Ligeurs & rue zollernoise.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Ligeurs & rue zollernoise.

Message par Feu Prince Zabrücksi le Lun 9 Avr 2012 - 21:27

Wilhelstaufen vivait désormais avec la guerre en toile de fond. La situation était encore tout à fait supportable. Certes, un audacieux raid aérien ennemi avait bombardé la capitale et soulevé les cœurs, mais rien de plus. Les femmes murmuraient entre elle sur l'entrée en vigueur prochaine des cartes de rationnement et constataient avec résignation que l'on voyait moins de jeunes hommes dans les rues.
La capitale était en fait en ébulition. La majorité de la population suivaient la guerre avec résigantion mais optimisme, elle s’enthousiasmait épisodiquement comme pour la naissance de Victor-August, ou la rentrée du Prince en la capitale.
Le phénomene social le plus en vue ces derniers temps étaient formé par les ligueurs. Ils s'agissaient de jeunes gens, pas encore mobilisés ou de petits artisans ou boutiquiers de la ville. Souvent échauffés par l'alcool, ils nourrissaient un amour immodéré pour le nationalizme. À vrai dire, ils n'acceptaient aucune critique de la guerre, du Grand-Duché et de son héros le Prince. Ces quelques milliers de jeunes hommes se regroupaient en sections selon leurs quartiers, avec des noms très évocateurs ; Section Grand-Zollernberg, Section Schlesien, Section Zollernreich, Section Zabrücksi.
Ce qui semblait n’être qu'un banal groupe de soutien au camp devint l'allégorie des excès du nationalizme. Au lendemain de la déclaration de guerre d'Edoran, ces jeunes gens furent les premiers à tomber à bras raccourcis sur les édoranais et les scanthélois de la ville. Après leurs massacres, leur accès de violences et de sang ne s'éteigna point.
Pas une journée ne passait sans qu'on parle de leurs exactions et de leurs bagarres de rue. Ils attendaient les députés libéraux à la sortie du Parlement pour les injurier de traîtres, de vendus voire de grosses catins. Parfois, un conservateur qu'ils jugeaient trop tendres subissait le même sort. Ils pillaient les enseignes édoranaises, surtout celle des marchands de vin.
Le pouvoir avait été circonspect quant à ce phénomène. Certains pensaient que l'on pouvait les utiliser comme instrument de pression. La majorité entendait les combattre au nom du droit ou au moins leur confisquer leurs piques et leurs gourdins. En attendant, ils régnaient sur la rue zollernoise.
Ces hommes voulaient annexer tout les territoires zollernophones. A cela se mêlaient pêle-mêle des éléments ultra-conservateurs et parfois révolutionnaires. On voulait taxer les riches, dépouiller et interdire les «sectes impies», établir la peine de mort pour les tièdes, expulser tous les étrangers et confisquer leurs biens, surveiller les généraux aux fronts .... Seuls pour le moment le Prince, le Grand-Duc et la Grande-Duchesse, « héros de la Patrie, tueurs d'édoranais, sublimes vengeurs du peuples» trouvaient pleinement grâce à leurs yeux. C'est avec horreur que Schlesien et Von Felgenheil, nationaliztes depuis toujours, s'entendaient traiter de mous par cette canaille là.
avatar
Feu Prince Zabrücksi

Messages : 197
Date d'inscription : 28/10/2011

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Ligeurs & rue zollernoise.

Message par Feu Comte Felgenheim le Mer 25 Avr 2012 - 22:18

Le Comte Felgenheim, ministre de l'Intérieur et donc en charge de la sécurité publique avait reçu de nouvelles instructions quant à la conduite à tenir avec les ligues. La violence verbale et physique de ces enragés portaient ombrage à la politique nationalizte. Ils avaient pillés plusieurs boulangeries du fait de la hausse du prix des grains et les dames du haut-Whilelstaufen avait peur de sortir seule.
Von Felgenheim, que sa bonhommie naturelle rendait conciliant avait rencontré leur leader Zanz Külloth. Il lui avait calmement demandé de calmer sa troupe. Le pays avait besoin de paix intérieure pour mener à bien la guerre extérieure, et les exactions des ligueurs décrédibilisaient le gouvernement nationalizte.
Zanz Külloth, qui n'avait aucune envie de revenir à ses travaux d'ébéniste avait pris le ministre de haut. Il dissoudrait son organisation après que ses revendications ait été satisfaite, c'est à dire taxation des prix du grains, taxation sur les riches, expulsions des « adeptes des sectes non traditionneles en Zollernberg», création d'une « grande armée populaire et révolutionnaire » , surveillance par les ligueurs des officiers et enfin invasion immédiate du Crassland et du Crassberg.
Von Felgenheim avait bien tenté d'expliquer à ces entêtés que certaines de ses revendications étaient inenvisageables et qu'il était résolu à appliquer le programme panzollerniste, mais ce méthodiquement et dans l'ordre. Le Ministre eu un mot maladroit, il ajouta que si les ligueurs ne se soumettaient pas à ses conseils de bon-sens, il serait forcé de demander la dissolution du groupe.
Cette dernière phrase fut accueilli par des huées. On accusa désormais à voix haute le comte de molasson, de traître masqué, de faux patriote. Un jeune ligueur, visiblement soûl, commenta.


« Nous vous prenions pour un grand patriote, pour un aigle, à vrai dire vous n’êtes qu'un gros poulet »

Les gardes du corps du ministre sentant la tension monter lui dégagèrent une sortie, et c'est sous les crachats et les lancers de chope de biere vide, que Felgenheim sortit de l'hotel von Kerg. Une fois, dans la rue, il demanda à son escorte de s'emparer immédiatement du Sieur Külloth du fait des violences exercés à son égard.
De retour à son bureau, le Comte rougeaud et la graisse encore tremblante sortit sa plus belle plume et rédigea une déclaration du Ministère.


Ministère des Affaires Extérieures
Suite aux pillages et aux violences physiques orchestré par les ligueurs et ce au mépris de la loi, j'ai ordonné aujourd'hui l'arrestation du Sieur Zanz Külloth, chef autoproclamé de ce groupe.
Des poursuites ont également été engagés pour le pillage de trois boulangeries perpétrés hier soir. Leurs auteurs sont en voie d'appréhension et seront punis avec toute la sévérité des lois.
Il est ordonné à ce groupe terroriste et anti-patriote de dissoudre son mouvement d'ici deux jours, sans quoi il sera la cible de poursuites judiciaires conformément à la législation née de l'entrée en guerre. Entre temps, la prévoté est chargé de confisquer les armes des ligeurs à savoir; bâtons gourdins et fusils.
Le Ministère invite tout témoin ou victime des agissements de ce groupuscule antizollernois à venir témoigner à la prévôté.

Von Felgenheim, Ministre de l'Intérieur de Son Altesse Louis Ier.
avatar
Feu Comte Felgenheim

Messages : 134
Date d'inscription : 13/02/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum