Villégiature à Canozza

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Villégiature à Canozza

Message  Feu Zules V le Mar 24 Juin 2014 - 23:30

Canozza-la-fastueuse, c'est ainsi que l'on nommait l'enclave des états patriarcaux dans le Kolstein. La cité patriarcale après l'oubli avait connu un nouvel essort sous Clemenz V. Le Patriarche bâtisseur y avait relevé l'ancien palais de ses prédécesseurs, fait de l'antique forteresse une luxueuse demeure. Le faste de sa Cour avait donné à la ville ses éclats d'antan. Aux beaux jours, comme chaque année depuis l'accession de Zules V au trône de Bezoar, la Cour patriarcale avait quitté Zichten Itza et la fournaise estivale pour rejoindre Canozza à l'ombre des contreforts des Zomberg.
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Message  Feu Zules V le Jeu 26 Juin 2014 - 16:46

A Canozza, les journées du Patriarches étaient rythmée par la prière. Il recevait peu, laissant le gouvernement de l'Eglise à l'homme qui avait de longues années durant acquis son estime et sa confiance, et dont d'aucun, émerveillé par l'éminence de ses qualités intellectuelles et pastorales, la fermeté de sa Foi et la rigueur de son administration, disait qu'il ceindrait un jour la tiare : le carzinal Pikkendorff, qui, cumulant les charges de Secrétaire d'Etat et de Camérier avait la haute main sur la Curie et la Maison Pontificale.

Après le déjeuner frugale, et un tour dans les jardins du Palais Apoztolique, à l'abris d'une ombrelle, le souverain pontife avait rejoint sa chapelle privé, afin de respecter la liturgie des heures, puis avait rejoint ses appartements, où il se reposait, faisant la sieste dont il avait pris l'habitude aux Zorcades alors qu'il était évêque de Zozolulu. D'ordinaire elle durait jusqu'à quinze heure trente. Ensuite suivait une collation, toujours frugale à seize heure, à l'issue de laquelle il s'autorisait, au grand dam de son médecin, un Zonte-Cristo, le zigare qu'il affectionnait tant depuis son séjour aux Zindes en qualité de Vicaire-général.

Le gentilhomme chargé du service de bouche du souverain pontife s'inquiéta de ne pas le voir. Aussi prévint-il le prélat chargé de la Chambre du Patriarche


- Votre Béatitude, il est l'heure


Le souverain père ne répondit pas au geste délicat qui devait le réveiller. Zules V s'était endormit pour l'éternité, serein, confiant pour le grand passage. Le Bienheureux-Père en saint homme et homme d'un âge certain, se tenait toujours prêt. La camérier avertit Mgr Ztanley préfet de la Maison pontificale et secrétaire particulier du Patriarche. Ce dernier, visiblement bouleversé par la nouvel de la mort du vieil ami qu'il avait accompagné dans toutes ses charges depuis ses missions aux Zindes jusqu'à son accession à l'épiscopat fit mander le Camérier de la Zainte-Eglize, désormais investit des pouvoirs du Patriarche durant la période de Zede Vacante qui s'ouvrait.
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Message  Anaztaze V le Jeu 26 Juin 2014 - 19:10

Le médecin avait constaté la mort du Patriarche. Les familiers présents s'étaient réuni autour de la dépouille du Bienheureux-Père, priant pour le salut de son âme. Le carzinal-camérier s'était rendu aussitôt la nouvelle tombée auprès de son défunt souverain.

Johann Ulrich von Pikkendorff, issu d'une maison souveraine d'Altheim-Neufra, médiatisée par l'annexion de la Nordenmark, aujourd'hui dépouillée de ses biens par la République Populaire de Valdisky, avait été mu, dès son plus jeune âge, d'une réelle vocation religieuse. Son humilité de cœur l'avait appelé à rejoindre prononcé ses vœux d'obéissance, de pauvreté et de chasteté dans l'ordre de Zaint-Bezoar. L'intelligence brillante du jeune prêtre l'avait conduit à l'étude au côté de Monseigneur Ztradivarys, puis lui avait ouvert les portes de l'Université à la plus haute de ses fonctions. Recteur remarqué et apprécié pour ses qualités humaines, il le fut aussi pour ses qualités administratives qui le conduisirent à la tête de la Surintendance des Finances puis de la Cour Suprême. Ses qualités pastorales autant que celles d'administrateur avait conduit un Zules V vieillissant à lui confier la Secrétairie d'Etat puis la charge de Camérier qu'il assumait aujourd'hui dans ses plus tristes aspects. A lui revenait la lourde tâche d'assurer la régence du trône apoztolique vacant, et l'organisation du conclave qui se tiendrait à Zichthen Itza, à lui aussi revenait de présider aux funérailles du Bienheureux-Père qui seraient bientôt pleuré de tout le peuple des fidèles.

