Histoire des Colonies - Les compagnies à Charte et l'Empire des Zindes

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Histoire des Colonies - Les compagnies à Charte et l'Empire des Zindes

Message  Erwin Schlesien le Dim 14 Avr 2013 - 12:18

Histoire des Colonies - Les compagnies à Charte et l'Empire des Zindes

De tout temps les marins zollernois qui partaient pour la saison de pêche au zaumon sur les mers d’Orient ont raconté des légendes sur l’existence de terres inexplorées à l’Est. Malgré ces dires, aucune expédition ne fut tentée avant celle organisée par Karl-Friedrich Schrening von Watersee, commandée par l’Amiral August-Wilhelm von Tirpitz et soutenue par le Grand-Duc Frédéric-Guillaume Ier.

LA PRÉPARATION DE LA MISSION D’EXPLORATION

L’annonce de l’envoi d’une mission d’exploration sur les mers d’Orient fut annoncée par le Grand-Duc Frédéric-guillaume Ier au cours d’une audience solennelle au Palais Cobourg devant la Cour au grand complet. Cette cérémonie fut l’occasion pour le Souverain de remettre à Karl-Friedrich Schrening von Watersee, son ancien ministre des affaires étrangères, les lettres patentes qui concédaient le privilège d’exploration à la toute nouvelle Société Géographique du Zollernberg. En réalité, c’était l’acte officiel, mais la décision fut prise bien plutôt. Effectivement l’idée de partir à la recherche de terres inconnues avait germé alors que le ministre était encore en fonction. Il avait alors sollicité un entretien avec le Grand-Duc pour lui rapporter les rumeurs de plus en plus insistantes sur l’existence d’autres terres. Le monarque s’était monté intéressé par l’exposé du ministre mais avait insisté sur la nécessité de ne pas impliquer l’Etat au-delà des nécessités imposées par les circonstances. Il chargea donc Schrening von Watersee d’étudier la possibilité de créer une compagnie d’exploration maritime. Plusieurs autres entrevues eurent lieues et celui-ci rédigea les statuts pour une société dont le but serait l’organisation et la réalisation d’une mission d’exploration des mers d’Orient. Un émissaire fut envoyé au Patriarche afin qu’il se positionne sur une telle entreprise. Il fut enthousiaste et sur la proposition du ministre, dépêcha l’Archevêque Kerrenstein auprès de la future mission. Le Souverain annonça donc officiellement la création de la Société Géographique du Zollernberg. La composition du capital avait été réglée à l’avance. Les plus grands noms du Zollernberg s’y trouvaient et la famille grand-ducale y figurait en bonne place tout comme Schrening von Watersee. N’étant plus ministre, il fut nommé Directeur de la société.

LE DÉPART

La Société Géographique du Zollernberg reçu donc le privilège d’exploration des zones inconnues des mers d’Orient. Dans les semaines qui suivirent, son Directeur fit armer une escadre d’une quarantaine de navires et obtint du Grand-Duc la mise à disposition de cuirassés de la Flotte afin d’en assurer la protection. Ce fut un officier de la marine du Grand-Duc qui en pris la tête : l’Amiral August-Wilhelm von Tirpitz. Aristocrate, né dans une famille originaire du Wasserland, il avait fait ses classes à l’Académie Royale de Marine de Zozolulu est en était sorti avec le grade de Commandant. Affecté à la défense du Wasserland, il dû évacuer sa position sur ordre de l’Amirauté et ce, alors que les forces Krasslandaises envahissaient la province. Nommé Amiral pour sa bravoure au combat, il fut placé à la tête d’une escadre chargée d’assurer la surveillance de l’embouchure de la Zilversee. Il assura à ce titre la mise en place du blocus de la partie yssoise des Zorcades.

Ainsi, c’est par une après-midi ensoleillée que la flotte d’exploration quitta le port de Zozolulu, en présence de la Cour et de la famille Grand-Ducale. Le Patriarche bénit l’expédition et remis à son Légat, l’Archevêque Kerrenstein, les reliques de Saint-Friedrich, afin que la miséricorde divine apporte ses grâces à l’expédition. Karl-Friedrich Schrening von Watersee salua une dernière fois Frédéric-Guillaume Ier et monta à bord de l’Amiral-Nelzon, le navire commandant l’escadre. Von Tirpitz donna ses ordres et la flotte prit la mer. Le soleil brillait au loin et une colombe salua le départ des navires. La Sainte-Trinité était avec les explorateurs.

LES GRANDES DÉCOUVERTES

La mer était propice à l’expédition et les navires arrivèrent sans encombre à Venys. Malgré des relations plus que tendues entre le Zollernberg et Ys, Schrening von Watersee obtint l’autorisation de mouiller au large du port. Cette escale fut l’occasion pour la flotte de faire des réserves en absynthe. L’escadre resta deux jours au mouillage, puis repris la mer. Aucun autre arrêt n’était prévu. Les explorateurs dépassèrent rapidement la pointe orientale du territoire maurésien, ils étaient maintenant en haute mer. L’Amiral von Tirpitz donna l’ordre d’atteindre la pleine vitesse. La flotte navigua plusieurs jours sans jamais voir autre chose que l’océan à perte de vue. Les hommes commençaient à douter, ils n’y avaient peut-être rien à l’Est. L’Archevêque Kerrenstein prit la décision de célébrer un office pour que la Sainte-Trinité aide l’expédition. Soudain la colombe qui avait assisté à leur départ à Zozolulu refit son apparition. Elle se posa sur le navire amiral. On ne pouvait plus douter, la grâce divine les poussait à continuer. Ils affrontèrent de lourdes tempêtes et résistèrent à des éléments déchaînés. On perdit six navires de faible importance, les fleurons de la flotte avaient tenus bon.

