son promis. Le Carzinal prit la parole. L'apothéose approchait.
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Re: Mariage Grand-ducal

Message par Feu Prince Zabrücksi le Mar 6 Mar 2012 - 22:27

Le Prince contemplait la jeune femme. Elle portait son sourire forcé, mais il y avait un je ne sais quoi d'authentique. Assurément, elle jubilait.

- Dire que j'ai mis cette femme si séduisante dans mon lit. Elle était d'une vitalité entrainante. Que donnerais-je pour retrouver cela ...

Le Prince mit fin à ses pensées en entendant le comte Felgenheim grommeler bruyamment tandis que sa voisine semblait subitement incommodé par l'odeur ambiante.

Le carzinal ouvrit la bouche, et tous, même le sympathique petit gnome jaune, se turent respectueusement.
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Re: Mariage Grand-ducal

Message par Feu Carzinal Smith le Mar 6 Mar 2012 - 23:35

L'office débuta, il était célébré dans le rite Zorthodoxe, religion des deux mariés, tel que fixé par le Concile de Canozza. Le légat du Patriarche, le Carzinal Smith s'installa, privilège de légat et de carzinal dans la cathèdre. Monseigneur Zückerberg fit lecture du Zaint-Zamayana, le livre sacré des Zorthodoxes, puis l'on en vint au sermon. Au carzinal Smith revenait de prêcher :


"Femmes soyez soumises à vos maris, comme l'Eglise est soumise à la Sainte-Trinité, Maris aimez vos femmes comme la Zainte-Trinité aime son Eglise, d'un amour vrai et éternel".

Ces paroles de Bezoar le Prophète nous rappellent combien ils sont grands les devoirs mutuels des époux. Aux femmes la charge du foyer et des enfants, aux femmes la soumission à son mari car il est celui par qui le pain vient dans les chaumières. Ce juste ordre des choses institué et démontré par la nature est mère de prospérité. Qu'adviendrait-il si la femme allait travailler au lieu de prendre soin du foyer ? Qu'aviendrait-il si le père abdiquait son autorité et rendait à son épouse la liberté dont elle ne saurait jouir sans en gaspiller les effets en pure perte ? Qu'aviendrai-il aux enfants ainsi livrés à eux-même sans qu'il puisse fondé leur éducation autrement que sur l'anarchie et la défiance de l'autorité ? La famille est le séminaire des Nations, lieu d'apprentissage et d'education à l'autorité, lieu de formation et d'épanouissement des individus. Oui mes très chères frères et soeurs, la famille est la cellule fondamentale des sociétés. Sans une famille forte et structurée ou chaque membre prend la place que la nature lui assigne alors le corps sociale s'ébranle, comme une maison dont les fondations sont mauvaises menacent de s'effondrer. Méfions nous de ceux qui tente de nous en détourner par des fadaises comme le divorce ou la chimérique émancipation de la femme. Il ne peut en sortir que subversion et discorde.

L'épanouissement de la femme est dans la charge de mère et du foyer, dans l'honorable tâche d'éduquer ses enfants et d'honorer son mari. Maris ne vous détournez point de votre femme, aimez là toujours. Ne commettez point d'adultère, ne convoitez point la femme de votre voisin, car malheur à celui qui se détourne des siens pour semer la discorde dans le corps social, malheur à celui qui n'honore point son épouse pour préférer d'autres femmes, malheur à celui qui perd à terre sa semence et se refuse à sa femme. Malheur à celle qui refuse l'accès de la couche à son mari au prétexte qu'elle se sent malade ou fatiguée. L'amour de l'homme et de la femme n'est fécond que dans le don total des époux l'un envers l'autre, l'un pour l'autre. Par le sacrement du mariage vous êtes les signes visible de l'amour des Dieux pour les Hommes, mystère renouvelé de la Créazion.

Frères et soeurs prions pour la paix sociale et la prospérité de la Maison de Zollernberg. Prions pour les couples infidèles, qu'ils retrouvent le chemin de vérité qu'ils ont abandonné.


L'assemblée observa un temps de méditation.

- Frères et soeurs prions encore"

- Pour la Gloire des Dieux et le Salut du monde

L'office divin se poursuivit, impeccablement exécuté par les prélats, évêques et carzinaux présent dans le choeur et qui concélébraient ensemble la cérémonie. Venait maintenant le moment que Marialyn attendait depuis qu'elle avait conçu le projet fou de devenir Grand-duchesse, celui que Louis attendait depuis qu'il avait posé son regard sur la croupe avantageuse de la comtesse ; bien sûr cela ne les avait pas empêché de consommé avant l'heure ce qui aurait dû attendre, mais enfin, désormais pourrait-ils le faire sans risquer les feux de l'enfer. C'est au Carzinal Smith, investi de toute l'autorité du Patriarche de procéder à l'échange des consentements et à la bénédiction de l'union, au nom de Sa Béatitude :

- Frères et soeurs, nous sommes réunis en ce jour afin d'unir devant la Zainte-Trinité des Dieux et devant la communauté des hommes, cet homme et cette femme, par les liens sacrés du mariage :

Louis acceptes-tu de prendre cette femme comme légitime épouse, devant les Dieux et les hommes, de la chérir et de l'honorer dans la Zainte-Foi Zorthodoxe jusqu'à ce que la mort vous sépare ?

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Re: Mariage Grand-ducal

Message par Feu Louis Ier le Mer 7 Mar 2012 - 0:02

Louis attendait ce moment depuis fort longtemps. Il avait été élevé dans la Foi Zorthodoxe comme il sied à un prince de la Maison de Zollernberg. Appelé au trône sans l'y être préparé, devenu Grand-duc, il s'honorait du titre de Défense de la foi. Bien qu'il ne se montrât point digne, pêchant par gourmandise et par luxure, d'être le premier des princes Zorthodoxes, il n'en éprouvait pas moins la Foi sincère du Bon sauvage et acceptait bon gré malgré sa soumission à la Sainte-Eglise. Aussi était-il heureux de désormais pouvoir honorer la comtesse devenu Grand-duchesse et de culbuter sans avoir à craindre le châtiment divin. Son entrejambe laissait percevoir son excitation de visiter le lit conjugal. Il frisa sa moustache - ainsi qu'il le faisait toujours lorsqu'il était séduit - ; les yeux qu'entourait un visage bouffi dont il était bien difficile de percevoir une quelque élément gracieux, cherchèrent ceux de Marialyn. Le regard Grand-ducal était certainement aussi envoutant que celui d'un bovin, la voix se fit pourtant grave et solennelle :

- Oui j'y consens !


Dernière édition par Louis Ier le Mer 7 Mar 2012 - 0:09, édité 1 fois
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Re: Mariage Grand-ducal

Message par Feu Carzinal Smith le Mer 7 Mar 2012 - 0:08

- Marialyn, acceptes-tu de prendre cet homme comme légitime époux, devant les Dieux et les hommes, de le chérir et de lui obéir dans la Zainte-Foi Zorthodoxe, jusqu'à ce que la mort vous sépare ?

Le Carzinal ignorait le cynisme qu'il y avait à prononcer ces derniers mots à celle qui avait tué ses deux précédants époux. Il fut perturber par un son venant du coeur. L'on aurait dit un ronflement. Monseigneur Stolz n'était pas en prière mais dormait belle et bien. Personne ne le remarqua, tous étaient suspendus à la réponse de Marialyn.


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