Mgr Ztanley vint baisé l'anneau carzinalice, ses yeux embrumés de tristesse croisèrent le regard plein de compassion du Camérier. Devant l'assistance, il assuma la première des ses tâche en de telle circonstance. Il constata tout d'abord officiellement la mort du Patriarche. Elle intervenait légalement à 17h06, heure de Wilhelstaufen. Après avoir récité une prière recommandant l'âme de Zules Quint aux Dieux, il brisa publiquement l'anneau du pêcheur que l'on avait retiré des doigts déjà noircis du Patriarche. Ensuite, les familiers présents furent invités à se retirer. Pendant ce temps, on mit d l'ordre dans la chambre. On ferma les volets et tira les rideaux. Autour du lit, furent dressés quatre grands chandeliers de vermeil. Un chapelain arrêta les pendules pendant qu'un autre étouffait le feu dans la grande cheminée. On retira les coussins, les draps et les couvertures du lit que l'on remplaça par une grande housse frappée des armes du Patriarche. Le Camérier, suivant la tradition, scella le bureau du souverain pontife . Enfin six gardes zcanthéloise, qui avait jeté sur leurs épaules le court manteau noir, signe du deuil qu'il portait désormais, condamnèrent l'accès à la chambre patriarcale devenue mortuaire d'un ruban de soie noire cloué en travers de la porte que le Camérier marqua d'un sceau de cire aux armes du Zaint-Ziège. Les familiers résidant habituellement dans les appartements privés pourraient encore y résider jusqu'à la sépulture du Bienheureux-Père. Ensuite, ce serait tous les appartements qui seraient condamnés par scellé. Le Carzinal-Camérier, assumant la charge patriarcale vacante, devait encore donné des ordres pour prendre officiellement du Palais Apoztolique de Zichten-Itza et du Palais de Castel Zandolfo dont il avait désormais la garde et le gouvernement jusqu'à l'élection du successeur de Zules Quint, lui-même selon les observateurs qui commentait déjà la nouvelle de la mort survenue en début de soirée. Le carzinal Pikkendorff devait désormais consulter les carzinaux afin de préparer la sépulture du Patriarche. Fait nouveau, c'est lui que la modernité chargeait d'autoriser ou non la photographie de la dépouille mortelle du Bienheureux-Père. Cela serait le cas, à condition qu'elle fût revêtu des vêtement sacerdotaux.

L'âme lourde, apportant un attention particulière à Ztanley, c'est peu avant le dîner que le carzinal Pikkendorff rejoignit ses appartements.



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Message  Feu Carz. de Klausbourg le Ven 27 Juin 2014 - 17:27

Le Carzinal de Klausbourg s'était rendu à Canozza sitôt la nouvelle parvenue à Elbêröhnit. Le silence du Palais des Patriarches que seuls des chuchotements venait troubler, contrastait avec la clameur qui y régnait d'ordinaire. La Cour avait revêtu ses habits de deuil. Le noir porté par les familiers et les membres de la Cour tranchait ce matin là avec la pourpre des carzinaux en tenue de chœur se rendant, en procession vers la Salle du Consistoire où siégeait désormais le Sacré-Collège réuni en congrégation générale chargé d'assister le Camérier dans sa tâche.

Les carzinaux allaient devoir prendre des décisions sur l'ordre à donner aux funérailles. Ils avaient déjà été décidé le transfert dans les prochains jour de la dépouille du Patriarche Clemenz à Zitchen Itza, mais l'on ne s'était pas encore mis d'accord sur l'exposition du Bienheureux-Père à Canozza. Depuis l'annonce de sa mort, une foule innombrable s'accumulait devant le Palais réclamant de pouvoir lui rendre les derniers hommages à son pasteur. Au delà de l'émotion que pouvait soulever une telle démonstration de piété, il s'agissait de sécurité. Après tout, on avait déjà vu des foules envahir par le passé les Palais Apoztoliques et massacrer quelques Eminenzes.