Après des semaines de mer, les vigies hurlèrent toutes à l’unisson, une terre était en vue. Ils longèrent les côtes pendant quelques temps avant d’arriver devant une ville prodigieuse. Il y régnait une intense activité. Elle était dominée par une imposante forteresse. La flotte jeta l’encre et des embarcations furent mises à la mer. Schrening von Watersee, l’Archevêque Kerrenstein et l’Amiral von Tirpitz prirent place à bord. Au fur et à mesure que la délégation s’approchait du port, ils se rendirent compte de l’étendue et de l’importance de la cité. Alors qu’ils accostaient, un homme richement vêtu et fortement escorté vint à leur rencontre. C’était un officier du gouvernement local. La mission fut conduite au Palais. Ils furent reçus par le souverain local, le Rajah Andhra II d’Andzira. L’expédition présenta au monarque les salutations du Grand-Duc Frédéric-Guillaume Ier et des cadeaux. Les présentations faites, la délégation retourna à bord des navires de l’escadre. Au cours d’un conseil d’état-major, Schrening von Watersee, l’Archevêque Kerrenstein, l’Amiral von Tirpitz et ses officiers décidèrent d’obtenir du Rajah qu’il cède des terres en prévision d’une future colonisation. Le lendemain, une entrevue fut sollicitée avec Andhra II et les exigences zollernoise lui furent transmises. Elles furent refusées et il souffleta l’Amiral von Tirpitz. La délégation remonta à bord des Navires amarrés à quelques encablures du port d’Andzira.

L’affront subi par von Tirpitz et le refus du Rajah devait être sanctionné. A l’aube, une mission fut dépêchée auprès du souverain exigeant des excuses et l’ouverture de négociations sur l’ouverture du territoire aux intérêts zollernois. L’ultimatum fut repoussé et les six hommes de la mission décapités. C’en était trop. A midi, la flotte se mit à bombarder Andzira et spécialement le port et la forteresse du Rajah. Après trois jours de pilonnage, un corps expéditionnaire débarqua et prit possession de la ville. Andhra II fut maintenu en résidence surveillée dans son Palais tandis que Schrening von Watersee, l’Archevêque Kerrenstein et l’Amiral von Tirpitz s’installaient dans la résidence du Grand Vizir. Ils imposèrent au Rajah la signature d’un traité ouvrant son territoire aux intérêts zollernois, la cession d’un territoire pour y installer un comptoir et le maintien d’une garnison du Grand-Duché à Andzira. Le souverain accepta également qu’on lui adjoigne un Résident-Général.

La ville fut laissée sous le commandement du Vice-amiral Max von Strecheln, tandis qu’une partie de la flotte repartait explorer les terres inconnues. On alla reconnaître le territoire cédé par le Rajah d’Andzira. Un petit village de pêcheur s’y trouvait. Il se nommait Zingapour. Schrening von Watersee pris possession du lieu et les indigènes furent prestement baptisés et mis au courant de leur nouvelle situation. Il décida de faire de ce petit village la future capitale des implantations zollernoises sur ces terres. A Andzira, les anciens chefs avaient fomenté une révolte, von Strecheln réduisit l’insurrection au canon, faisant de nombreuses victimes et plus de deux mille prisonniers. En accord avec von Tirpitz, Schrening von Watersee décida de rentrer au Zollernberg avant de prendre la moindre décision, l’Archevêque Kerrenstein l’accompagnerait. Il laissa donc à l’Amiral le commandement de l’expédition avec les pleins pouvoirs et rentra au Grand-Duché avec huit navires dont le cuirassier Ludwig-von-Babenberg.

LA CRÉATION DE LA COMPAGNIE DES ZINDES

La petite flotte arriva sans encombre en vue de Zozolulu. Des émissaires avaient déjà été envoyés pour annoncer au Grand-Duc le retour de Schrening von Watersee et de Monseigneur Kerrenstein. Frédéric-Guillaume Ier avait décidé de faire tenir une audience solennelle dans la salle des cérémonies du Palais Cobourg afin que lui et toute la Cour assiste au récit de l’expédition. Il y avait là tout ce que le Zollernberg compte de personnalités et de grands hommes.

Schrening von Watersee raconta à l’assistance ce qu’ils avaient vu en Orient. Ils décrivirent les richesses et les merveilles de ces territoires que l’on nommait Zindes. Des murmures parcouraient sans cesse la salle. L’ancien ministre fut reçu en audience privée par le Grand-Duc le lendemain. La décision avait été prise de créer une nouvelle société avec le privilège exclusif de commerce, d’entretien, et d’extension des comptoirs et colonies. Quelques jours plus tard le Palais fit connaître la création de la Compagnie Royale des Zindes Orientales, qui reprenait de facto tous les biens et privilège de la Société Géographique du Zollernberg avec laquelle elle fusionnait. Le capital, lui, restait inchangé. Karl-Friedrich Schrening von Watersee devint Gouverneur de la compagnie et obtint que le Parlement lui vote une dotation. Il fit armer une flotte marchande et militaire de plus de deux cents navires. La Compagnie des Zindes installa son siège dans l’un des plus beaux palais de Wilhelstaufen, le Palais Zabrücksi. Mais la nouvelle de la préparation d’une offensive contre les installations zollernoises menée par les princes zindiens arriva à la Cour. Le Gouverneur Schrening von Watersee embarqua aussitôt pour les Zindes, accompagné par une centaine de navire de guerre et d’un corps expéditionnaire de cinquante mille hommes, afin de repousser la menace.
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