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Message  Anaztaze V le Ven 27 Juin 2014 - 21:18

Un abbé vint avertir le carzinal Pikkendorff de l'arrivée de deux hommes en noir, l'air lugubre. Accompagné de l'abbé, de deux gardes et de trois chapelains, de deux notaires apoztoliques et de deux domestiques, il se rendit jusque devant la chambre du Patriarche dont il fit décacheté les scellés qui en barraient l'accès. Deux domestiques ouvrirent, rideaux, fenêtres et volets, le jour s'introduisit comme par effraction dans la chambre mortuaire. Les deux hommes en noir revêtirent alors une blouse et sortirent une série d'instruments roulée dans un portefeuille de cuir, qu'il posèrent sur une table dressé sur traiteaux que venait d'installer deux serviteurs. On apporta divers bassins en argent, ainsi que des onguents et divers parfums. Dans ce ballet silencieux, le Camérier et les trois chapelains étaient en prière au pied de la dépouille mortuaire. Puis, l'on retira le corps de la housse dans laquelle on l'avait placé, le corps enveloppé dans le drap sur lequel il reposé fut déposé sur une civière et transporté jusqu'à une grande table de chêne que l'on avait mené là. Les deux hommes en noirs firent leur offices, l'un découpant le corps avec une précision chirurgicale pour extraire les viscères d'abord, le cœur ensuite. Le second préparant et les viscères, nettoyés et enduits d'un parfum odorant, et le cœur, nettoyé et recouvert d'une poudre afin de permettre une parfaite dessication avant son embaumant. Observant le travail des deux spécialistes, le Camérier cru défaillir. Nauséeux devant la scène, il plaçait régulièrement un mouchoir imprégné de parfum devant son nez. L'on déposa ensuite chacun des organes dans deux urnes de prophyre, l'une pour les viscères, la seconde pour le cœur. Les deux urnes furent placés chacune dans un coffre recouvert de feuille d'or et serti de gemme, de rubis et de pierres précieuses. Un notaire apoztolique notait scrupuleusement le détail de la préparation funéraire pendant qu'un second apportait la cire qui servit au Camérier à scellé les deux urnes. Ensuite les deux préparèrent avec le plus grand respect le corps du défunt souverain pontife. L'on remplit les excavations laissés par le retrait des organes d'herbes aromates. Ensuite l'on recousu les chairs ouvertes afin de ne le laissé apparaître que deux cicatrices à peine perceptible. Un chapelain amena les habits sacerdotaux du Patriarche, que les deux autres revêtirent au Bienheureux-Père pendant que les deux embaumeurs lavaient leur main. La soutane et le camail blanc, puis l'aube et la chasuble, et enfin le pallium. Les embaumeurs reprirent leur office quelques minutes plus tard. L'on prépara le visage blême afin de lui donner un aspect plus présentable et faire disparaître le rictus mortelle qui s'était dessiné sur les lèvres. Le visage rendu serein, l'on coiffa les cheveux. Enfin l'on pris l'empreinte du visage à l'aide de cire. Le moulage fut placé dans un troisième coffre plus sobre sans décoration particulière. Le notaire apostolique avait noté toute la scène. L'on posa le corps dans un simple cercueil de bois d'if capitonné de velours blanc. Les thanatopracteurs  leur ouvrage achevé s'éclipsèrent. La dépouille du bienheureux-père était prête à être exposée au monde.

Pendant que l'on remettait la pièce en ordre et que l'on se préparait à y placer de nouveaux sceller en attendant que les notaires apoztoliques y viennent faire l'inventaire, un détachement d'honneur de la Garde Zcanthéloise, le petit-manteau noir sur l'épaule en signe de deuil, prit possession du cercueil. L'on alla en procession jusque dans la chapelle du Palais où serait exposé le corps en attendant son transfert à Zichten Itza pour la cérémonie d'inhumation. Une croix trinitaire ouvrait la marche trois thuriféraires et vingt-quatre porte-lumière, trois chapelains tenant chacun l'un des coffres à l'avant du cercueil porté par quatre gardes zcanthéloizes au dessus duquel l'on avait surmonté un dais tenu par des gentilhommes de Sa Béatitude, les deux protonotaires à l'arrière, suivi d'un abbé, lui même suivi du carzinal-camérier se rendirent ainsi jusqu'à la chapelle où en tenue de chœur, les carzinaux, les évêques, prélats et prêtres de la Cour étaient déjà en prière.
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Message  Feu Carz. de Klausbourg le Ven 27 Juin 2014 - 22:16

Bientôt, les prélats présents quittèrent la chapelle du Palais, laissant le corps du Patriarche à la prière des ses proches, le Comte de Ztrazhbury, son neveu, accompagné de son épouse la Comtesse né Fussgänger von Ferrersheim, l'on comptait également, son autre neveu, Mgr von Schwartzwolf, évêque auxiliaire de Wilhelstaufen, et sa nièce la Princesse Douairière Zabrücksi, née Victoire von Schwartzwolf, venu de Kronenberg honorer la mémoire de son défunt oncle.

Peu avant le dîner, la congrégation générale s'était de nouveau réuni. Le Carzinal-Doyen sollicita le Carzinal-Camérier.


- Le corps du défunt Père vient d'être transporté dans la Chapelle Patriarcale. Ses proches se recueillent en ce moment devant lui, dans l'intimité. Pour autant, je vois la foule qui grandit au dehors et je sais que le comte d'Angmar, mon oncle, - le vieux comte Charles de Klausbourg d'Angmar, titré ainsi à sa naissance, était le fils adultérin de l'archiduc Klauvis, père de l'actuel Grand-duc et du Carzinal avait été nommé capitaine de la Garde Palatine, chargé de la sécurité aux abords des Palais Apoztoliques, à la fin du patriarcat de Zixte VII  - a du faire doubler le rang des Gardes Palatines pour la contenir. Elle doit voir la dépouille du Patriarche Zules.

Les Carzinaux Zabrücksi, Muller et Avido acquiescèrent alors d'un signe de la tête. Le Carzinal-Camérier prit la parole.

- Carzinal-Doyen. Je suis d'accord avec vous. Cette exposition dans la Chapelle Patriarcale doit rester limitée sans quoi nous ne contrôleront plus les fidèles qui se pressent sans cesse plus nombreux. On m'informe d'ailleurs que la foule est aussi importante à Zitchen Itza. Aussi, je crois que le Zacré-Collège doit décider de transférer le corps du Bienheureux-Père dans la Salle de la Grande-Audienze et en permettre l'accès aux puissants comme aux plus humbles. Si la Congrégation Générale est de cet avis, qu'elle le fasse connaître.


D'une même voix les Carzinaux manifestèrent leur approbation. L'on donna les ordres pour effectuer le nécessaire.
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Message  Anaztaze V le Ven 27 Juin 2014 - 23:27

- Mes Eminentizzimes Frères, il sera fait selon votre avis. Durant ce transfert, nous devrons accompagner la dépouille du Bienheureux-Père en grande procession. Les actes font mémoires du transfert de celle de Clemenz V naguère. Je m'en vais faire réunir la plus grande partie du clergé présent à Canozza.

Le Camérier salua les carzinaux et se retira dans son cabinet où il venait de faire demander les officiers des garde, parmi lesquels l'octogénaire comte d'Angmar :

- Messieurs les officiers, le Conziztoire a décidé de transporter la dépouille du Patriarche dans la Grande Audienzerie, afin de l'exposer à l'hommage des Fidèles. L'accueil des Fidèles au sein même du palais va générer une affluence indescriptible. Aussi, vous doublerez chaque poste afin que tout se passe dans le calme et le recueillement nécessaires. Il en va de la sécurité de tous également. De toute manière, nous n'aurions pu maintenir la foule à distance plus longtemps. Quand pensez-vous que nous puissions procéder comte ?

En vieux briscard, le capitaine de la Garde Palatine, également colonel dans l'armée zollernoise, pu répondre

- Une demie heure ne me paraît pas un délai excessif, Votre Eminence. Cela sied-il à Votre Eminence ?
- Fort bien. Faites.

Le Camérier sonna à l'aide du timbre posé sur son bureau. Un abbé apparut par une petite porte.

- Votre Eminence m'a appelé ?
- Monsieur l'abbé, veuillez faire avertir le clergé de la ville de la procession qui aura lieu dans les prochains jours pour le transfert de la dépouille de Sa Béatitude vers Zichten Itza. Les appartements des invités sont-ils prêts ? Nous aurons certainement des personnalités à loger.
- Vos ordres ont été exécutés, Eminence. Tout est en ordre
- Fort bien. Je vous remercie.

Le ton se faisait impérieux mais néanmoins bienveillant. Bien que la nuit fût tombée sur Canozza en prière pour son défunt Patriarche, le Camérier avait encore de nombreux détails à régler.
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Message  Anaztaze V le Sam 28 Juin 2014 - 12:22

Les congrégations générales avaient repris ce matin. Le Carzinal-Doyen dirigea la prière, avant que le Carzinal Pikkendorff ne prenne la parole :

- Mes Frères, malgré l'affluence à laquelle nous assistons depuis deux jours, ici à Canozza, nous ne devons pas pour autant négliger la foule des fidèles qui se présentent à Zitchen Itza, centre historique de la Zorthodoxie, également la plus propice à accueillir une foule sans cesse grandissante. Dans l'état actuel, Canozza ne saurait en effet absorber la masse des fidèles ni les nombreuses délégations étrangères qui se sont manifestées. Il convient, mes frères, que nous nous décidions rapidement sur le transfert en la Zité Zainte du corps de notre Bienheureux-Patriarche, vers sa dernière demeure terrestre.
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Message  Alexander Lemberg le Sam 28 Juin 2014 - 14:17

Le Carzinal Pikkendorf avait raison de reconnaitre l'importance de la foule qui venait saluer une dernière fois la dépouille du Patriarche. Le début du siècle était marqué par un renouveau religieux. Les populations zorthodoxes bousculés matériellement dans leurs vies, par l'exode rural, l'urbanisation, la fin des terroirs tendaient à revenir vers un absolu, un éternel; la Vérité transmise par leurs pères.

Lemberg était de ceux-là. Son enfance difficile et les épreuves de la vie, la guerre, la déportation, l'avaient rapproché de la foi dans sa plus grande radicalité: confiance et désir de se rapprocher des Dieux. Engagé en politique, il avait voulu faire d'une pierre deux coups, défendre l'Eglise contre l'hostilité des athées, et lui donner les moyens d'encadrer les populations, de les seconder dans ce triste siècle matérialiste, et sans perspective eschatologique.

C'est au nom du gouvernement zollernois que Lemberg entrait à Canozza. Apprécié par la foule dévote, son cortège diplomatique fut applaudi. Après les formules d'usage et les charges inhérentes à sa fonction publique, Lemnberg put trouver un instant pour se recueillir seul devant la dépouille du Patriarche. Les pèlerins présents purent voir les lèvres d'Alexander bouger dans une requête inaudible. Ceux-ci tendirent l'oreille sans rien entendre. C'était entre lui et les Dieux désormais ...
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Message  Anaztaze V le Ven 18 Juil 2014 - 20:04

On avait vu pareil ferveur à Canozza depuis la mort de Clemenz V le bienfaiteur de la ville. La population s'était amassée pour un dernier hommage au Bienheureux-Père. Etrange moment d'unité que celui-ci grand et petite gens priant de concert la mort d'un père. La dépouille devait rejoindre Zichten Itza pour son inhumation dans la crypte des patriarches. A la vue du train peint en noir qui transportait le corps du patriarche défunt, les paysans s'arrêtaient de travailler, les cavaliers mettaient pied à terre, les hobereaux se découvrait. L'arrivée à Wilhelstaufen en deuil fut remarqué, la ville semblait s'être donné rendez-vous pour entourer de sa présence le Patriarche en son dernier voyage. Le cercueil fut placé sur un immense catafalque drapé de noir aux armes patriarcales encerclé de la tiare et des clés de Bezoar. Là, encadré par des cavaliers à pied, un détachement d'honneur de la Garde Pruzzienne que le Grand-duc avait fait dépêché sous les ordres de Son écuyer, le très athée Feld-Maréchal Comte de Castelmore et par un détachement des Gardes Nobles du Bienheureux-Siège commandé par le comte d'Angmar, tous avaient mis pied à terre, serait conduit en procession jusqu'à Zichten Itza. De jeunes enfants de chœur chantant des cantique, les carzinaux, évêques, prêtres et chapelains de la cours apoztolique et du Zollernberg formaient l'immense cortège d'où se dégageait prières et cantiques. La messe d'enterrement et l'inhumation aurait lieu dans deux jours, le temps pour les Wilhelstaufenois de venir à leur tour se recueillir. Présidée par les carzinaux de Klausbourg et Pikkendorff, la cérémonie se déroulant dans le cadre de la basilique des Dieux fut grave autant que grandiose comme le sont toute les cérémonies zorthodoxes. Le Grand-Duc, le Premier Ministre, le Président du Parlement et le Ministre des Affaires Extérieures constituaient la délégation zollernoise lors de cette évènement qui n'avait hélas rien de micromondiale. Nombreuses étaient les micronations s'étant détournés de la Zorthodoxie. Zules fut transporté dans sa dernière demeure par sa fidèle Garde Zcanthéloise et ses frères Carzinaux ainsi qu'il les nommait sa vie durant. Il reposait maintenant au côté de ses prédécesseurs dans la crypte de Bezoar sous la Basilique des Dieux. Désormais s'ouvrait le temps du conclave qui déboucherait sur l'élection d'un nouveau patriarche.
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